
Le drapeau ukrainien était à 19,99 €. Mais personne n’en veut plus. Il est soldé à 6 €. L’offre se termine le 7 mai. Sans doute va-t-il alors disparaître…

Le drapeau ukrainien était à 19,99 €. Mais personne n’en veut plus. Il est soldé à 6 €. L’offre se termine le 7 mai. Sans doute va-t-il alors disparaître…
Le ministère russe des Affaires étrangères a fait état samedi d’une conversation téléphonique entre les ministres américain et russe des Affaires étrangères. C’est autrement plus important que les objurgations de plus en plus folles de la Kallas et de la Baerbock (sans parler du délire de Zelensky) qui occupent les médias.
Une conversation téléphonique entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays a eu lieu à l’initiative des États-Unis.
À la suite de la conversation téléphonique entre les présidents de la Russie et des États-Unis le 12 février, les ministres des Affaires étrangères ont convenu de maintenir un canal de communication pour relever les défis accumulés dans les relations russo-américaines. Cette initiative vise à éliminer les barrières unilatérales héritées de l’administration précédente, ouvrant la voie à une coopération commerciale, économique et d’investissement mutuellement bénéfique.
Ils ont convenu de contacts réguliers, y compris pour préparer un sommet russo-américain.
Lavrov et Rubio ont confirmé leur volonté de travailler ensemble pour rétablir un dialogue interétatique respectueux de chacun, conformément au ton donné par les présidents.
La détermination mutuelle à interagir sur les grandes questions internationales, y compris le règlement autour de l’Ukraine, la situation autour de la Palestine et en général au Moyen-Orient et dans d’autres voies régionales a été soulignée.
Les deux parties ont échangé leurs points de vue sur les moyens de mettre rapidement fin à la politique lancée par l’administration de Barack Obama en 2016 sur le durcissement maximal des conditions de fonctionnement des missions diplomatiques russes aux États-Unis, ce qui, bien sûr, a entraîné des mesures de rétorsion. Il a été convenu d’organiser une réunion d’experts dans un avenir proche afin de convenir de mesures concrètes pour éliminer mutuellement les obstacles au travail des missions étrangères russes et américaines.
*
Demain, Serguei Lavrov et Iouri Ouchakov (ancien ambassadeur de Russie aux Etas-Unis et conseiller de Poutine) auront des entretiens à Ryad avec leurs homologues américains, « qui portera principalement sur le rétablissement des relations russo-américaines dans tous les domaines », a annoncé Dmitri Peskov.
Un commentaire d’Elon Musk qui ne passe pas inaperçu : « Voilà à quoi ressemble un leadership compétent. »

L’ineffable russophobe d’Asia News, Vladimir Rozanskij, se penche aujourd’hui sur le triste sort du Kazakhstan, où divers médias « indépendants », dont Radio Svoboda, sont menacés de mort à cause de la fin des versements de l’USAID : 45 millions de dollars.
Après avoir évoqué la menace sur le mouvement féministe, il conclut :
Le « Conseil des parents » du Kazakhstan est également intervenu ces derniers jours pour défendre les valeurs traditionnelles, contre la propagande « sur le sujet de l’identité de genre qui embrouille l’esprit de nos enfants, qui un jour commenceront à dresser des barricades dans notre société ». La crainte est qu’« un enfant d’aujourd’hui veuille devenir le dirigeant du pays de demain et fasse une révolution contre sa propre famille », et la présidente de l’Association des parents, Bagila Baltabaeva, se demande « qui gouvernera notre pays dans deux ou trois générations ». Il est donc préférable de compter sur la protection de Trump et de Musk pour défendre le Kazakhstan et toute l’Asie centrale.
On appréciera la défense de l’idéologie du genre dans un média de l’Institut pontifical des missions étrangères, et l’extraordinaire phrase finale : la « protection » de Trump et Musk, c’est seulement qu’ils suppriment des subventions, ce qui ne permet plus de « défendre le Kazakhstan », c’est-à-dire les mouvements et médias subversifs…
Hier, une horde de sauvages, dirigés par des clercs de l’Eglise du pouvoir ukrainien, brandissant des drapeaux ukrainiens et des drapeaux de Bandera, ont décrété le « transfert » de la cathédrale orthodoxe de Tchernivtsi, capitale de la Bucovine, et de deux autres églises.
Dans le même temps, plusieurs centaines de fidèles participaient à la divine liturgie à l’intérieur de la cathédrale, et ils ont réaffirmé solennellement leur adhésion à l’Eglise orthodoxe ukrainienne, par un document qui sera transmis aux autorités régionales, au SBU et à la police.
Les photos des uns et des autres sont assez parlantes…


