Sainte Elisabeth de Hongrie

Sur sainte Elisabeth de Hongrie, voir ici.

On lit aussi au martyrologe :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam martyr. Quoiqu’ignorant et inculte, il triompha du tyran par la Sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa Foi. En son jour anniversaire saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

Voici la fin de l’homélie de saint Basile le Grand (évêque de Césarée) :

C’était avec ces sentiments que notre saint villageois recevait les coups de fouet que la cruauté d’un tyran multipliait à l’infini. Il s’imaginait que cette grêle de coups était une pluie de roses qu’une main obligeante faisait tomber sur lui : la fureur de ce juge ne lui semblait tout au plus qu’une légère fumée qui se dissipe aussitôt ; les mines menaçantes des bourreaux le faisaient rire; et tout cet appareil de supplices qui environne toujours les tyrans lui paraissait un parterre de toutes sortes de fleurs. Il regardait comme des marques honorables les plaies dont il était couvert, il les recevait avec une joie aussi empressée que si c’eût été des prix. Les épées nues, les haches, les coutelas, tous ces instruments qu’il voyait teints du sang des martyrs ne lui faisaient point de peur : il se plaignait que les mains des bourreaux n’avaient pas plus de force que si elles eussent été de cire. Il embrassa de tout son cœur le chevalet. Quand on le conduisit en prison, il crut qu’on l’avait fait entrer dans une prairie délicieuse. Enfin sa main résista à toute la violence du feu et son invincible patience rendit inutile la dernière machine que ses ennemis avaient dressée contre lui. Car l’ayant mené devant un autel, où on avait allumé du feu pour un sacrifice, ils lui prirent la main et la remplirent d’encens tout brûlant ; et la tenant immédiatement au-dessus du feu, ils espéraient que, ne pouvant en endurer l’ardeur, il retirerait sa main avec précipitation, et laisserait tomber l’encens sur l’autel. Oh ! que les méchants ont de sortes de ruses ! Combien de ressorts ne font-ils point jouer pour venir à leurs fins ! Puisque nous n’avons pu, disent-ils, réduire cet homme à faire ce que vous voulions, quoique tout son corps ne soit qu’une plaie, essayons si le feu le rendra plus traitable : il a démonté toutes nos machines, voyons si sa main sera à l’épreuve des flammes. Misérables, votre espérance sera vaine. Il est vrai que le feu n’épargnera pas sa main, il agira sur elle avec sa violence accoutumée, mais elle le supportera comme la cendre le supporte ; elle le conservera comme la cendre le conserve. Notre intrépide soldat ne tourne point le dos à l’ennemi, il lui tient tête, il le combat de front, et il chante, pour s’animer, ces paroles du Prophète : « Béni soit le Seigneur qui dresse mon bras pour la guerre et forme ma main au combat. » La main de Barlaam et le feu étaient donc les combattants, mais le feu avait tout le désavantage. Voici une nouvelle manière de vaincre. Le feu perce la main du martyr et la pénètre ; et la main demeure étendue, et n’abandonne point le champ de bataille. O main plus opiniâtre que le feu ! ô main que le feu le plus âpre ne peut obliger à se rendre ! O toi, qui de tous les éléments es le moins endurant, toi qui ne trouves jamais de résistance, comment cèdes-tu à la main d’un homme ? Tu fais perdre au fer sa dureté ; l’airain ne peut tenir contre ton activité, les pierres se calcinent, sont réduites en poudre par ta chaleur ; et la main d’un martyr au milieu des flammes te méprise, toi le vainqueur du fer, de l’airain et du marbre. Sans doute il s’écria alors avec David : « Tu m’as pris par la main, Tu m’as conduit selon ta Volonté et Tu m’as fait après entrer dans la gloire. »

Mais comment osé-je entreprendre de parler de ce héros avec une langue qui ne sait que bégayer. Cédons cet honneur à celles qui le peuvent louer dignement. Embouchez la trompette, illustres panégyristes, accourez ici, et publiez les louanges de cet invincible martyr. Venez aussi, peintres éloquents, vous qui donnez l’immortalité à vos figures : représentez-nous notre martyr, employez toute la finesse de votre art à bien marquer surtout cette main brûlée ; finissez cette ébauche que je viens de donner, et rehaussez par l’éclat de vos couleurs le sombre crayon que j’en ai tracé. Que le tableau que vous ferez du combat et de la victoire de notre illustre athlète efface, j’y consens, le peu que j’en ai peint : je ne serai point jaloux de votre gloire, et je vous céderai avec joie celle de savoir mieux peindre que moi.

Dédicace des basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul

L’hymne des vêpres et des matines de la dédicace des églises, par les moines de Saint-Wandrille, traduction Bossuet.

