Un russophobe pathologique

Jean-François Colosimo est le directeur (orthodoxe) des éditions (dominicaines) du Cerf. Il sévit à l’occasion sur l’une de nos principales chaînes de désinformation : LCI. Quand c’est pour parler du pape, il est « théologien ». Quand c’est pour parler de la la Russie, il est « historien ». On connaît depuis longtemps sa russophobie aiguë, mais là il vient de se surpasser, en expliquant ce qu’il faudra faire quand on se sera enfin débarrassé de Poutine :

« Il faudra réparer les Russes, quasiment, je dirai, ouvrir la tête de chacun, de chacune d’entre eux, pour aller farfouiller dans ces cerveaux et les remettre en ordre. »

Voilà où en sont les donneurs de leçons de liberté et de démocratie.

Vatican mondain

Zelensky n’est plus président de l’Ukraine depuis un an, selon la Constitution du pays, mais il est toujours reçu comme un des maîtres du monde, voire comme le « leader du monde libre ». Il en est ainsi même au Vatican, au point de violer ce qui fut le vénérable protocole diplomatique du Saint-Siège.

On sait que jusqu’à François la langue diplomatique du Saint-Siège était le français. François a mis la langue française aussi à la poubelle. Toutefois il a oublié de changer le protocole. Ainsi, quand il y a une grande cérémonie avec des dirigeants du monde entier, ceux-ci sont placés dans l’ordre alphabétique des pays selon leurs noms français. Sur la photo on reconnaît immédiatement Donald Trump : Etats-Unis d’Amérique. A sa droite le président d’Estonie (qui cache le roi d’Espagne). Puis les représentants de la France, du Gabon, de la Géorgie, de la Hongrie, de l’Inde.

Mais Zelensky, Ukraine, se trouvait entre les représentants de l’Inde et de l’Irlande…

Interrogé sur cette anomalie, le porte-parole du Saint-Siège Matteo Bruni a répondu : « Je crois qu’ils ont attribué une place vacante. » Sic.

C’est que si l’Ukraine avait été à sa place Zelensky aurait été au deuxième, voire au troisième rang, ce qui ne sied pas au « leader du monde libre ».

La fausse humilité jusque dans la mort

Lu sur Rorate Caeli

Le prix de l’humilité : la destruction d’une porte importante
datant du début du XVIIe siècle à Sainte-Marie-Majeure

Il faut beaucoup de destruction pour cadrer avec l’humilité. L’humilité performative, bien sûr.

Alors qu’il y a tant de cryptes et d’endroits modestes où être enterré à Rome, le pape le plus humble qui ait jamais existé, peut-être l’un des hommes les plus humbles qui aient jamais foulé cette terre, a fait détruire une porte importante et magnifique, avec toutes les pierres précieuses incrustées, afin d’y installer son humble tombeau gigantesque.

Le magnifique passage en matériaux anciens, datant du pontificat de Paul V Borghese (1605-1621) – grand mécène de la beauté qui, entre autres œuvres, a apporté la touche finale à la basilique Saint-Pierre – a été remplacé par une boîte ayant tout le charme des toilettes d’un aéroport moderne.

Quoi qu’il en soit, la fausse humilité a un prix. Elle est très, très coûteuse et destructrice.

L’aventure de Koursk, c’est fini

Dmitri Peskov a annoncé que le dernier village encore occupé par les soldats ukrainiens dans la région de Koursk, Gornal, a été libéré.

Le général Gerasimov a fait ouvertement mention de soldats de Corée du Nord qui se sont « battus côte à côte avec les soldats russes pour repousser l’incursion ukrainienne ».

Selon lui l’armée ukrainienne a perdu plus de 76.000 soldats (morts ou blessés) dans l’aventure, et plus de 7.700 systèmes d’armement.

L’armée russe ayant profité de la retraite ukrainienne pour passer la frontière, elle contrôle désormais une « zone de sécurité » de quelque 90 km2 dans l’oblast de Soumy.

Zelensky entendait se servir de ses conquêtes dans l’oblast de Koursk comme monnaie d’échange, c’est le contraire qui se passe…

Rappel.

Zelensky à Ramstein le 9 janvier dernier :

« L’opération de Koursk est devenue l’une des plus grandes victoires de toute la guerre. »

Il y a 80 ans

Le 26 avril 1945, le journal ukrainien Trident titrait :

La victoire sera remportée
Le Dr Goebbels à propos de la situation actuelle

C’était quatre jours avant le suicide d’Hitler.

Une semaine plus tôt, le 19 avril, le même journal avait titré :

A l’heure actuelle, le génie d’A. Hitler emportera la décision
Les peuples d’Europe regardent le Führer avec confiance.

Les dirigeants ukrainiens d’aujourd’hui sont ouvertement des dévots des dirigeants nazis ukrainiens de 1945, dont ils ont adopté le salut officiel établi sous la houlette du IIIe Reich en avril 1941 à Cracovie : « Gloire à l’Ukraine, gloire aux héros ». Et la plus grande avenue de Kiev porte le nom de Bandera depuis 2022.

On se demande ce que vont célébrer les membres des gouvernements qui se rendent à Kiev le 9 mai…