Zelensky tel quel

Zelensky ne va pas à la cérémonie d’investiture de Donald Trump parce que, dit-il, il est trop occupé par les « affaires intérieures » de l’Ukraine.

Or en 2024 il est allé 35 fois à l’étranger. Et trois fois au cours des deux premières semaines de janvier. Mais alors il n’y avait aucune affaire intérieure préoccupante en Ukraine…

Selon Donald Trump junior, Zelensky a demandé trois fois à être invité, et il a reçu un triple refus…

Parabole net zéro

A Nottingham, en Angleterre, on a construit une école ultramoderne pour 240 enfants, dans un nouveau quartier très cher. Une école certifiée « net zéro » : zéro émission de gaz à effet de serre, zéro « carbone »… Application parfaite de l’idéologie écoloclimatique régnante. Mais la même idéologie est celle qui demande de ne pas avoir d’enfants… Et de fait il n’y a aucun enfant inscrit dans cette école… Logique. Logique de mort. Mais de mort décarbonée.

L’incendie de l’île d’Amsterdam

Un incendie s’est déclaré mercredi sur l’île française d’Amsterdam, des Terres australes et antarctiques. Les seuls habitants sont les membres du personnel tournant de la station scientifique, qui ont été évacués. Aux dernières nouvelles le feu s’approche des bâtiments de la station, qui risque fort de disparaître dans les flammes avec toutes ses installations.

L’origine de l’incendie est inconnu. Mais l’AFP conclut ainsi une de ses dépêches :

Elle est l’île la moins au sud des Australes, qui comprennent également Crozet et Kerguelen. Son climat est donc plus tempéré et il n’y a pas d’eau sur l’île, favorisant une végétation plus sèche « plus propice » aux incendies.

Mais cette « végétation plus sèche » et anarchique est récente, et cet incendie, comme tant d’autres ces temps-ci, est le fruit de l’idéologie pseudo-écologique. En 1871, une famille de La Réunion s’était installée sur l’île pour élever des bovins. Mais les conditions de vie étaient trop dures, et la famille est repartie six mois plus tard, laissant sur place leurs cinq bêtes. Il faut croire que les conditions de vie, sur une île australe et « sans eau », n’étaient pas si défavorables pour les bovins, puisqu’un siècle plus tard ils étaient environ 2.000… Alors, pour « préserver l’environnement » (car contrairement au castor, la vache, même retournée à l’état sauvage, n’a pas droit au titre d’« ingénieur des écosystèmes »), on éradiqua une bonne partie du troupeau et on cantonna les survivants dans une parcelle close. Puis en 2007 on décida de supprimer toutes les bêtes, afin que les terres puissent être « recolonisées par les plantes endémiques ». Cela a peu à peu fonctionné… jusqu’à ce que tout crame.

J’avais signalé en juillet 2022 ce phénomène spectaculaire de l’incendie dans les monts d’Arrée, où les terrains appartenant à l’Etat avaient entièrement brûlé, et où les terrains de l’élevage de bœufs Angus étaient restés intacts, le feu s’arrêtant net à la clôture.

Nombre de feux sont dûs à l’idéologie pseudo-écolo, celle-là même qui est désormais au pouvoir et qui interdit au paysan de démanteler un barrage de castor. Elle interdit aussi de nettoyer les taillis sous prétexte de préserver la « biodiversité », et les broussailles qui naguère étaient enlevées sont aujourd’hui les allume-feu de la nature. Ainsi que les très précieuses « plantes endémiques » des terres australes qu’il faut absolument préserver sans qu’on sache pourquoi.

Pas d’hommes dans les compétitions féminines

Les députés américains ont adopté une loi « sur la protection des femmes et des filles dans les sports », qui interdit la participation d’hommes dans les compétitions féminines. Le texte a été adopté par 218 voix contre 206, soit tous les députés républicains présents et deux démocrates.

« Nous savons, d’après les Écritures et la nature, que les hommes sont des hommes, que les femmes sont des femmes et que les hommes ne peuvent pas devenir des femmes. Il est triste de devoir dire cela », a dit le président de la Chambre, Mike Johnson, après le vote.

Le projet de loi « a du sens pour environ 99 % des Américains », a déclaré Daniel Meuser, député de Pennsylvanie. « L’idée que nous ayons besoin d’un tel projet de loi est inquiétante en soi. Pensez-y : Nous débattons de la question de savoir si les garçons ou les hommes doivent rivaliser avec les filles ou les femmes dans le domaine de l’athlétisme. Soyons clairs : ce n’est pas acceptable, et il n’est pas acceptable de forcer les femmes à partager un vestiaire avec un homme biologique, en les obligeant à se doucher et à se changer ensemble. Ce n’est pas une exagération. C’est ce qui se passe, et c’est traumatisant pour les femmes et les jeunes filles de voir un homme se promener nu dans leur vestiaire. Cette expérience sociale idéologique ratée perturbe le tissu même de ce que le titre IX a été conçu pour protéger. »

Le député de l’Idaho Mike Simpson a déclaré que le texte « relève tellement du bon sens que je ne peux pas croire que quelqu’un ait voté contre ».

Le projet de loi est maintenant transmis au Sénat où il n’est pas sûr d’obtenir les 60 voix requises.

