A Novo-Tikhvine

La divine liturgie ce matin au monastère Novo-Tikhvine de Iekaterinbourg, sublime chant byzantin sur le texte slavon.

5’54 Fils unique et Verbe de Dieu.

7’35 Les béatitudes.

17’10 Trisagion

21’28 Chant de l’épître par une moniale

25’05 Chant de l’évangile

35’42 Hymne des chérubins

50’20 Sanctus

54’10 Hymne à la Mère de Dieu (Dostoïno iest)

1h12’37 Chant de communion (Recevez le Corps du Christ, goûtez à la source immortelle… alléluia.) La communion dure près de vingt minutes, et le chant autant.

1h32’09 Nous avons vu la vraie lumière.

Premier dimanche de l’Avent

Antiphonaire cistercien de l’abbaye de Salzinnes (Namur), 1554.

Le premier répons des matines, premier répons de l’année liturgique, commence par la première lettre de l’alphabet, comme l’introït de la messe, et il est le plus long répons de l’année, avec trois versets au lieu d’un, chaque verset se poursuivant pas l’une des trois formules de la deuxième partie du corps du répons.

Les versets sont repris des psaumes 48, 79, et 23. Le répons ressemble à ce qu’on lit dans le prophète Isaïe, ce qui est logique puisque Isaïe est l’un des trois grands protagonistes de l’Avent, et que l’on vient justement de commencer la lecture de son livre, mais on ne le trouve nulle part tel quel dans Isaïe.

℟. Aspíciens a longe, ecce vídeo Dei poténtiam veniéntem, et nébulam totam terram tegéntem. * Ite obviam ei, et dícite : * Núntia nobis, si tu es ipse, * Qui regnatúrus es in pópulo Israël.
. Quique terrígenæ, et fílii hóminum, simul in unum dives et pauper.
℟. Ite obviam ei, et dícite.
. Qui regis Israël, inténde, qui dedúcis velut ovem Joseph.
℟. Núntia nobis, si tu es ipse.
. Tóllite portas, príncipes, vestras, et elevámini portæ æternáles, et introíbit Rex glóriæ.
℟.Qui regnatúrus es in pópulo Israël.
Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
℟. Aspíciens a longe, ecce video Dei poténtiam veniéntem, et nébulam totam terram tegéntem. * Ite obviam ei, et dícite: * Núntia nobis, si tu es ipse, * Qui regnatúrus es in pópulo Israël.

Guettant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée recouvrant toute la terre. Allez à sa rencontre, et dites : Annonce-nous si c’est bien toi qui vas régner sur le peuple d’Israël.
Vous tous, nés de la terre, et enfants des hommes : ensemble, dans l’unité, le riche et le pauvre. Allez à sa rencontre, et dites.
Pasteur d’Israël, prête l’oreille : toi qui conduis Joseph comme une brebis. Annonce-nous si c’est bien toi.
Levez vos portes, princes : et élevez-vous, portes éternelles : et il fera son entrée. Qui vas régner sur le peuple d’Israël.
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.
Guettant de loin, voici que je vois venir la puissance de Dieu, et une nuée recouvrant toute la terre. Allez à sa rencontre, et dites : Annonce-nous si c’est bien toi qui vas régner sur le peuple d’Israël.

Le voici par les moines de l’abbaye Saint-Benoît du Lac (Québec) :

Saint André

Le doxastikon des vêpres, selon l’ancien chant znamenny, et avec un texte semble-t-il plus ancien que le texte slavon habituel. (Le premier mot est srodenika au lieu de skrovnika, etc.)

Chanté par le hiéromoine Sergueï Chvydkov dans l’église de la Transfiguration du monastère Yakovlev de Rostov la Grande.

L’icône est de Nicolas Emelyanov, le dernier grand représentant de l’école de Moscou avant la révolution bolchevique (qui aimait peindre dans le style du XVIIe siècle).

Honorons par des hymnes le Premier-appelé, le frère de Pierre, le disciple du Christ, preneur de poissons et pêcheur d’hommes, l’apôtre André, car il fit connaître à tous les enseignements de Jésus ; comme on jette un appât aux poissons, il livra son corps aux impies et les captura dans ses filets. Par ses prières, ô Christ notre Dieu, accorde à ton peuple la paix et la grande miséricorde.

Le texte habituel est celui-ci :

Скро́вника Петро́ва и Христо́ва ученика́, ры́бъ лови́теля и ловца́ человѣ́ковъ, въ пѣ́снехъ почти́мъ, Андре́я апо́стола, Іису́совымъ бо уче́ніемъ вся́ наказа́въ догма́ты, и я́ко льще́ніе ры́бамъ пло́ти беззако́ннымъ предаде́ и ты́я улови́. Того́ моли́твами, Христе́, пода́ждь лю́демъ Твои́мъ ми́ръ и ве́лію ми́лость.

De la férie

Mémoire de saint Saturnin. Ce saint Saturnin, qui était de Carthage, fut un martyr romain du temps de Dioclétien. Pourtant c’est d’abord à un autre Saturnin que l’on pense, celui que le parler populaire a appelé saint Sernin, celui de Toulouse. Or le saint Saturnin de Toulouse (qui était grec) a l’antériorité, puisqu’il fut quant à lui victime de la persécution de Dèce, un demi-siècle plus tôt. Curieusement, celui qui était chronologiquement le premier saint Saturnin a fini par établir sa fête le jour où l’on fêtait le second saint Saturnin…

Les deux saints Saturnin occupent plus de la moitié du martyrologe de ce jour :

A Rome, sur la voie Salaria, l’anniversaire des saints martyrs Saturnin, vieillard et Sisinius, diacre, sous l’empereur Maximien. Après qu’ils eurent langui longtemps en prison, le préfet de la ville ordonna qu’ils fussent placés sur le chevalet, et leurs membres disloqués à l’aide de courroies, puis qu’ils fussent meurtris à coups de matraques et de fouets à clous et brûlés en plusieurs parties du corps ; enfin, descendus du chevalet, il leur fit trancher la tête.

A Toulouse saint Saturnin évêque. Au temps de Dèce, il fut arrêté par les païens dans le capitole de cette ville, et précipité du haut des degrés jusqu’en bas : ayant eu ainsi la tête brisée, la cervelle répandue, le corps broyé, il rendit sa digne âme au Christ.