Grok et les trois jours

Un grand argument de la propagande ukrainienne est que Poutine avait affirmé qu’il prendrait l’Ukraine en trois jours. Or même Grok (l’intelligence artificielle d’Elon Musk, qui agrège donc toutes les données sur la question), dit que ce n’est pas vrai :

Il n’y a aucune preuve que Poutine ait déclaré publiquement que la guerre en Ukraine durerait trois jours. Cela semble être un narratif occidental, probablement issu des services de renseignement américains évaluant les attentes de la Russie, et non une citation directe.

Les médias russes le nient, et les discours de Poutine, comme celui du 24 février 2022, ne comportent aucun calendrier.

Le génocide letton

Le gouvernement de Lettonie organise le 25 mars une cérémonie avec dépôt de gerbes devant le Mémorial aux victimes de l’occupation soviétique à Riga, en souvenir du « génocide communiste de 1949 ».

Certes, les Lettons, comme les autres peuples de l’URSS, ont tragiquement souffert du régime communiste. Mais appeler « génocide » la déportation de 42.000 personnes dans diverses villes russes, à une époque où des millions de personnes étaient déplacées en Europe, ce n’est pas sérieux. D’autant que le vrai génocide letton s’accomplit depuis l’indépendance : la population, qui était montée jusqu’à 2,7 millions d’habitants en 1990, n’a cessé de décroître depuis lors, jusqu’à 1,8 million en 2024.

Le taux de croissance de la population est un taux de décroissance sévère depuis l’indépendance, qui s’est un peu relevé mais reste à -1,8% en 2023 et 2024.

Le taux de fécondité, qui avait chuté après l’indépendance, s’est un peu relevé mais ne dépasse pas 1,3 enfant par femme.

Depuis 2020 il y a au moins deux fois plus de décès que de naissances.

Cela explique sans doute en partie l’agressivité pathologique des gouvernants lettons (dont un est maintenant à la tête de la « diplomatie européenne »), qui voient leur pays disparaître peu à peu. D’autant que lorsqu’on parle des « Lettons » on comprend tous les habitants du pays, donc aussi tous les Russes et descendants de Russes qui y vivent…

Les « personnes ayant des seins »

Ambulance Saint-Jean (dont l’origine vient de l’ordre hospitalier de saint Jean de Jérusalem via sa branche anglicane) est une importante organisation de premiers secours au Royaume-Uni et dans les pays du Commonwealth (200.000 bénévoles en tout).

Au début du mois, elle a publié un nouveau guide de réanimation pulmonaire, où l’on lisait d’emblée : « Comment pratiquer la RCP et utiliser un défibrillateur sur une personne ayant des seins. » Car on ne doit pas employer le mot « femme », puisqu’on ne sait pas a priori quelle est l’identité de genre de la personne.

Le texte poursuivait : « Les personnes ayant des seins sont statistiquement moins susceptibles de recevoir une RCP de la part de témoins que les hommes… Changeons cela. »

Puis il était précisé que le soignant doit enlever « les soutien-gorge, les bandages ou vêtements contraignants que la personne porte », en faisant référence au bandeau pectoral par lequel la femme qui se prétend homme cache ses seins.

Le texte a subi tellement de moqueries, et de condamnations sérieuses pour non-respect des femmes, qu’il a été modifié, mais en gardant soigneusement l’option « transgenre » : « Comment pratiquer la RCP et utiliser un défibrillateur sur des femmes et d’autres personnes ayant des seins ».

En réalité, Ambulance Saint-Jean ne fait que suivre l’exemple gouvernemental. Les sites officiels, complètement soumis à l’idéologie LGBT, ne s’expriment pas autrement. Par exemple, un document du gouvernement gallois sur la « Fierté menstruelle » (sic) dit que « les menstruations ont de nombreuses répercussions sur les femmes, les filles et les personnes qui ont leurs règles ». Il explique : « Toutes les personnes qui sont assignées femmes à la naissance ou qui s’identifient comme femmes n’ont pas leurs règles. À l’inverse, certaines personnes qui s’identifient à un autre genre que celui de femme, comme les hommes trans, les personnes intersexuées et non binaires, ont leurs règles. »

Le délire est officiel.

