La persécution en Ukraine

Quelque 14 journalistes orthodoxes sont sous le coup de poursuites du SBU. Quatre d’entre eux viennent d’être inculpés. Ils sont accusés « d’avoir créé et dirigé une organisation criminelle, d’avoir violé l’égalité des citoyens sur la base de leurs croyances religieuses, de trahison envers l’État et d’avoir justifié l’agression armée de la Russie ». Il s’agit du directeur, du rédacteur en chef, de l’organisateur et d’un journaliste de la chaîne « Premier Cosaque ».

Les dix autres sont des journalistes de l’Union des journalistes orthodoxes ukrainiens. Les deux organes sont accusés de « diffuser la rhétorique pro-russe de l’Église orthodoxe ukrainienne » et de « critiquer les dirigeants militaires et politiques de l’Ukraine ».

Six journalistes de cette Union sont déjà en prison depuis mars 2024.

Leur seul crime est en fait de donner des informations fiables au jour le jour sur la persécution de l’Eglise orthodoxe ukrainienne.

Les deux médias ont vu leur hébergement bloqué en Ukraine par le Service national des communications spéciales et de la protection de l’information. Le ministère ukrainien de la Transformation numérique cherche également à les interdire au niveau international sur les réseaux sociaux, notamment YouTube et Telegram.

Verboten !

Le 12 septembre, la mission diplomatique russe en Estonie a publié sur son site qu’entre le 15 septembre et le 15 janvier prochain elle prendra les inscriptions pour un enseignement gratuit dans les universités russes pour l’année académique 2026-2027.

Le ministère des Affaires étrangères d’Estonie vient de fulminer une note à destination de l’ambassade de Russie à Tallinn, rappelant que l’Estonie « a mis en place une mesure interdisant aux jeunes Estoniens de participer à des événements organisés en Russie ou en Biélorussie et associés aux autorités de ces États », ainsi qu’une interdiction de « faciliter délibérément une telle participation ».

Les jeunes russophones de Narva (et ils sont tous russophones) ne peuvent donc pas bénéficier de cette offre, alors que les prestigieuses universités de Saint-Pétersbourg sont nettement plus proches que Tallinn…

Revoilà le 19e paquet…

Le commissaire européen à l’Économie et à la Productivité, Valdis Dombrovskis, a annoncé que la Commission européenne a proposé ce jour un 19e paquet de sanctions contre la Russie.

« La proposition de la Commission pour ce 19e paquet de sanctions vise à affaiblir davantage l’économie de guerre russe, déjà fortement fragilisée », a-t-il sans rire.

Puis Ursule a détaillé les nouvelles mesures:

La Commission a proposé une interdiction totale des transactions avec les banques russes, y compris celles opérant dans des pays tiers. La proposition inclut également une interdiction des investissements dans les zones économiques spéciales russes liées à la guerre et une prohibition complète des importations de GNL russe d’ici janvier 2027.

Les sanctions énergétiques comprendraient la levée des exemptions sur Rosneft et Gazprom Neft, élargissant ainsi la portée des restrictions.

En outre, l’UE prévoit d’étendre les sanctions à la flotte fantôme russe et propose des sanctions contre les individus impliqués dans l’enlèvement et l’endoctrinement d’enfants ukrainiens.

La dictature idéologique des universités américaines

Lu sur Life Site News :

Près de 90 % des étudiants participant à une étude récente ont déclaré feindre d’adhérer aux opinions de gauche afin de réussir sur le plan universitaire et social, ce qui constitue l’un des exemples les plus frappants à ce jour du parti pris du monde universitaire moderne.

Dans un article publié dans The Hill, les chercheurs en psychologie clinique Kevin Waldman et Forest Romm de l’université Northwestern détaillent les conclusions de 1 452 entretiens confidentiels menés sur deux ans auprès d’étudiants de premier cycle de Northwestern et de l’université du Michigan, explorant le thème « Qu’advient-il de la formation de l’identité lorsque les convictions sont remplacées par l’adhésion à l’orthodoxie ? ».

« Nous avons demandé : avez-vous déjà prétendu avoir des opinions plus progressistes que celles que vous défendez réellement afin de réussir sur le plan social ou universitaire ? Un pourcentage stupéfiant de 88 % a répondu oui », ont-ils écrit. « Ces étudiants n’étaient pas cyniques, mais s’adaptaient. Dans un environnement universitaire où les notes, le leadership et l’appartenance à un groupe dépendent souvent de la maîtrise de la moralité performative, les jeunes adultes apprennent rapidement à répéter ce qui est sans risque. »

« 78 % des étudiants nous ont dit qu’ils s’autocensuraient sur leurs convictions concernant l’identité de genre, 72 % sur la politique et 68 % sur les valeurs familiales », ont-ils poursuivi. « Plus de 80 % ont déclaré avoir rendu des travaux scolaires qui ne reflétaient pas leurs opinions afin de s’aligner sur celles de leurs professeurs (…) 77 % ont déclaré être en désaccord avec l’idée que l’identité de genre devrait primer sur le sexe biologique dans des domaines tels que le sport, les soins de santé ou les données publiques, mais n’oseraient jamais exprimer ce désaccord à voix haute. 38 % se sont décrits comme “moralement confus”, ne sachant pas si l’honnêteté est toujours éthique si elle implique l’exclusion. »

Walman et Romm ont notamment constaté que l’habitude de cacher ses véritables opinions afin de se conformer était si profondément ancrée que beaucoup le font désormais également en dehors du milieu universitaire : « 73 % des étudiants ont déclaré se méfier des conversations sur ces valeurs avec leurs amis proches. Près de la moitié ont déclaré qu’ils cachaient systématiquement leurs convictions dans leurs relations intimes par crainte de répercussions idéologiques. Il ne s’agit pas simplement de pression exercée par les pairs, mais d’une régulation de l’identité à grande échelle, qui est en train de s’institutionnaliser. »

La russophobie estonienne

Alors qu’à l’ouverture de la session parlementaire le président estonien avait une fois de plus critiqué le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe estonienne, le Parlement l’a votée une troisième fois, par 63 voix contre 15 et 9 abstentions (et 14 absents).

Après ses deux vetos, le président n’a plus d’autre solution que de la promulguer, ou de saisir la Cour suprême pour qu’il la déclare contraire à la Constitution. Il est vraisemblable qu’il choisisse la seconde option, puisqu’il a dit lui-même que cette loi viole la Constitution.