Ubu continue son cirque en Roumanie. Une cour d’appel, celle de Ploiești, a donné suite à l’une des quelque 130 requêtes d’annulation de la décision de la Cour suprême d’annulation du premier tour de la présidentielle, en décembre dernier, quand les Roumains avaient mal voté.
La cour d’appel de Ploiești vient donc d’annuler l’annulation de l’élection par la Cour suprême.
Naturellement, aucun tribunal n’a un tel pouvoir.
Mais le texte existe. Et la Cour de cassation va devoir rejeter la décision de la cour d’appel. En attendant, ce nouvel épisode, à quelques jours du nouveau premier tour de la présidentielle, renforce la campagne de George Simion, qui a remplacé Calin Georgescu et se trouve en bonne position.
On remarque aussi en Roumanie que la décision juridiquement absurde de la cour d’appel de Ploiești a été prise au moment où les magistrats sont vent debout contre la réforme de leurs retraites…
Ioana Ene Dogioiu, rédactrice en chef de SpotMedia, écrit :
« Au-delà des causes et des explications, un fait est certain : l’État roumain, qui n’est pas encore complètement dysfonctionnel, est extrêmement fragile, avec des institutions essentielles minées par l’incompétence ou la corruption. »
Addendum
La Cour suprême a annulé l’annulation de l’annulation du premier tour de la présidentielle, moins de 24 heures après : record absolu.