Le désastre syrien

Selon un rapport du gouvernement britannique sur « les minorités religieuses (sauf Alaouites) en Syrie, février 2026 » :

Il n’existe pas de données démographiques fiables concernant les chrétiens de Syrie, mais certaines sources fournissent des estimations approximatives allant de 300.000 à 579.000. La population chrétienne a considérablement diminué depuis le début de la guerre civile en raison des migrations, une source estimant qu’elle s’élevait à 2,1 millions de personnes en 2011. Les chrétiens de Syrie appartiennent à diverses confessions, notamment à plusieurs Églises orthodoxes, catholiques et protestantes. Il existe des communautés chrétiennes dans les villes et les zones rurales à travers tout le pays. Selon une source, la majorité des chrétiens de Syrie se trouvent à Damas et dans les environs.

(L’essentiel du rapport est de rappeler que le régime d’Assad était horrible, et d’affirmer que l’actuel régime protège les chrétiens…)

Les funérailles du patriarche de Géorgie

Le président du Parlement géorgien, Shalva Papuashvili, a publié sur X de très belles et impressionnantes images des funérailles du patriarche Elie II (et un très beau texte).

La musique est un Kyrie composé par le patriarche. On l’entend intégralement par exemple ici :

Et voici le message du président du Parlement :

C’est un jour où les mots pèsent lourd. Car ce que nous ressentons dépasse la douleur ordinaire ; ce que nous vivons surpasse le deuil ordinaire. En ces jours, nous restons debout dans un silence rempli de prière.

Notre saint patriarche, Sa Sainteté et Béatitude Elie II, est parti rejoindre le Seigneur, emportant avec lui son labeur et ses œuvres.

Nous, son peuple, son troupeau, ses enfants spirituels, sommes ses œuvres.

Le Seigneur nous l’a envoyé en tant qu’un seul homme, et il repart avec toute une nation – si visible, si unie, si soudée, comme ces jours solennels l’ont révélé.

Nous sommes la génération du Patriarche. Nous sommes les témoins d’un événement unique, où une nation entière est spirituellement unie autour d’une seule personne ; où chaque membre actif du clergé en Géorgie a été ordonné avec sa bénédiction ; où presque tous les chrétiens de Géorgie ont été baptisés avec sa bénédiction. L’état actuel, le caractère et la forme de notre Église vieille de deux mille ans ont été façonnés par lui.

Sa Sainteté et Béatitude est devenue ce lien solide pour notre nation et notre Église qui a relié notre passé au présent, et le présent à l’avenir, en une ère apocalyptique d’athéisme et de nihilisme.

En vérité, nous avons été témoins d’un miracle de Dieu : l’Église géorgienne, ressuscitée de ses cendres et façonnée à nouveau par lui seul, de ses propres mains.

Il a pu accomplir cela parce qu’il comprenait ce qui importait le plus.

Dans le monde d’aujourd’hui, de nombreuses valeurs se disputent la primauté : liberté, égalité, solidarité, justice. Sa Sainteté et Béatitude a donné à chacune sa place, mais nous a enseigné la vérité la plus importante : la liberté, l’égalité et toutes les autres choses perdent leur sens si elles ne sont pas fondées sur la valeur suprême : l’amour.

Nous avions un patriarche d’amour, dont la prédication inlassable l’incarnait. Par sa vie, il est devenu un exemple de la manière dont on peut aimer tout le monde : les siens et les étrangers, les amis et les ennemis, les justes et les pécheurs.

Il a accompli l’impossible : en tant que chrétien, il a accompli la loi du Christ ; en tant que moine, il a tenu ses vœux ; en tant que patriarche, il a porté la croix la plus lourde de sa nation.

Son voyage terrestre a pris fin, mais l’amour demeure : son amour pour nous, que toute la nation lui a rendu ces jours-ci avec gratitude.

Tel était son rêve principal : voir sa nation unie dans l’Église du Christ. Il l’a accompli. Et c’est ainsi qu’il est entré en présence du Seigneur – juste et plein de grâce.

C’est nous, sa génération – ceux qui ont vécu avec lui, l’ont vu, ont ressenti sa grâce et témoignent de sa grandeur.

Mais son histoire ne s’arrête pas là.

Après nous, une fois encore, sa génération poursuivra le chemin – la génération de ses filleuls, de nos enfants, qui portent son nom, sa bénédiction et sa grâce.

C’est ainsi qu’il a jeté un pont à travers le temps et uni notre nation.

« Tu es grand, ô Seigneur, et merveilleuses sont Tes œuvres. »

Que la mémoire de notre Patriarche soit éternelle ! Que ses prières et son intercession protègent toute la Géorgie !

Le pardon de l’abbé Perrot

Le rassemblement annuel en mémoire de l’abbé Perrot, comme tous les lundis de Pâques, aura lieu le 6 avril à Koad Kev en Scrignac. Il est organisé par l’association Hengoun, Feiz ha Breizh.

10h : rassemblement devant la croix du martyre.

11h : messe traditionnelle à la chapelle.

12h30 : repas vendu sur place par des producteurs bretons.

15h30 : vêpres.

Les reliques de l’abbé Perrot seront exposées de façon à pouvoir être honorées.

Youenn Caouissin (fils de Herry Caouissin qui fut notamment secrétaire et bras droit de l’abbé Perrot) dédicacera ses livres sur l’abbé Perrot.

Une claque pour Bartholomée

Les obsèques du catholicos-patriarche Elie II, qui a dirigé l’Eglise orthodoxe de Géorgie pendant près de 50 ans, ont été suivies par une foule gigantesque, comme si toute la Géorgie était là. Et cela fait rêver de voir l’armée faire une haie d’honneur sur tout le parcours, chaque soldat portant le beau drapeau à croix rouge, et le président et le Premier ministre et le gouvernement en bonne place dans la cathédrale… (Un mauvais jour pour Salomé Zourabichvili, qui se prétend toujours présidente, et qui n’était pas invitée…)

Les funérailles étaient présidées par le patriarche de Constantinople Bartholomée. Parmi les nombreuses délégations, il y avait celle de l’Eglise orthodoxe ukrainienne (interdite selon la loi ukrainienne), menée par le métropolite Serge de Ternopil. Il y avait aussi le métropolite Longin, l’un des évêques les plus persécutés en Ukraine. En revanche l’Eglise du pouvoir ukrainien, la seule qui est reconnue par Bartholomée, était absente : elle n’avait pas été invitée par les Géorgiens… (Il y avait aussi une délégation de l’Eglise orthodoxe russe, menée par le métropolite de Minsk – autre message…)

Et un événement diplomatique : la présence de l’ancien ministre russe de la Culture Mikhaïl Chvydkoï, envoyé spécial de Vladimir Poutine venu transmettre les condoléances du président russe au clergé géorgien et au peuple. Or il n’y a officiellement pas de relations diplomatiques entre la Russie et la Géorgie depuis 2008. Mais le chef par intérim de l’Eglise géorgienne et peut-être successeur d’Elie II est le métropolite Moudjiri, dont on dit qu’il « entretient des liens étroits tant avec l’Église russe qu’avec le parti au pouvoir en Géorgie »…

AfD

Après le Bade-Wurtemberg, la Rhénanie-Palatinat. Dans cet autre grand Land de l’ouest, l’AfD a également presque doublé son score, à 19,5%, en troisième position derrière la CDU et le SPD. L’AfD a fait jusqu’à 40% dans certains secteurs, et surtout est le premier parti chez les jeunes.