Le pèlerinage LGBT de Rome

Le jubilé LGBT se poursuit à Rome. Le P. James Martin S.J a publié une photo de la messe célébrée pour son lobby Outreach à l’oratoire Saint François Xavier par le P. Sam Sawyer S.J., rédacteur en chef de la revue America Magazine.

Le directeur exécutif d’Outreach, Michael O’Louglhlin, qui est « marié » à un homme, a publié des images de l’audience générale de mercredi sur la place Saint-Pierre, et du « meeting international » qui s’est tenu à la Curie jésuite, sur le thème : « Ecouter les expériences des catholiques LGBT ».

Le moment principal a été la messe célébrée ce matin en l’église du Jésus, église mère de la Compagnie de Jésus, par Mgr Francesco Savino, évêque de Cassano all’Jonio et vice-président de la conférence épiscopale italienne.

Sur le site de la « Tente de Jonathan » qui organise ce « pèlerinage », on peut lire le témoignage d’une Suédoise venue avec ses deux filles qui se croient des garçons : « Je passerai la Porte Sainte avec mes fils transgenres dans le cœur ». Et aussi ce dessin très significatif de la dictature LGBT (et du détournement blasphématoire du symbole de l’arc-en-ciel), sous le titre : « Quand tu découvres qu’au paradis, les brebis sont toutes arc-en-ciel ».

L’hebdomadaire Famiglia cristiana (qui appartient à la Société Saint-Paul et dont le directeur est un prêtre) participe à la fête, avec notamment un article illustré par cette photo, au-dessus de celle du P. James Martin S.J. qui raconte en détail sa rencontre avec Léon.

Et un article intitulé « L’Eglise montre son visage de mère », avec cette photo où est épinglé : « Pastorale de l’inclusion ».

Zelensky, toujours en russe…

Zelensky a déclaré dans une interview à ABC News (en anglais) :

« Poutine a dit qu’il me rencontrerait si je venais à Moscou. Il peut venir à Kiev. Vous voyez, si une personne ne veut pas me rencontrer pendant la guerre, bien sûr, elle peut suggérer quelque chose qui est inacceptable pour moi ou pour d’autres. C’est compréhensible. Je ne peux pas aller à Moscou alors que mon pays est bombardé, attaqué tous les jours. Je ne peux pas me rendre dans la capitale de ces terroristes. C’est compréhensible. Et il le comprend. J’ai la même proposition, comme je l’ai déjà dit : il devrait venir à Kiev. »

Obligé de faire attention à ce qu’il dit en anglais, Zelensky le russophobe qui se vante d’avoir détruit dix millions de livres en langue russe oublie qu’il a des réflexes de russophone (il a appris l’ukrainien en devenant président), et il dit très clairement Kiev, en russe, et non Kyiv, en ukrainien… Et il le fait deux fois de suite, supprimant toute incertitude…

Mais c’est peut-être une prophétie : quand Poutine viendra à Kiev la ville sera redevenue cette « ville sainte de Russie » que tous les guides vantaient naguère…

Un curieux spécimen

Dans la série les dérangés, voici un beau spécimen : l’archevêque Sviatoslav (dit Svitaslau) Loguine.

L’homme est le chef de l’« Eglise autocéphale biélorusse ». Invité l’autre jour à la télévision ukrainienne, il a raconté qu’il y a un an et demi il a rencontré le patriarche de Constantinople pour discuter de la reconnaissance de l’autocéphalie de son Eglise : « Le patriarche nous a accueillis chaleureusement. Lorsque la question de la future autocéphalie a été soulevée, il a demandé d’attendre, mais de se préparer à une reconnaissance future. »

Il a précisé que la juridiction de l’Église orthodoxe autocéphale biélorussie devra être exclusive sur le territoire de la Biélorussie.

Maintenant, deux choses à savoir :

1. La soi-disant Eglise autocéphale biélorusse n’existe qu’aux Etats-Unis (3 paroisses), au Canada (1), en Australie (3), au Royaume-Uni (1)… Elle a huit prêtres et n’est reconnue par aucune Eglise orthodoxe.

2. Sviatoslav Loguine est né en Ukraine et a été élevé en Ukraine…

Indécent

Le héros du monde libre, le sauveur de l’Occident, ancien acteur russe, ancien comique ukrainien, ancien président de l’Ukraine, actuel génocideur de son peuple, en route vers l’Elysée pour voir son soutien Macron soutenu par 15% des Français : 23 véhicules, 10 motards…

Fumée sacrée

Léon XIV a inauguré aujourd’hui le Village Laudato Si’, conçu par François, « articulé autour de trois principaux axes : l’éducation à l’écologie intégrale, l’économie circulaire, et la durabilité environnementale ». Il a été réalisé par le « centre de formation supérieur Laudato Si’, un organisme scientifique, éducatif et social institué par le Pape François lui-même, pour la formation intégrale de la personne humaine dans le principe de l’encyclique ». Il y a toute une tartine de blabla de ce genre sur Vatican News. Avec des photos dont celle-ci :

On ne nous dit pas ce que c’est, mais il s’agit d’un « cercle de fumée sacrée », spécialité du sculpteur Junkyu Moto (qui fait aussi des « cercles de vent »…).

Il y a aussi une des innombrables « roses des sables » d’Arnaldo Pomodoro. Au milieu de la cour centrale ronde du « village ». Mais il n’y a rien qui soit lié au christianisme.

Le pape arrive à Castel Gandolfo. Défilé de voiturettes. Serrage de paluches. Il va au bassin avec une corbeille et jette quelque chose dans l’eau. Je pensais que c’était du sel bénit ou quelque chose comme ça. Mais non. Il donnait à manger aux poissons…

On repart. Serrage de paluches à n’en plus finir. On lui fait des cadeaux. Plus loin, on lui montre deux chevaux et un veau. Il les caresse. Il bénit une femme. Et on repart en voiturette. On arrive dans des bâtiments neufs, au cœur du projet. C’est laid, froid, anonyme, mais c’est écolo… Serrage de paluches. D’abord des enfants, cette fois. Puis beaucoup de monde, c’est de plus en plus long… C’est l’Eglise qui paye tous ces gens-là ? Il bénit un homme qui lui présente un document de façon véhémente.

Puis on va dehors.

Il ne se passe tellement rien que Vatican News finit par donner des témoignages enregistrés pour dire à quel point cette réalisation est géniale. Conversion écologique, maison commune, inclusion, changement climatique, etc., pas un mot religieux.

Puis on revient au direct. Enfin la cérémonie (plus d’une heure après le début de la retransmission). On chante Laudate, bien sûr. Brève oraison par le pape. On a posé à côté de lui un crucifix et une reproduction de la Vierge de Guadalupe, pour faire chrétien, quand même. Speech par le cardinal Baggio. Lecture de l’évangile (regardez les oiseaux du ciel…). Chant du psaume 18 (les cieux racontent la gloire de Dieu). Sermon du pape sur le soin de la création etc. Petit sermon d’une religieuse sur le soin de la création etc. Notre Père. Aspersion. Bénédiction (pour le soin de la création) en italien. Bénédiction des fidèles. Ave Regina caelorum, avec accompagnement de piano, un Steinway mal accordé… Chant de deux ténors (dont Andrea Bocelli chevrotant) et chœur… Voilà, c’est fini.

Le culte de Pachamama par François, c’était quand même plus spectaculaire…