Mais si, ils osent

Depuis deux jours les gazettes évoquent un « rapport de l’université Yale » sur les dizaines de milliers d’enfants ukrainiens « volés » par les Russes et « rééduqués », « russifiés », « militarisés », dans au moins 210 sites à travers la Russie.

Le « rapport » est ici. Il fait… 20 pages, y compris les cartes, le bla-bla de la « méthodologie », et de nombreuses et fastidieuses répétitions.

Mais surtout il est hallucinant. Quand j’ai publié des vidéos de Marioupol d’enfants qui entraient dans des autocars pour aller dans des camps de vacances, je disais pour rire que voilà encore des enfants enlevés par les Russes. Mais le rapport « scientifique » de Yale considère effectivement qu’il s’agit d’enlèvements. Même si on les voit quitter leurs familles et les retrouver deux semaines plus tard.

D’ailleurs, le premier site de la liste des goulags pour enfants ukrainiens est le magnifique camp de vacances Artek en Crimée. Les « scientifiques » de Yale ne l’ont pas inventé : les Etats-Unis avaient annoncé en août 2023 de nouvelles sanctions contre la Russie en raison de la déportation d’enfants ukrainiens au camp Artek. Et Yale a mis dans sa liste tous les camps de vacances… Et les enfants de Marioupol, de Donetsk et de Lougansk qui vont en vacances sont tous considérés comme des Ukrainiens enlevés par les Russes… De fait ce sont des milliers…

En bref, Poutine est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale d’abord parce que les enfants du Donbass vont en colonie de vacances…

Et il y a autre chose à quoi je n’avais pas pensé : l’école navale de Marioupol, l’une des constructions majeures de la nouvelle ville, est un des plus grands centres de détention, de russification et de militarisation d’enfants ukrainiens… Ils seraient bien étonnés de l’apprendre, ces cadets qui entrent et sortent librement de ce complexe d’enseignement d’excellence, prennent le tramway ou le bus et rentrent chez leurs parents l’air manifestement épanoui comme le montrent de nombreuses vidéos.

Ces bons migrants

Lu sur Fdesouche, d’après le Dauphiné Libéré :

La police espagnole a annoncé mercredi l’arrestation de 19 personnes, accusées de meurtres et de tortures à bord d’un bateau de migrants ayant quitté le Sénégal pour rejoindre les îles Canaries. Le 24 août, l’embarcation avait été secourue au large de Grande Canarie avec 248 survivants, alors qu’elle comptait environ 300 passagers au départ. Selon les autorités, au moins 50 personnes auraient disparu en mer, certaines étant jetées vivantes par-dessus bord pendant les 11 jours de traversée.

Les témoignages recueillis indiquent que plusieurs suspects agissaient comme capitaines, frappant et maltraitant des dizaines de passagers. Certains meurtres auraient été liés à des accusations de « sorcellerie » visant des migrants rendus responsables de pannes de moteur, de pénuries ou de tempêtes. D’autres victimes auraient été tuées pour avoir protesté contre les conditions de voyage.

Satanique Ukraine

Je ne pouvais pas y croire. Mais j’ai vérifié. Il s’agit bel et bien de la couverture du numéro de septembre 2025 du magazine ukrainien NV, « The New Voice of Ukraine » (oui, en anglais, alors que le magazine est entièrement en ukrainien).

Ce magazine n’est pas du tout satirique, il se veut très sérieux, et très sérieusement propagandiste de la clique qui dirige l’Ukraine.

On voit Zelensky en saint, entouré de ses proches (semble-t-il Podolyak et Yermak, mais les photos sont retouchées).

Mais le titre est :

« La suprême Trinité »

Zelensky n’est pas seulement saint. Il est Dieu le Père.

A l’intérieur :

Sommaire du numéro:

Ceux qu’écoute Zelensky : comment sont prises les décisions à la présidence.

100 personnalités culturelles : les visages de la culture ukrainienne pendant la guerre.

Prévisions d’experts : que deviendra l’Ukraine d’ici fin 2025 ?

Miracle économique : comment la Pologne y est parvenue.

Armurier asiatique : pourquoi le monde entier achète des armes sud-coréennes.

Chroniques des auteurs : John Herbst, Igor Obolensky, Yaroslav Hrytsak, Thomas Friedman et Kateryna Holzberg.

Liberté d’expression

Dix Français ont été condamnés à des amendes de 3.000 € (dont du sursis pour 8 d’entre eux) pour avoir écrit ce que des millions de Français ont pensé de la « performance » d’Aya Nakamura à l’ouverture des JO.

Toutefois, pourchassés par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (rien de moins), et un procureur qui demandait des peines de prison, ils ont été seulement condamnés pour « injure aggravée » et non pour « provocation à la haine ».

J’ai beau relire les propos sanctionnés, je ne vois pas l’injure, mais une réelle argumentation. Il faut savoir cependant que c’est aujourd’hui interdit en France.

Chrystia Freeland va s’occuper de l’Ukraine

De Maria Zakharova :

Dans le panoptique politique canadien, le gouvernement réalise des acrobaties qui rendraient jaloux même le Cirque du Soleil ! Chrystia Freeland, célèbre russophobe et petite-fille du collaborateur nazi Mykhailo Khomiak, supervisera désormais le « vecteur ukrainien » en tant qu’envoyée spéciale. Et pourquoi pas ! En tant que vice-Première ministre et ministre des Finances du Canada, elle a démissionné le jour même où elle devait présenter le nouveau budget du pays, en plein milieu d’un déficit de plusieurs milliards de dollars. Elle n’a pas non plus réussi à trouver sa place dans le gouvernement de Mark Carney en tant que ministre des Transports, et elle a donc également fui ce navire en perdition. Avec de tels « envoyés spéciaux » ayant des racines familiales banderistes-OUN, rien de bon ne peut en sortir. Il est clair qu’avec sa participation active à ce dossier, la crise de « l’Ukraine indépendante » ne peut que s’aggraver.

Le Devoir racontait hier :

Chrystia Freeland a quitté mardi matin son poste de ministre des Transports et du Commerce intérieur du Canada, sans le dire aux journalistes qui la bombardaient de questions au sortir d’une réunion avec le premier ministre Mark Carney.

Elle a annoncé sur ses réseaux sociaux quelques minutes plus tard que « le moment est venu pour [elle] de céder sa place à d’autres et de [se] lancer vers de nouveaux défis ».

Ces « nouveaux défis » consistent en un poste, aux responsabilités vagues, de « représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l’Ukraine ».

(…)

Mme Freeland est sortie en trombe de la salle de réunion du cabinet sur l’heure du midi, mardi, tout sourire et accompagnée du premier ministre, qui gesticulait comme s’il racontait une blague. Ils sont passés juste devant les représentants des médias, massés dans un couloir de l’édifice de l’Ouest du Parlement. Ils n’ont répondu à aucune question.

Le premier ministre a attendu le début de l’après-midi pour confirmer que l’ex-vice-première ministre deviendrait sa représentante spéciale pour la reconstruction de l’Ukraine. Ce poste doit la conduire à travailler avec des leaders ukrainiens et la communauté ukrainienne du Canada, dont elle fait partie.

Chrystia Freeland tenant la banderole « Gloire à l’Ukraine » aux couleurs du drapeau de Bandera (le slogan complet était « Slava Hitlerovi, Slava Ukraini ») lors d’une manifestation pour l’Ukraine.