Les sanctions, ça marche

La croissance économique de la zone euro a été nulle au quatrième trimestre 2024 par rapport au trimestre précédent, faisant moins bien qu’attendu par les analystes qui tablaient sur une légère expansion, selon des chiffres publiés jeudi par Eurostat.

Et en France elle a été négative : -0,1%.

(La croissance en France en 2024 : 1,1%. Dans la Russie soumise à plus de 24.000 sanctions : 4%.)

Crash

Images spectaculaires du crash d’un F-35 de cinquième génération à la base aérienne d’Eielson en Alaska. On voit à droite le pilote descendre en parachute.

Il y a un crash de F-35 par an : en décembre 2022 au Texas, en septembre 2023 en Caroline du Sud, en mai 2024 dans le Nouveau Mexique.

C’est l’avion de chasse le plus cher du monde. Chaque appareil coûte plus de 80 millions de dollars.

Le délire transgenre

Donald Trump a mis un coup d’arrêt au « délire transgenre » aux Etats-Unis, mais chez nous il bat son plein. Un gynécologue de Pau, le Dr Victor Acharian, a été condamné par l’Ordre des médecins à deux mois d’interdiction d’exercer pour avoir refusé d’examiner une soi-disant femme trans, c’est-à-dire un homme qui se dit femme.

Cet homme qui se dit femme était venu avec son « compagnon ». La secrétaire raconte : « La dame (sic) m’a expliqué qu’elle était en transition. J’ai aussitôt prévenu le docteur par messagerie interne. Il m’a répondu : “Je ne m’occupe pas de ça ; il y a des spécialistes à Bordeaux ou à Toulouse”, message que je leur ai transmis. Mais ils sont devenus très agressifs, et m’ont traitée de transphobe. »

Le « couple » ayant laissé un avis Google incendiaire, le médecin avait répondu : « Je n’ai aucune compétence pour m’occuper des hommes, même s’ils se sont rasé la barbe et viennent dire à ma secrétaire qu’ils sont devenus femmes. »

Alors les lobbies LGBT avaient alerté les médias et porté plainte devant l’Ordre des médecins et devant la justice pénale. L’enquête pénale est toujours en cours.

Le médecin avait expliqué au Figaro : « J’aurais pu recevoir cette personne, lui faire payer la consultation de 80 euros, pour lui dire que je suis totalement incompétent : est-ce cela qu’elle voulait ? Ces personnes sont sous traitements hormonaux, prescrits par des services spécialisés. Je leur laisse le soin de les contrôler. »

Il s’agissait évidemment d’une provocation, dont les lobbies LGBT sont coutumiers. Les gynécologues doivent examiner des hommes qui s’identifient comme femmes, puisqu’ils soignent des femmes qui s’identifient comme hommes… Le Planning familial nous le dit depuis 2020 :

Plus bas que le fond ?

Le Financial Times nous apprenait hier que Kaja Kallas compte proposer, pour le prochain paquet de sanctions contre la Russie, le 22 février, troisième anniversaire de la guerre en Ukraine, l’interdiction de l’exportation de consoles de jeux (PlayStation, Xbox, etc.).

L’information a été répercutée partout ce matin, très sérieusement. Car, selon la même Kallas, les Russes se servent de ces consoles « pour piloter les drones ».

Evidemment, ça change des puces de machines à laver. Mais c’est encore plus grotesque. Pour la bonne raison que, premièrement, les constructeurs de jeux vidéo ont arrêté leurs exportations vers la Russie dès le début de la guerre, et que, deuxièmement, ces consoles sont presque toutes fabriquées en Chine, et commercialisées éventuellement du Japon ou des Etats-Unis, mais d’aucun pays de l’UE.

En bref on interdirait l’exportation de produits que nous ne fabriquons pas et que nous ne commercialisons pas. Là ça dépasse toutes les débilités kalassiennes connues. On croyait avoir touché le fond, mais on continue de creuser. Dans l’hilarité mondiale qui devient un hennissement cosmique.

Au point qu’on se demande si ce n’est pas une blague (anti-UE) du Financial Times, bien que ce ne soit pas le style du journal.

Au fait, UE ou pas UE, arrêt ou non des exportations des constructeurs, on trouve comme on veut en Russie ces consoles de jeux (comme le reste)… Et elles ne sont même pas réquisitionnées par l’armée (pas plus que les machines à laver, ni même les pelles).

Et ce n’est certainement pas la ridicule Kallas, qui ridiculise toute l’UE, qui y changera quelque chose…

Les médias « ukrainiens »

Ces derniers jours, les médias ukrainiens font des appels aux dons. Et des appels appuyés. Pourquoi ? Parce que Trump a suspendu pour au moins trois mois toute aide de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), parce que dit-il il y a des abus et il faut voir où va vraiment cette aide.

Eh bien, par exemple, elle sert à faire vivre la propagande ukrainienne… Car Zelensky a interdit tous les médias qui n’étaient pas à sa botte, et ceux qui restent dépendent de l’USAID.

Oksana Romanyouk, directrice de l’« Institut de l’information de masse » (qui ne vit également que de l’aide américaine) dit ouvertement :

« Près de 90% des médias ukrainiens ont survécu grâce aux subventions. Parce que, au cours de la première année qui a suivi le début des actions militaires, le marché de la publicité s’est contracté de 92%, en particulier dans la sphère des médias en ligne. »

Le journaliste et politologue Kostiantyn Bondarenko a commenté : « Près de 90% des médias ukrainiens ont survécu grâce à des subventions, déclare Oksana Romanyouk. Je vais traduire cela en langage compréhensible : 90% des médias ukrainiens sont contrôlés par l’Occident grâce à des subventions. De quel type d’indépendance des médias et de liberté d’expression pouvons-nous parler ? »

*

On apprend aussi qu’à cause du gel de l’aide américaine à l’étranger, la formation de personnels médicaux ukrainiens a été suspendue en… Lettonie. Si vous pensiez que la Lettonie aidait l’Ukraine en formant du personnel médical… Ben oui, mais c’est uniquement avec de l’argent américain…