Urbs Jerusalem beata,
Dicta pacis visio,
Quae construitur in caelis
Vivis ex lapidibus,
Et Angelis coronata,
Ut sponsata comite.

Heureuse cité de Jérusalem, dont le nom signifie Vision de la paix, et qui êtes environnée d’anges, comme une épouse des amis de son époux !

Nova veniens e caelo,
Nuptiali thalamo
Praeparata, ut sponsata
Copuletur Domino :
Plateae et muri ejus
Ex auro purissimo.

Elle descend du ciel renouvelée par la grâce, et parée pour être conduite dans sa chambre nuptiale comme la chère épouse de Jésus-Christ. Ses places publiques et ses murailles sont de fin or.

Portae nitent margaritis
Adytis patentibus :
Et virtute meritorum
Illuc introducitur
Omnis qui ob Christi nomen
Hic in mundo premitur.

Ses portes toujours ouvertes brillent de pierreries ; et celui qui souffre en ce monde pour l’amour de Jésus-Christ, y est reçu par la vertu de ses mérites.

Tunsionibus, pressuris
Expoliti lapides,
Suis coaptantur locis
Per manus artificis,
Disponuntur permansuri
Sacris aedificiis.

Les pierres vivantes dont elle est bâtie, sont taillées et polies par les souffrances et les persécutions, et placées chacune en son lieu par les mains de l’architecte, pour demeurer éternellement dans cet édifice sacré.

Gloria et honor Deo
Usquequaque altissimo,
Una Patri, Filioque,
Inclyto Paraclito,
Cui laus est et potestas
Per aeterna saecula. Amen.

Gloire et honneur à jamais au Dieu très-haut, Père, Fils, et Saint-Esprit ; louange et puissance à Dieu dans toute l’éternité. Ainsi soit-il.

26e dimanche après la Pentecôte

« Il leur proposa une autre parabole en disant : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé. » Comme Jésus-Christ leur avait déjà dit que les trois quarts de la semence s’étaient perdus, et que la quatrième partie restante avait encore souffert un grand dommage, ils devaient être portés à s’effrayer et à dire: Qui seront donc ceux qui croiront, et combien y en aura-t-il peu qui seront sauvés ? C’est à cette crainte que Jésus-Christ veut remédier par la parabole du grain de sénevé à l’aide de laquelle il raffermit leur foi et leur fait voir l’Evangile s’étendant sur toute la terre. Il choisit pour cela la comparaison de cette semence qui représente parfaitement cette vérité.

« Elle est la plus petite de toutes les semences ; mais lorsqu’elle a cru elle est plus grande que toutes les autres, et devient un arbre, en sorte que les oiseaux du ciel viennent se reposer sur ses branches. » Cette dernière circonstance est un indice de grandeur. Or, telle sera la prédication de l’Evangile. Et en effet, ceux qui l’ont prêché étaient bien les plus humbles des hommes, mais comme il y avait en eux une grande vertu, leur prédication s’est étendue sur toute la terre.

Après cette parabole, il leur propose celle du levain :

« Le royaume des cieux est semblable au levain qu’une femme prend et met dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée. » Comme ce levain répand sa force invisible dans toute cette pâte, vous de même, mes disciples, vous changerez et vous convertirez le monde entier.

Mais considérez ici la sagesse du Sauveur. Il tire toutes ses comparaisons des choses ordinaires et naturelles, pour marquer que si la nature dans ses ouvrages agit certainement et infailliblement, lui qui est le maître de la nature agira de même.

Et ne dites point : Que pourrons-nous faire n’étant que douze, lorsque nous serons mêlés avec tout un monde ? Car c’est en cela même qu’éclatera votre force, qu’étant mêlés avec le monde, vous vaincrez le monde. Comme le levain ne montre sa force que lorsqu’on l’approche de la pâte, et que non seulement on l’en approche, mais qu’on l’y mêle et qu’on l’y confond, puisque non-seulement cette femme l’y met, mais qu’elle « l’y cache », de même, lorsque vous serez au milieu des peuples et qu’ils vous environneront de toutes parts pour vous perdre, ce sera alors que vous en serez les vainqueurs. Et comme le levain se répand dans toute la pâte sans rien perdre de sa force, mais que peu à peu, il la change toute en lui-même, votre prédication aussi changera tous les peuples et les rendra semblables à vous. Ne craignez donc point tous les maux que je vous prédis. Tous ces obstacles seront votre gloire et vous surmonterez tous vos ennemis.

Ce qui a été une fois pénétré par le levain se change en levain. La prédication est comme une étincelle de feu qui s’attache à un bois sec. Elle l’enflamme premièrement et fait qu’il brûle ensuite le bois le plus vert. Jésus-Christ néanmoins ne se sert pas de cette comparaison du feu, mais de celle du levain, parce que lorsqu’un bois sec est embrasé, sa sécheresse est cause en partie de ce qu’il brûle, au lieu que c’est le levain qui fait tout dans le changement qu’il cause dans la pâte.

