Délire onusien

Selon un « rapport d’experts de l’ONU », le gouvernement biélorusse a commis des « violations généralisées » des droits de l’homme, dont certaines « constituent des crimes contre l’humanité », à savoir « l’emprisonnement et la persécution pour des motifs politiques ».

Voilà qui est nouveau. Si l’emprisonnement pour motif politique est un crime contre l’humanité, la liste des coupables va être très longue, à commencer par l’Ukraine, qui emprisonne des évêques coupables de ne pas faire partie de l’Eglise du régime…

Ah, mais aussi : « Les forces de sécurité ont fait preuve d’une brutalité marquée » à l’égard des personnes LGBT+, tant dans les gestes que les mots. C’est-à-dire que la police a dispersé des manifestations non déclarées d’invertis. Voilà qui est grave, en effet.

L’AFP n’oublie pas de rappeler que la Biélorussie « est un proche allié de la Russie », et donc, en filigrane, que le rapport fait partie de la campagne russophobe…

Comme le nez rouge sur sa figure de sinistre clown

Un drone a endommagé la nuit dernière le toit qui protège le sarcophage du réacteur 4 de Tchernobyl. Aussitôt Zelensky s’est déchaîné contre la Russie, « le seul pays au monde qui attaque de tels sites, occupe des centrales nucléaires et fait la guerre sans se soucier des conséquences. Il s’agit d’une menace terroriste pour le monde entier ».

Le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, a renchéri, en évoquant… la conférence de Munich : « Nous allons donner beaucoup d’informations à nos partenaires américains sur l’attaque russe, sur la façon dont ils lancent constamment des drones au-dessus de la zone de Tchernobyl, sur les menaces qu’ils font peser sur l’arche de confinement et sur la sécurité nucléaire. » Et d’insister sur la « colère » des Ukrainiens à Munich.

C’est surtout insister sur le fait que les Ukrainiens, après le coup de fil dévastateur de Trump à Poutine, avaient besoin d’un bel argument antirusse à la réunion de Munich.

Maria Zakharova a rappelé que « l’année dernière, avant la conférence de Munich, il y avait eu une provocation sous la forme d’une frappe sur un hôpital pour enfants à Kiev », et que c’est cette provocation que Zelensky « avait invoquée comme prétexte pour sa nouvelle demande d’aide et d’argent ».

Le député ukrainien Artyom Dmytrouk (par ailleurs courageux soutien de l’Eglise orthodoxe persécutée), écrit : « Je n’ai qu’une question à propos de l’incident avec le drone qui a attaqué la centrale nucléaire de Tchernobyl. La télécommande était-elle entre les mains de Zelensky ou de Iermak ? »

Mais bien entendu l’imbécile en chef de la « diplomatie » de l’UE, la Kallas, n’a pas craint d’éructer : « La Russie a de nouveau attaqué de manière irresponsable le site nucléaire de Tchernobyl. De telles attaques contre des sites nucléaires civils sont inacceptables. Cela montre une fois de plus que la Russie ne recherche pas la paix. » On aimerait pouvoir tirer le rideau…

L’effet Trump…

Kaja Kallas : « Aucun accord (conclu) dans notre dos ne fonctionnera, n’importe quel accord aura aussi besoin de la participation de l’Ukraine et de l’Europe. »

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Le site européiste Euractiv paraît commencer à comprendre :

Début de l’article : « Après 48 heures éprouvantes passées dans le froid gris du siège de l’OTAN à Bruxelles, les Américains ont anéanti tout espoir des Européens de pouvoir avoir un poids dans les négociations de paix en Ukraine. »

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L’eurodéputé bulgare Petar Volgin : « Les responsables européens incompétents insistent pour faire la guerre jusqu’au dernier Ukrainien, mais très bientôt ils seront surpris de voir pourquoi personne ne les invite aux négociations. »

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Dmitri Medvedev : « La vieille fille Europe est devenue folle de jalousie et de rage. Elle n’a pas été prévenue de la conversation entre Poutine et Trump, et elle n’a pas été consultée sur le contenu de la conversation ou des déclarations ultérieures. Tout cela indique sa véritable place dans le monde et ses chances de trouver un mari. Rien d’étonnant. L’époque de l’Europe est révolue. Elle est faible, laide et inutile. »

Panier de crabes

Zelensky prend des sanctions contre Porochenko. L’ancien président ukrainien a interdiction de quitter l’Ukraine, d’avoir accès à ses actifs, d’apparaître dans des émissions publiques ou d’utiliser internet. Selon certains commentateurs ukrainiens ce serait le prélude à une accusation de haute trahison.

Porochenko, qui n’a donc pas le droit d’utiliser internet, a réagi sur X :

« Ce crime a de nombreux complices : toute l’équipe de Vladimir Zelensky, le cabinet des ministres impliqués dans l’acte absurde et les membres de son Conseil de sécurité et de défense nationale. Mais il n’y a qu’une seule personne qui l’ordonne, l’exécute et le signe : Zelensky en personne. »

Petro Porochenko, devenu président de l’Ukraine après la révolution de 2014, soutenu par les Etats-Unis et l’Union européenne, commence la guerre dans le Donbass, établit le culte des nazis héros de l’Ukraine, mais perd contre Zelensky en 2019. Il est le créateur de la soi-disant Eglise orthodoxe d’Ukraine, avec l’appui de la CIA et la complicité du patriarche de Constantinople. Il est aussi le propriétaire de la chaîne de télévision 5 Kanal, l’une des plus influentes du pays, dévouée à la propagande du régime…

L’annonce des sanctions a provoqué des troubles au Parlement : ses partisans ont pris d’assaut la tribune.

Selon certaines sources la police encerclerait sa résidence.

Pitoyable

Ce pauvre type s’appelle Margus Tsahkna. Il est ministre des Affaires étrangères du confetti nommé Estonie. Tout ce qu’il trouve à faire pour se rendre intéressant est de déclarer que son pays est prêt à vendre aux Etats-Unis ses terres rares. Il répète ce qu’a dit Zelensky, lequel répétait l’idée de Trump de se rembourser sur les terres rares ukrainiennes :

« C’est dans notre intérêt. Ce n’est pas dans l’intérêt des États-Unis mais dans le nôtre… Nous pouvons offrir aux États-Unis des relations économiques intéressantes et efficaces. »

En plus il réussit à se contredire en deux phrases. Si ce n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis, on ne voit pas comment les Etats-Unis trouveraient cela intéressant et efficace. Et si ce n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis, c’est parler pour ne rien dire.