La dérive allemande

Le chef du monde libre, devant le drapeau ukrainien. Ceci était réellement une affiche de campagne.

L’Allemagne devient une véritable maison de fous. Alors que le pays et en récession, le Bundestag vote une modification de la Constitution qui ouvre la voie à un plan d’investissement qui pourrait atteindre 1.000 milliards d’euros en dépenses militaires, et 500 millions dans un premier temps. Un plan nécessaire, délire Merz, à cause de la guerre que fait Poutine, « une guerre qui est contre l’Europe, et pas seulement contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine ».

Non seulement il n’y a donc personne pour crier au fou, mais aucun grand défenseur de la démocratie ne semble remarquer que la situation est ubuesque : Merz n’est même pas encore chancelier, il est seulement le chef de la CDU, et le parlement qui prend une décision aussi importante et suicidaire est celui qui n’existera plus à la fin de cette semaine. Après moi le déluge ?

Mais le pas encore chancelier ne pouvait pas attendre le prochain Parlement (la semaine prochaine) parce que dans ce nouveau Parlement il n’aurait pas la majorité nécessaire pour modifier la Constitution.

Belles magouilles sur fond de désastre économique et d’hystérie belliciste.

Et personne ne semble non plus s’inquiéter d’une Allemagne économiquement exsangue avec une armée monstrueuse. Comme si l’histoire était abolie.

L’Ukraine au menu

Michael Clarke, professeur au King’s College de Londres et à l’université d’Exeter, sur Sky News : « Il y a un vieux dicton diplomatique en matière de grandes négociations, qui dit : Si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu. Et croyez-moi, l’Ukraine est au menu. »

Par coïncidence ou en réponse, je ne sais pas, Zelensky a déclaré : « Nous ne sommes pas une salade ou une compote à mettre au menu de Poutine, quel que soit son appétit ».

Commentaire peu diplomatique de Maria Zakharova : « Cette fois, il n’a pas menti. Le régime de Kiev n’est pas une salade ou une compote, mais ce que le contenu du menu devient après digestion. »

La preuve

Grâce à une fuite due à un contremaître anti-Poutine dans une usine d’armement russe, on sait maintenant avec précision comment les bandits moscovites transforment en missiles les machines à laver qu’ils volent aux Ukrainiens. Et cela ferme la bouche définitivement à ceux qui osaient se moquer d’Ursule.

La Hongrie interdit les processions de la honte

Le Parlement hongrois a voté une loi qui interdit tout rassemblement qui violerait la loi de 2021 qui interdit de promouvoir auprès des mineurs « l’homosexualité et le changement de sexe », donc la soi-disant « marche des fiertés ».

Les contrevenants s’exposent à une amende de 500 €, qui sera « reversée aux fins de protection de l’enfance ».

La loi précise que seuls les événements « respectant le droit des enfants à un développement physique, mental et moral correct peuvent avoir lieu ».

Le texte a été adopté par une très large majorité de 136 voix contre 27.

« On va interdire tout »

Alors qu’un projet de décret revenait sur l’interdiction de la vaisselle et des couverts en plastique, le ministère de la dictature soi-disant écologique va demander à des parlementaires de déposer une proposition de loi qui va les interdire.

Et la Nullachier de s’exclamer :

« On va interdire tout, mais pour interdire tout, il faut une loi et ça ne peut pas être un décret qui le décide dans son coin. »

Pourquoi une proposition de loi alors qu’un ministère est là pour faire des projets de loi ? Mystère. Mais ce qui attire l’attention est ce cri du cœur : « On va interdire tout ! » Telle est leur volonté permanente, qui redevient impérieuse cinq ans après le début de la dictature covidienne : « On va interdire tout ! »