Que si douze hommes autrefois ont été le levain qui a changé et sanctifié toute la terre, jugez, mes frères, quelle doit être notre corruption et notre lâcheté, si maintenant que nous sommes un si grand nombre de chrétiens, nous ne pouvons servir de levain pour convertir ce qui reste, nous qui devrions être assez saints pour servir à la conversion de dix mille mondes !

Saint Jean Chrysostome, 46e homélie sur l’évangile de saint Matthieu.

Sainte Gertrude

Elle devait un matin participer aux saints mystères, et repassait en son esprit les divers bienfaits de Dieu à son égard, lorsqu’elle se souvint du passage du livre des Rois : « Quis ego sum aut quae domus patris mei ? Qui suis-je, et qu’est la maison de mon père ? » (I Rois xviii, 18). Ne s’arrêtant pas à méditer ces paroles : « Qu’est la maison de mon père », comme si elles regardaient ces gens qui ont vécu en leur temps, selon l’ordre établi par Dieu, elle se considéra elle-même comme une tendre plante placée à proximité du Cœur divin tout brûlant d’amour, afin d’en recevoir la douce influence. Mais presque toute consumée par suite de ses fautes et de ses négligences, elle était prête à tomber en cendres et ressemblait déjà au petit charbon éteint qui gît sur le sol. Elle invoqua alors Jésus-Christ le Fils de Dieu, médiateur plein de bonté, et le pria de la purifier et de la présenter à Dieu le Père. Le Seigneur parut l’attirer vers lui par l’influence amoureuse de son Cœur transpercé, la laver dans l’eau qui en découlait, et l’arroser du sang précieux et vivifiant de sa blessure sacrée. Cette opération ralluma le petit charbon. Il se changea bientôt en un arbre verdoyant dont les branches se partageaient en trois comme nous le voyons dans la fleur du lis. Le Fils de Dieu prenant cet arbre, le présenta avec joie et révérence à la très sainte Trinité, qui daigna s’incliner avec grande bienveillance : Dieu le Père en vertu de sa toute-puissance attacha sur les rameaux les plus élevés tous les fruits que cette âme eût produits si elle s’était prêtée complètement aux desseins de la divine. Providence. De même le Fils de Dieu et le Saint-Esprit parurent déposer sur les deux autres branches les fruits de la Sagesse et de l’Amour.

Après avoir reçu le corps du Christ, elle vit son âme sous la forme d’un arbre qui aurait sa racine plantée dans la blessure do sacré côté de Notre-Seigneur, et sentit d’une façon admirable que l’arbre puisait en cette plaie bénie une sève merveilleuse, qui de la racine montait dans les branches, les feuilles et les fruits, pour leur communiquer la vertu de la Divinité et de l’Humanité de Jésus-Christ. Ainsi la très sainte vie du Seigneur prenait en cette âme un nouvel éclat, comme l’or parait plus brillant à travers le cristal. La bienheureuse Trinité et tous les saints ressentirent à cette vue une joie merveilleusement douce. Les saints se levèrent pleins de respect, fléchirent les genoux et présentèrent chacun leurs mérites en forme de couronnes qu’ils suspendirent aux rameaux de l’arbre. Ils voulaient par cet hommage glorifier et louer Celui qui daignait resplendir à travers sa créature et procurer ainsi â tous les saints une nouvelle jouissance.

Celle-ci pria ensuite pour tous ceux qui, au ciel, sur la terre et dans le purgatoire auraient reçu quelque profit de ses bonnes œuvres, si elle ne s’était montrée négligente, et demanda qu’ils eussent part aux biens dont son âme venait d’être enrichie par la divine Bonté. Aussitôt ses œuvres, figurées par les fruits de l’arbre, commencèrent à distiller une précieuse liqueur dont une partie se répandit sur les habitants du ciel et augmenta leurs joies ; une autre partie s’écoula dans le purgatoire pour adoucir les peines des âmes souffrantes ; la troisième s’épancha sur la terre et donna aux justes les consolations de la grâce, aux pécheurs les amertumes salutaires de la pénitence.

Le héraut de l’amour divin, III, 18.

Saint Albert le Grand

Tommaso da Modena, 1352, Trévise.

La paix véritable avec Dieu existe lorsque les cinq sens, avec l’usage de tous les membres, et tous les actes intérieurs et extérieurs, sont réglés conformément à l’ordre de la raison ; lorsque, aussi, toutes les pensées, les affections, les vouloirs et les intentions, ainsi que toutes les œuvres extérieures, suivent l’ordination de la raison, et que cette raison se règle elle-même parfaitement selon la volonté de Dieu. Au contraire, chaque fois qu’il se fait quelque chose sans le consentement de la raison disposée comme elle doit l’être, aussitôt la paix de l’âme est troublée.