Le vote a eu lieu quelques jours après la prestation de serment du député démocrate « Sarah » McBride, du Delaware, première personne « transgenre » à être élue à la Chambre des représentants des États-Unis. Une femme député a aussitôt déposé une proposition de loi pour interdire aux hommes biologiques l’accès aux toilettes et autres endroits réservés aux femmes. Le président de la Chambre Mike Johnson a immédiatement pris la disposition suivante : « Toutes les installations pour homme ou pour femme du Capitole et des bâtiments administratifs de la Chambre des représentants (comme les toilettes et les vestiaires) sont réservées uniquement aux personnes de ce sexe biologique. »

Los Angeles et les avions russes

De Maria Zakharova :

Je pense qu’après s’être remis du choc du « dernier jour de Los Angeles-Pompéi », Hollywood essaie de trouver comment adapter tout cela dans un scénario.

J’en ai déjà un de prêt. Je le donne gratuitement.

Ainsi, une dizaine d’années avant l’incendie dévastateur, un groupe de patriotes américains, conscients de la menace potentielle d’incendies se propageant rapidement sur la côte ouest, décide de sauver la Californie d’un tragique destin de flammes Un groupe de scientifiques parvient à rencontrer les dirigeants d’une grande entreprise dont les intérêts sont étroitement liés au bien-être de Los Angeles. Ils expliquent, en termes simples, comment les caractéristiques du paysage, la configuration des vents, la vétusté des installations électriques et le manque de qualifications de l’administration locale conduiront à un concours de circonstances critique qui rayera la ville de la carte lors du prochain grand incendie. Il n’est pas possible de remédier à chacun de ces facteurs, mais il existe une solution : l’achat d’avions amphibies de lutte contre les incendies, qui peuvent aider à localiser rapidement les incendies. C’est efficace, peu coûteux selon les normes américaines et rapide.

Une analyse de marché révèle que les Be-200 russes sont la seule option viable.

Les choses bougent. Voyages à Moscou, approbations du département d’État, lobbying auprès du Congrès, campagne de soutien avec des stars hollywoodiennes, hashtags comme « Heavenly Water » – tout est fait dans les règles de l’art, comme ils savent le faire. Pendant ce temps, une histoire d’amour se noue entre un scientifique américain et une standardiste russe qui relie le Pentagone au ministère russe des situations d’urgence (le scientifique ne se doutait pas qu’il parlait en fait à une IA russe).

Et alors que l’accord est sur le point d’être approuvé par le président américain, il s’avère que… le régime de Kiev s’y oppose et qu’il n’y aura pas d’avions.

Les scènes finales : Los Angeles en flammes et Zelensky tenant un Oscar.

Ridicule, dites-vous ? Pourtant, c’est à peu près ce qui s’est passé – ou, comme on dit à Hollywood, c’est une « histoire vraie ».

Le magazine L’Expert écrit ce qui suit :

« En 2017-2019, la Russie et les États-Unis ont tenté de finaliser un contrat pour la fourniture d’avions de lutte contre les incendies Be-200 pour combattre les feux de forêt. Un accord pour la fourniture de 10 avions a été signé entre le constructeur russe Beriev et la société américaine Seaplane Global Air Services (SGAS) en 2018 lors du Salon de l’hydraviation. La livraison du premier avion était prévue pour le début de l’année 2020, le dixième étant attendu au deuxième trimestre 2024. La plupart des Be-200 devaient être équipés de moteurs SaM-146 de NPO Saturn, mais en 2019, les partenaires américains ont décidé d’acheter une version équipée de moteurs ukrainiens D-436TP fabriqués par Motor Sich. Pour que les amphibiens puissent être utilisés aux États-Unis, l’avion et le moteur devaient être certifiés par la FAA. En 2020, Beriev a proposé de certifier le moteur en tant que partie intégrante de l’avion, mais la FAA a insisté sur une vérification séparée. La partie ukrainienne a refusé de mener cette procédure distincte, et le contrat n’a finalement pas été exécuté. »

Non seulement les États-Unis ont envoyé du matériel de lutte contre les incendies en Ukraine plutôt qu’à Los Angeles, mais Kiev a également bloqué le contrat relatif à l’avion amphibie qui devait sauver des vies.

L’histoire est similaire à celle de 2011, lorsque Moscou mit en garde Washington contre les frères Tsarnaev, leurs liens avec des groupes islamistes armés et leurs opinions radicales. Les services de renseignement américains ont essentiellement ignoré ces informations et n’ont mené qu’une enquête superficielle. Deux ans plus tard, les terroristes ont orchestré l’attentat du marathon de Boston.

Le même scénario s’est déroulé pendant la pandémie avec la livraison des ventilateurs russes Aventa-M. Au plus fort de la crise, ces ventilateurs ont été envoyés « de Russie avec amour ». La saga s’est terminée par la mise au rebut de l’équipement aux États-Unis « par précaution ». Combien de vies auraient pu être sauvées ? Personne n’a fait le compte.

Et ce ne sont là que quelques exemples de la stratégie « je me gèlerai les oreilles pour contrarier ma mère ».

D’ailleurs, le titre du film pourrait être emprunté à la chanson de Lucie Tchebotine : « Hollywood pleurait ».

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Quelques notes.

L’Expert est un magazine économique russe. L’affaire est (très) résumée de façon un peu différente sur la fiche BE-200 de Wikipedia en anglais, mais l’histoire est confirmée.

Le biréacteur BE-200 est particulièrement efficace : il peut puiser 12.000 litres dans la mer en 14 secondes à 250 km/h.

« Je me gèlerai les oreilles pour contrarier ma mère » est un dicton russe qu’on comprend immédiatement mais je ne vois pas d’équivalent français.

La chanteuse russe Lucie Tchebotine n’a aucun intérêt (son idole est Whitney Houston). Je relève seulement qu’elle a été finaliste de The Voice… Ukraine. Mais ça c’était avant (quand Zelensky était lui-même une vedette de variétés)… La chanson indiquée (uniquement à cause de son titre, qui termine l’article comme il a commencé) est ici.