La psychose russomaniaque

Le port de Rotterdam, le plus grand d’Europe, prend des mesures exceptionnelles pour se… préparer à la guerre, en raison de la « menace russe ».

Le ministère néerlandais de la Défense a exigé que le port réserve régulièrement des quais pour les navires militaires opérant dans le cadre de missions de l’OTAN. Des manœuvres de débarquement sont également programmées.

Même au plus fort de la Guerre froide on n’avait rien vu de tel. Et la situation est tellement alarmante que le port de Rotterdam en oublie sa rivalité avec le port d’Anvers. Face à la menace russe il faut se serrer les coudes. Le directeur général du port de Rotterdam évoque une coopération renforcée avec celui d’Anvers pour accueillir d’éventuels matériels militaires venus du Royaume-Uni, des États-Unis et du Canada.

Il recommande aussi à l’Union européenne de créer des réserves stratégiques, non seulement de pétrole mais aussi de cuivre, de lithium, de graphite et de médicaments, considérant les infrastructures logistiques des ports comme particulièrement adaptées.

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Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius demande de nouveau le rétablissement de la conscription obligatoire, invoquant la nécessité de préparer l’Allemagne à la guerre compte tenu de la menace croissante que représente la Russie…

Sa précédente tentative en 2023 avait échoué, en raison de l’opposition de son propre parti.

La Suède et la Lettonie ont rétabli la conscription obligatoire début 2024.

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La Lituanie et la Finlande vont commencer à produire des mines antipersonnel pour eux-mêmes et pour l’Ukraine.

La Finlande s’est retirée du traité d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel le 7 juillet dernier, le Parlement lituanien a voté cette mesure le 8 mai, elle sera effective en novembre.

« Les mines antipersonnel sont très importantes, surtout compte tenu des tactiques de la Russie. La Russie utilise ses soldats de manière très efficace et avec beaucoup de force. Je pense donc que notre choix est évident. Nous devons nous protéger », dit le ministre lituanien de la Défense, Karolis Aleksa.

La persécution en Ukraine

Le « Service d’État de l’Ukraine pour les questions ethnopolitiques et la liberté de conscience » a publié un communiqué intitulé « Sur la découverte d’indices d’affiliation de la Métropole de Kiev de l’Église orthodoxe ukrainienne (EOU) ».

Sans surprise, la dictature ukrainienne se fonde sur des documents de l’Eglise orthodoxe russe pour déterminer que l’Eglise orthodoxe ukrainienne lui est toujours affiliée… Et en outre se fonde sur des textes canoniques pour conclure à une affiliation pénalement répréhensible…

Ubukraine

Illustration de ce que je disais hier sur la réaction des Ukrainiens au bombardement par les Russes des centres de recrutement militaires, cette déclaration du député Artem Dmitrouk, élu en 2019 avec l’étiquette du parti de Zelensky :

 « Le niveau de haine envers ce régime et, en particulier, envers ses structures répressives est si élevé que les gens se réjouissent de la destruction des TCC, dans l’espoir que cela réduira au moins légèrement la terreur. La chasse à l’homme a commencé, et tous les citoyens ukrainiens vous en remercient ! »

Il ajoute en parlant des agents de recrutement :

« Sur ordre direct de Zelensky, ils kidnappent des personnes de toutes catégories et dans toutes les situations, y compris des personnes handicapées, des prêtres, des pères de familles nombreuses, des tuteurs d’enfants, des personnes s’occupant de malades graves et simplement ceux qui n’ont pas eu le temps de se cacher. Le régime de Zelensky apporte chaque jour le chagrin dans chaque foyer, dans chaque famille. »

Comme on peut s’en douter, Artem Dmitrouk ne vit plus en Ukraine. Il s’est réfugié en Grande-Bretagne l’an dernier après avoir critiqué la loi interdisant l’Eglise orthodoxe ukrainienne dont il est sous-diacre. Le pouvoir ukrainien a demandé plusieurs fois au gouvernement britannique de l’extrader, sans résultat pour le moment.

Sur la bonne voie

Mais la priorité est toujours d’envoyer des milliards à l’Ukraine. Et de multiplier les sanctions boomerangs. Le stupide roquet Barrot a éructé hier cette grotesque insanité :

« En coordination avec les efforts menés par les sénateurs américains, l’Europe s’apprête à prendre, sur des propositions françaises, les sanctions les plus lourdes prises depuis trois ans, qui viennent directement assécher les ressources qui permettent à Vladimir Poutine de poursuivre sa guerre. »… « Nous entendons bien le faire plier. »

On apprend ce matin que le déficit commercial de la France s’est creusé en mai à 7,6 milliards d’euros. « La balance commerciale française s’est dégradée un peu plus chaque mois depuis le début de l’année. »

Et bien sûr l’immigration est toujours une chance pour la France.

Ça va jusque-là

Les particuliers et les entreprises qui demandent à recevoir des aides après une catastrophe doivent s’engager à ne pas boycotter Israël.

C’est ce qu’on voit par exemple sur ce document standard d’une ville du Texas, suite à l’ouragan Harvey.

Dans 21 Etats il existe une clause identique, et ce n’est qu’un exemple de ce que l’Etat d’Israël impose aux Américains, comme le gouvernement l’avait ouvertement déclaré en 2020 :

« Ces dernières années, nous avons promu dans la plupart des États américains des lois qui prévoient des sanctions sévères à l’encontre de toute personne qui tente de boycotter Israël. »

Et si ta maison a été emportée par les flots et que tu n’as plus rien, la sanction est que tu n’auras pas un sou d’aide publique, par décision du gouvernement israélien…