*
A Hliboka, en Bucovine, 935 paroissiens ont voté en faveur du maintien de leur paroisse au sein de l’Eglise orthodoxe ukrainienne, pendant que des sbires du régime annonçaient le « transfert » de la paroisse à l’Eglise du pouvoir. Alors les paroissiens sont allés en procession, avec des croix et des icônes, sur la place du village, et ont réitéré leur vote à main levée. C’était le 14 février. Ce matin ils se sont réunis de nouveau et ont lancé un appel à JD Vance, par une vidéo où ils racontent ce qui s’est passé et leur crainte que l’église soit prise de force comme tant d’autres.
*


Le diocèse de Tcherkassy fait savoir qu’il a reçu le 12 février « la sandale de saint Spyridon », envoyée par le métropolite Nectaire de Corfou avec une longue lettre de soutien au métropolite Théodose : « Ce geste est un témoignage de Notre solidarité avec vos fidèles qui traversent des épreuves, et un geste de soutien à l’Église orthodoxe canonique, dirigée par le Métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Compatissant à vos épreuves, parmi lesquelles votre arrestation et les poursuites judiciaires, nous partageons également avec affliction la nouvelle de la saisie de votre Cathédrale par la force il y a trois mois. »

Le chypriote saint Spyridon, qui participa au concile de Nicée, est le grand saint de Corfou depuis que ses reliques s’y réfugièrent après la chute de Constantinople où elles se trouvaient. Le corps de saint Spyridon est intact, même s’il est aujourd’hui quelque peu desséché, et il est réputé continuer à parcourir la terre pour diffuser l’évangile et convertir les hommes. De ce fait ses sandales s’usent vite et doivent être changées tous les ans. Les sandales usées sont offertes à divers diocèses et monastères.
Ci-après la lettre du métropolite de Corfou.
Lire la suite »
Texte de Maria Zakharova sur sa page Telegram.
Notre commentaire d’hier sur le discours inconcevable du président italien Sergio Mattarella, qui a comparé la Russie au Troisième Reich, a fait mouche : les russophobes locaux ont été « soufflés ».
Le Corriere della Sera a fait appel à des personnalités.
« Depuis février 2022, Maria Zakharova figure sur une liste moins glamour, celle des personnalités russes sous sanctions, interdites d’entrée dans les pays occidentaux et dont les comptes à l’étranger sont gelés. Depuis, elle porte toujours des super marques, mais elle va faire du shopping à Dubaï », écrit le chroniqueur Paolo Valentino, qui nous est familier et qui se faisait passer pour un analyste. Aujourd’hui, pour défendre son président, dont j’ai déjà tout dit hier sur les déclarations outrageantes, il s’est abaissé à des attaques personnelles et s’est permis des expressions peu flatteuses à mon égard.
Monsieur Luciano Fontana, rédacteur en chef du journal !
Je vous remercie pour le fait que votre journal ait qualifié les produits de fabrication russe de « super-marques » – je porte des vêtements nationaux et je fais mes achats en Russie. Je suis heureux que votre employé portant le nom de Valentino l’ait également apprécié.
Je n’ai jamais fait de shopping de ma vie, que ce soit en Italie ou dans un autre pays. J’ai d’autres centres d’intérêt : les musées, le ballet, le cinéma, la littérature, la poésie, le design, le jardinage, certaines valeurs traditionnelles, comme les conversations enrichissantes- c’est mon truc. Mais pas le « shopping ».
Et depuis 2014, lorsque les premières sanctions ont été imposées à mon pays, je choisis par principe tout ce qui est de chez nous, soutenant ainsi les producteurs nationaux, ce dont j’ai parlé à plusieurs reprises dans des interviews.
Quant à Dubaï, je m’y suis rendue plusieurs fois, exclusivement dans le cadre de délégations officielles.
Je comprends que vous aimiez mon style. Cela montre que vous êtes un véritable Italien. Savez-vous pourquoi ? Parce que je suis russe et que j’ai le même style.
J’espère que vous aurez le courage de reconnaître que cette publication est un faux et de publier une rétractation.
Votre problème est que vous présentez toutes les informations sur la Russie de la même manière et avec la même fausseté. Votre journal écrit à nouveau que la Russie aurait « attaqué l’Ukraine ». Vous citez Giorgia Meloni, certains hommes politiques italiens, des députés, presque la moitié du parlement italien – et tout cela pour me discréditer. Je vois que j’ai touché un point sensible.
Pourquoi n’avez-vous pas cité le président des États-Unis, comme vous le faites régulièrement depuis des années ? Après tout, le nouvel occupant de la Maison Blanche vient de déclarer que sans votre favori Biden, tout cela ne se serait pas produit.
Par ailleurs, à notre connaissance, une pétition a été lancée en Italie, qui dit notamment : « Le peuple italien ne partage pas la déclaration du président de la République italienne Mattarella et souhaite présenter ses excuses à la Fédération de Russie et à l’ensemble du peuple russe. » À l’heure où nous écrivons ces lignes, 2.644 personnes l’ont signée.
P.S. Si vous êtes intéressé par les marques russes que j’utilise, je peux vous envoyer leurs noms. Je vous enverrai également une invitation au prochain forum russe intitulé « Dialogue sur les fake news ».