Il a vraiment la paix avec Dieu, comme le dit la Glose, sur ce mot de l’épître aux Romains, ch. 5, v. 1 : « Justifiés par la foi, ayons la paix avec Dieu » celui qui ne dispute pas contre les commandements de Dieu par les oppositions de sa volonté, celui qui exécute les ordres de son Seigneur et incline son libre arbitre aux préceptes divins. La vraie paix, en réalité, n’est-ce pas de s’entendre avec les bonnes œuvres et de faire la guerre aux vices ?

Celui-là garde la paix avec le prochain, qui, de tous ses efforts, veille à ne troubler personne, à dessein. Que l’on trouble, en effet, quelqu’un délibérément, on ne peut plus être, un instant, sans agitation ; car celui que l’on a troublé se venge si c’est possible ; s’il ne le peut pas, il est plein de dissimulation ; et, pendant ce temps, du trouble que l’on a causé, on porte toujours avec soi l’aiguillon et le remords de la conscience.

Cherchez-vous la paix véritable ? Ne considérez toujours que vous seul, laissez chacun à son jugement personnel ; négligez tous les soucis qui ne durent qu’un temps, et reposez-vous en la seule contemplation de Dieu : là seulement se trouve la vraie paix. Croyez-en le témoignage de saint Augustin : « Vous nous avez faits pour vous, ô Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il se repose en vous. »

Un double avantage doit nous conduire à aimer la paix véritable, à savoir : sa douceur, et le repos de l’esprit, conséquence de la paix ; cette suavité est comme une partie et un commencement de la douceur et du repos éternels. Aimons aussi la paix, parce qu’elle prépare l’éternelle et continuelle habitation de Dieu dans notre âme : Dieu, à cause de sa grande douceur, prend place seulement dans les cœurs tranquilles et il s’y repose. N’a-t-il pas dit lui-même : « Dans la paix je dormirai et me reposerai » (Ps. 4, v. 9). « Sa demeure est dans la paix, affirme de nouveau le Psalmiste (Ps. 75, v. 3). Et l’apôtre saint Paul atteste la même vérité : « Ayez la paix, et le Dieu de paix et d’amour sera avec vous » (II Cor., ch. 13, v. 11).

Nous conserverons la paix véritable, comme le dit saint Jérôme sur l’épître aux Éphésiens, si les uns et les autres nous aimons actuellement ce que nous possédons en propre ; si nous supportons jusqu’à la moisson – elle aura lieu au dernier jour – l’ivraie, les péchés, que nous ne pourrions pas extirper sans dommage pour le bon grain ou avec l’espoir de sauver ceux qu’il faudrait corriger ; si nous avons l’intention d’omettre même des œuvres de perfection celles qu’on peut indifféremment faire ou ne pas faire, et cela pour ne pas scandaliser les faibles.

C’est une preuve de la véritable paix que d’éviter tout lieu, toute personne et action qui causeraient peut-être du trouble. Une autre marque certaine de la paix véritable, c’est de garder ses vœux et les commandements de Dieu, toujours et partout ; le psalmiste ne l’affirme-t-il pas : « Il y a une grande paix pour ceux qui aiment votre loi » (Ps. 118, v. 165). Enfin, un dernier signe d’une paix solide, c’est la soumission en toutes choses de la raison à l’esprit.

Au contraire, il n’a, manifestement, qu’une paix simulée, celui qui ne détruit pas toutes les causes de trouble, et ces causes habituellement, foisonnent toujours, à savoir : la volonté propre, l’indépendance de l’esprit, une conduite qui se fait remarquer, la recherche de ce qui plait ; il en est traité ailleurs. De même, elle n’est pas véritable, la paix que l’on a, grâce à autrui, et non pas vertu personnelle. Ainsi, certains hommes gardent la paix aussi longtemps qu’ils ne sentent aucune contradiction : tout ce qui leur va, ils le trouvent partout. Mais arrive-t-il quelque chose dont ils n’aient pas l’initiative, ou qui leur plaise moins, voilà aussitôt perdue la paix de leur cœur. En vérité, la vertu de paix n’était pas en eux, mais bien plutôt chez les autres qui peuvent enlever, quand ils le veulent, une paix semblable. Aussi, ceux qui désirent la paix véritable ne doivent pas prêter attention aux actions ou aux paroles des autres, ni à leurs éloges ou à leurs dénigrements ; mais que toujours ils pensent à ce qui favorise la paix. De cette manière, la vertu de paix demeurera en eux réellement et à jamais.

Le paradis de l’âme, 13.