La dictature covidienne canadienne

Le Democracy Fund est une organisation canadienne de défense des libertés civiles qui vient en aide sur le plan juridique et judiciaire aux personnes persécutées. Le 3 mars dernier il a fait acquitter un jeune accusé de « crime de haine transphobe ».

Il a déjà obtenu l’annulation d’une centaine de contraventions visant des Amish pour violation des règles du confinement. Mais le 17 mars un tribunal de l’Ontario a refusé de rouvrir le dossier d’un groupe de plusieurs familles d’Amish, confrontées à une amende totale de près de 20.000$.

Ces Amish ont été condamnés pour ne pas avoir utilisé l’application ArriveCan pour leurs déplacements pendant le confinement. L’application était disponible sur smartphone, et son utilisation obligatoire pour tout déplacement. Mais les Amish qui n’ont même pas l’électricité n’ont évidemment pas de smartphone.

Pendant ce temps-là, le gouvernement woke et la classe politico-médiatique dégouline de baratin sur le « respect des minorités », l’« empathie », etc.

Vendredi de la deuxième semaine de carême

Quatre semaines avant la Passion, voici la première messe de la Passion, en prophétie et en parabole.

La prophétie est celle de Joseph, le fils bien-aimé de Jacob. Dans deux songes imagés, il voit ses frères se prosterner devant lui. Envoyé par son père auprès de ses frères, ceux-ci décident de le tuer. Dans la suite de l’histoire, qui ne fait pas partie des textes de la messe, Joseph n’est finalement pas tué mais vendu pour vingt pièces d’argent. Et il finira par sauver ses frères menacés par la famine.

L’évangile est la parabole des vignerons homicides. Elle était d’autant plus transparente pour les juifs qu’elle reprenait un passage d’Isaïe :

« Mon bien-aimé avait une vigne sur une colline fertile. Il l’entoura d’une haie, il en ôta les pierres, et y mit un plant excellent; il bâtit une tour au milieu, et il y construisit un pressoir; et il attendit qu’elle produisît de bons raisins, et elle en a produit de sauvages. Maintenant donc, habitants de Jérusalem et hommes de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne. Qu’ai-je dû faire de plus à ma vigne que je n’aie point fait? Ai-je eu tort d’attendre qu’elle portât de bons raisins, tandis qu’elle en a produit de sauvages? Et maintenant je vous montrerai ce que je vais faire à ma vigne. J’en arracherai la haie, et elle sera exposée au pillage; je détruirai son mur, et elle sera foulée aux pieds. Je la rendrai déserte; elle ne sera ni taillée ni labourée; les ronces et les épines y grandiront, et je commanderai aux nuées de ne plus pleuvoir sur elle. La vigne du Seigneur des armées c’est la maison d’Israël, et les hommes de Juda sont le plant auquel Il prenait Ses délices; et j’ai attendu qu’ils pratiquassent la droiture, et je ne vois qu’iniquité; et qu’ils portassent des fruits de justice, et je n’entends que des cris de détresse. »

La parabole reprend textuellement le début, mais modifie ensuite l’histoire. Dans le texte d’Isaïe, la vigne, c’est-à-dire Israël, produit de mauvais fruits, et Dieu punit Israël en livrant le pays à ses ennemis (comme dans le psaume 79). Dans la parabole, nous avons les vignerons : les chefs d’Israël, ses chefs religieux, à qui Jésus s’adresse. Ils ne veulent pas obéir à Dieu, ils maltraitent les envoyés de Dieu, et même ils tuent son Fils « en dehors de la vigne ». La parabole se transforme en prophétie. Une prophétie qui rejoint en partie celle d’Isaïe quant au sort de la « vigne », mais qui ajoute le fait que la vigne sera louée à d’autres vignerons. Et, en clair, au cas où ils n’auraient pas compris : « Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à une nation qui en produira les fruits. »

Comme le remarque dom Pius Parsch : « Le Christ annonce, sans réticence, aux Juifs, sa mort, sa filiation divine, la réprobation du peuple élu, la vocation des païens. Dans cette parabole, se trouve contenue toute l’histoire du salut. »

Chez les bénédictins, c’est la fête de saint Benoît. Car saint Benoît est né au ciel le 21 mars (543), en plein milieu du carême, pour montrer que le chemin du salut passe toujours par la pénitence.