Ubukraine

Maxime Ostapenko, qui a été récemment limogé par le ministère de la Culture d’Ukraine de ses fonctions de « directeur de la réserve de la Laure des Grottes de Kiev », conteste fermement le motif de son licenciement. Selon le ministre, c’est parce qu’il ne s’est pas assez battu contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne, dont les moines se trouvent toujours sur place même s’ils n’ont plus accès aux sanctuaires de la laure supérieure.

Ostapenko considère qu’il a fait en deux ans « plus qu’on a en a fait pendant les trente années précédentes » contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne, et il ajoute que l’essentiel de la Laure ce ne sont pas les moines « moscovites », c’est « l’esprit ukrainien » qui défie Moscou :

« Le narratif impérialiste russe veut que la Laure soit exclusivement un monastère. Et le monde entier vit avec l’idée que la Laure est un monastère de l’Église orthodoxe russe. Depuis deux ans, nous faisons tout pour montrer qu’elle est un centre de la culture ukrainienne et mondiale. Nous voulions révéler l’identité ukrainienne de la Laure. »

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Hier 6 juin, en stricte conformité avec le dernier accord d’Istanbul, la Russie a commencé l’opération humanitaire visant à transférer les corps de plus de 6.000 militaires ukrainiens vers l’Ukraine.

Un convoi transportant le premier lot de 1.212 corps est arrivé au point d’échange dans l’oblast de Briansk à la frontière avec l’Ukraine.

Mais l’équipe de négociation ukrainienne ne s’est pas présentée, « invoquant diverses raisons, dont certaines assez étranges », a déclaré Vladimir Medinski.

Les autorités ukrainiennes restent muettes. Selon certaines informations, les Ukrainiens ne veulent pas des corps parce que leurs morgues sont archi-pleines et qu’ils n’ont pas les moyens de les traiter. Selon certaines autres, le gouvernement ukrainien ne veut pas récupérer les corps de 6.000 officiers parce qu’il ne veut pas donner aux familles la compensation financière prévue, dont le total s’élèverait à des milliards de hryvnias d’un seul coup.

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Ceci est de source russe, et c’est hélas très crédible : tous les jours depuis plus d’un mois maintenant, un groupe de 6 à 12 soldats ukrainiens traverse la frontière de l’oblast de Koursk, et entre dans les premières maisons du village frontière de Tetkino, rue Pristantsionnaïa. Et ils sont aussitôt tués par les soldats russes. Et cela se reproduit tous les jours. Uniquement afin de permettre à Zelensky d’affirmer que l’armée ukrainienne se trouve toujours sur le territoire de Koursk.

La Pentecôte sans évangile ?

On en apprend tous les jours sur les délires de la « réforme liturgique ». Matthew Hazell, le spécialiste en la matière sur le blog New Liturgical Movement, signale sur X que dans le schéma 286, du 6 avril 1968, il était question de supprimer tout évangile de la messe de la Pentecôte. Chacun sait que dans toutes les liturgies eucharistiques chrétiennes sans exception il y a le chant de l’évangile, des « rénovateurs » expliquaient : « De nombreux pasteurs ont demandé que, par exception à la règle générale, la dernière lecture de la messe de ce jour, le point culminant de la liturgie de la parole devrait être la narration pertinente des Actes des apôtres. (…) Il est vrai que cette demande implique une innovation dans la tradition liturgique, mais, dans une perspective pastorale, la question paraît digne d’une grande considération. »

Ce délire ne fut pas immédiatement jeté à la poubelle, on le soumit à discussion et à vote…

Gregory DiPippo, qui reprend cette information sur le blog New Liturgical Movement, commente notamment :

On voit qu’intervient le mot magique « pastoral », qui donne carte blanche pour tout et n’importe quoi dans la liturgie, aussi bizarre que ce puisse être. Et qu’est-ce qui rend une telle idée « pastorale » ? C’est l’hypothèse (omniprésente dans la réforme) que les fidèles sont des imbéciles et que, dans leur stupidité incurable, ils seront désespérément désorientés et passeront complètement à côté du sens de la fête si l’événement principal de la journée liturgique n’est pas présenté comme « le point culminant de la liturgie de la Parole ».

La suppression de l’évangile de la messe de la Pentecôte n’est pas passée, mais ils ont bel et bien supprimé l’octave, et, dit Gregory DiPippo : « En quoi sommes-nous mieux lotis en ayant réduit la célébration d’un si grand mystère à une seule journée ? »

La Hongrie contre la « fierté » LGBT

Ce jour s’ouvre dans la capitale hongroise la Fête des fiertés de Budapest, qui doit culminer le 28 juin par la marche du même nom, le tout étant prou et subventionné par le maire fanatiquement pro-LGBT de Budapest.

Le gouvernement a salué l’événement à sa manière en prenant hier soir un décret par lequel il est interdit de déployer « les symboles faisant référence ou promouvant différentes orientations sexuelles et de genre » sur les bâtiments liés au gouvernement ou à la Banque centrale.

Un décret symbolique, reconnaît le bureau du Premier ministre, puisque, évidemment, aucun bâtiment du gouvernement Orban n’arbore le drapeau LGBT, mais il « vient confirmer la pleine détermination du gouvernement à lutter contre la propagande LGBT+ destinée aux enfants, que ce soit dans les crèches, les écoles, les médias ou les espaces publics ». Un rappel en passant que si la gay pride n’est pas formellement interdite, elle l’est de facto par le fait qu’elle fait de la propagande LGBT dans la rue, donc devant des enfants.

En attendant, la façade de la mairie de Budapest, qui n’est pas visée par le décret, est ornée comme chaque année d’une grand drapeau LGBT.

A Bruxelles on s’agite beaucoup pour savoir si des commissaires européens doivent venir participer à cette marche, ou la Commission en tant que telle.

Hier, l’avocate générale auprès de la Cour de la justice de l’UE, donnant son avis sur la procédure en cours contre la Hongrie, a déclaré que la loi anti-LGBT « viole le droit de l’Union européenne ».

Réaction de Viktor Orban : « Cette opinion juridique de la Cour de Justice de l’UE contre la Hongrie est honteuse. Il semble que la liberté de diffuser de la propagande sexuelle soit plus importante pour les Bruxellois que la protection des droits des enfants. C’est de la folie ! »

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D’autre part, Viktor Orban a reçu ostensiblement hier Milorad Dodik, le président de la République serbe de Bosnie, sous le coup d’un mandat d’arrêt euro-bosniaque, et qui était le 9 mai à Moscou.

Zelensky, à Dubaï aussi

La chaîne saoudienne Al-Arabiya a produit un document immobilier montrant que Zelensky a acheté le 16 septembre dernier, au nom de sa mère Rimma, le jour du 74e anniversaire de celle-ci, domiciliée à Kryvyï Rih, un appartement de 610 m2 au 11e étage de la plus haute tour du monde, Bourj Khalifa, à Dubaï. Un appartement faisant partie des résidences entièrement aménagées par Giorgio Armani. Coût de la transaction : 3,2 millions de dollars.

Selon Forbes, la fortune traçable du « serviteur du peuple », quand il est devenu président de l’Ukraine, était, compte non tenu des fonds placés dans des paradis fiscaux et dont les Pandora Papers ont prouvé l’existence (et de ceux qui sont au nom de sa femme), d’un peu moins de 30 millions de dollars. Mais depuis lors beaucoup de millions de dollars sont arrivés entre les mains de Zelensky et de ses amis. Selon Al-Arabiya, plusieurs proches du dictateur ukrainien ont récemment acquis des biens dans cette région.