Drôles d’Ukrainiens

Claudia Plakolm, ministre autrichienne de la Famille, de la Jeunesse, de l’UE et de l’Intégration, annonce que les critères d’octroi de l’aide sociale aux « réfugiés ukrainiens » vont être durcies. Elle explique :

« Il y a de plus en plus de cas de personnes arrivant en Autriche avec un passeport ukrainien qui ne vivent pas dans les territoires où les hostilités ont lieu et ne parlent ni russe ni ukrainien. Je ne veux pas que notre système et nos mesures de soutien aux familles deviennent un facteur d’attraction pour ces personnes en Autriche. C’est pourquoi nous allons établir des critères clairs pour déterminer qui pourra bénéficier du soutien aux familles à l’avenir. »

Elle ajoute : « Il ne faut pas abuser de la volonté des Autrichiens d’aider. » Toutefois les règles actuelles restent en place jusqu’au mois d’octobre. Il reste donc encore quelques mois aux « migrants » qui peuvent se payer un passeport ukrainien pour bénéficier des généreuses aides autrichiennes…

Psychose aiguë

Le gouvernement prépare un livret qui sera distribué à la population pour expliquer les pratiques à adopter pour se préparer et réagir en situation de crise : accident industriel, événement climatique grave, attaque cyber, ou conflit armé.

Naturellement cela s’inscrit dans la psychose entretenue par Macron et ses médias aux ordres, et tant d’autres dans l’UE, sur la terrifiante « menace russe ».

Mais on nous dit qu’il ne faut pas se focaliser sur la menace de conflit armé, et même que le livret ne vise « absolument pas » à préparer la population à la perspective d’une guerre. Qui dit cela ? le Secrétariat général de la défense, qui est en charge de la conception du livret…

Désinformation délirante

Titre d’un article du Monde :

Guerre en Ukraine : dans les territoires occupés par les Russes, le piège se referme sur les habitants passés à l’heure de Moscou.

Début de l’article :

Enquête Les millions de personnes vivant encore dans ces zones coupées du monde ou ayant fui voient l’espoir d’un retour dans le giron ukrainien s’éloigner, alors que Donald Trump compte évoquer avec Vladimir Poutine, mardi, des « partages » de « terres ».

A quoi ressemble la vie des Ukrainiens dans les territoires occupés par la Russie ? Trois ans après le début de l’invasion, le 24 février 2022, ces régions aux mains de Moscou, qui recouvrent 20 % du pays, sont devenues une zone aveugle. Les communications sont difficiles, dangereuses, les témoignages, rares, et les informations, parcellaires. Les maires en exil de villes occupées et des familles ayant réussi à fuir récemment, interrogés par Le Monde, décrivent un monde clos et dysfonctionnel où règne la terreur et où tout ce qui est ukrainien est méthodiquement détruit et remplacé par le « monde russe ».

On se demande comment quelqu’un qui a encore sa raison peut se livrer à une telle diarrhée de désinformation et aligner autant de fantasmes et de contre-vérités. On comprend bien que Le Monde reproduit servilement la propagande des « maires en exil », mais ce n’est pas une excuse. N’importe qui peut voir sur internet que la réalité est tout autre. Par exemple Marioupol vidéos publie presque tous les jours des vues de la vie quotidienne dans la ville martyre qui est non seulement en train de terminer la restauration de ses bâtiments mais continue de créer de nouveaux quartiers et des infrastructures ultra-modernes. L’inauguration d’un nouveau parc en 2023 à Lougansk montrait tout sauf un « monde clos et dysfonctionnel », et l’adhésion réelle des populations à la Russie a des motifs multiples : elles échappent à la dictature de Kiev et peuvent parler leur langue maternelle et garder leur Eglise orthodoxe sans persécution, les retraites russes sont nettement plus élevées que les retraites ukrainiennes, quant aux jeunes ils ont de nouveaux horizons grâce aux échanges avec les grandes villes de Russie, à commencer par Saint-Pétersbourg qui a des liens étroits avec Marioupol.

L’archimandrite Elie

Les funérailles de l’archimandrite Elie (Nozdrine), mort avant-hier à l’âge de 94 ans, se sont déroulées ce matin au monastère stavropégique de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu de l’Ermitage d’Optina. (Ce service des défunts faisait suite à une divine liturgie des présanctifiés.)

Après avoir passé dix ans au monastère des Grottes de Pskov, en 1976 il avait été envoyé au monastère russe Saint-Panteleimon de l’Athos, alors que la persécution antichrétienne reprenait de plus belle. Il y préserva la vie monastique et évita sa fermeture. Il vivait en fait en ermite et dans une skite cachée dans les gorges de la montagne. Et il devint le père spirituel du monastère. À la fin des années 1980, il fut envoyé en tant que père spirituel à l’ermitage d’Optina, qui était en restauration après 65 ans de désolation. C’est là qu’il prononça ses vœux monastiques du grand habit avec le nom d’Élie. Pendant 20 ans, l’higoumène Élie a relancé le ministère de direction spirituelle, pour lequel le monastère a toujours été célèbre. En 2009, il s’installa au métochion patriarcal de la Laure de la Trinité-Serge. Il était le confesseur du patriarche Cyrille, qui a célébré ses obsèques.

« Décoloniser » Shakespeare

La folie woke a atteint Stratford-upon-Avon. La Fondation du lieu de naissance de Shakespeare a décidé de « décoloniser » son musée afin de le mettre en accord avec les résultats de recherches de l’université de Birmingham : présenter Shakespeare comme le plus grand écrivain britannique perpétue l’idéologie coloniale et la suprématie blanche. La Fondation veut « créer une expérience muséale plus inclusive » et promet de supprimer les termes « offensants » de ses collections et de promouvoir des artistes non européens. Elle va chercher comment les objets de ses collections « peuvent être interprétés de façon moins offensante et plus diverse et inclusive ».