✝︎ José Van Dam ✝︎

Saint François et le lépreux, dans l’opéra d’Olivier Messiaen.

Le baryton-basse José van Dam est mort à l’âge de 85 ans. Il aura interprété tous les grands rôles de sa tessiture sur les plus grandes scènes mondiales, sachant incarner les rôles de façon exceptionnelle. On se souviendra toujours de lui dans Mozart et dans Wagner, mais le sommet de sa carrière fut son interprétation de saint François d’Assise, dans l’opéra d’Olivier Messiaen. J’étais à l’Opéra de Paris en décembre 1983. Expérience inoubliable.

J’ai deux autres souvenirs personnels. José Van Dam était tellement bouleversant dans le rôle de Don Quichotte qu’il propulsait au rang de chef-d’œuvre ce modeste opéra de Massenet. Et je n’ai jamais entendu interprétation plus émouvante des Lieder de Mahler (et j’eus la joie de le lui dire de vive voix, alors que par hasard je descendais les marches de Châtelet en même temps que lui.)

Une monstruosité britannique

En 2024, suite au rapport Cass sur « les services publics de soins liés au genre pour les enfants et les jeunes d’Angleterre et du pays de Galles », les bloqueurs de puberté avaient été interdits pour les mineurs de moins de 16 ans… sauf dans le cadre d’essais cliniques.

Eh bien on organise des essais cliniques. Une étude commandée par le ministère de la Santé va commencer en avril. L’essai portera sur 226 enfants et adolescents de moins de 16 ans « qui se considèrent comme transgenres ». Les cobayes recevront des bons d’achat émis par l’entreprise Love2shop d’une valeur de 500 livres (573 euros) qu’ils pourront dépenser chez Asos, Nike, The Perfume shop ou Pizza Hut. Sic.

Les jeunes seront soumis pendant deux ans à une évaluation régulière du fonctionnement de leur cerveau, cœur et système circulatoire. Les filles sont prévenues du fait qu’une grossesse les excluraient du protocole : elles seront soumises à des tests réguliers et sont encouragées à utiliser des contraceptifs non-hormonaux. Les enfants de plus de 12 ans devront répondre à un questionnaire à propos de leur orientation sexuelle et de leurs éventuelles relations amoureuses et sexuelles.

Claire Coutinho, secrétaire d’Etat pour l’Egalité du cabinet fantôme, commente : « Cette étude inflige à des enfants en bonne santé un protocole de soins qui risque de les rendre définitivement infertiles. Il n’y a pas d’âge minimum pour y participer et il nous a été confirmé que des enfants atteints d’autisme ou de troubles cognitifs faisaient également partie de l’essai. »

Les barbares sont de plus en plus pervers.

Démangeaison russophobe

Tout le monde trouve normal, bien sûr, que les Russes et les Biélorusses soient interdits de Jeux Olympiques. Ça fait davantage de médailles pour les autres (la Russie est deuxième derrière la Norvège en nombre de médailles depuis le début des JO d’hiver, et avec seulement 17 participations contre 24).

Mais voilà que le Comité international paralympique autorise des athlètes russes et biélorusses à concourir, et à défiler sous leurs drapeaux, aux JO paralympiques qui commenceront le 6 mars. Le Comité « invite » six Russes : un homme et une femme en ski alpin, un homme et une femme en ski de fond, deux hommes en snowboard, et quatre Biélorusses (1 homme et 5 femmes en ski de fond).

Ils sont « invités », puisqu’ils n’ont pas pu se qualifier, ce qui décuple évidemment la colère des Ukrainiens dénonçant le Comité qui « donne une voix à la propagande de guerre » russe…

En bon représentant de la russophobie de l’UE, le commissaire européen à la jeunesse et aux sports, Glenn Micallef, annonce qu’il n’assistera pas à la cérémonie d’ouverture.

Aussitôt, le ministre ukrainien des Sports a annoncé qu’aucun officiel ukrainien n’assistera à cette cérémonie, et il invite tous les gouvernements à faire de même…