Témoignages d’Avdeïevka

Une femme :

— L’opération militaire spéciale a commencé en 2022, n’est-ce pas, et nous avons été libérés en 2024. Nous avons attendu la Russie pendent deux ans. Quelque 700 personnes sont restées ici à Avdeïevka…

Un homme :

— C’était comme sur la lune, cratères sur cratères… J’ai vécu dans un bâtiment qui n’était pas terminé. Oh ils l’ont frappé, ils l’ont démoli,.. Voici ma petite tanière, un poêle, un lit, une fenêtre… c’est tout…
Une chatte de guerre… le bruit ne lui fait pas peur… Les Ukries nous bombardent, et elle reste là à ronronner… La maison tremble, et on se demande, est-ce que la prochaine sera pour moi ? Voici pourquoi je suis en vie : j’ai prié le Seigneur qu’il sauve l’église…

Le recteur de l’église Sainte Marie Madeleine :

— Là où j’étais il y a eu une frappe, puis une seconde, une frappe directe, un ou deux jours de plus et ce serait fini… Et Alexis est resté comme gardien. On lui a donné un appartement avec de l’électricité et du chauffage.

Alexis :

— A la fin de l’automne je suis revenu, après tout c’est chez moi ici, une sorte de civilisation, tout ce que j’ai est ici. J’inspecte tous les jours. Les chiens… Je ne sais pas s’ils sont nourris… Cinq sont morts, je les ai enterrés dans les cratères derrière la palissade.

Svetlana :

— Quand nos gars sont arrivés, personne n’y croyait. Jusqu’à ce qu’on les voie et qu’on les embrasse, jusqu’à… ça me fait pleurer.

Alexis :

— J’ai couru vers là-bas, les Russes venaient des deux côtés, j’en ai vu sept avec des brassards rouges, j’ai pensé : est-ce que j’ai une vision ? Alors nous nous sommes embrassés…

— Alexis !

— Homme de Dieu !

— Comment vas-tu ? Dieu merci nous sommes arrivés chez vous !

— Merci !

C’était un aumônier militaire, pas le nôtre, un aumônier de l’armée.

Le recteur :

— C’est seulement la volonté de Dieu qui peut sauver l’église. Pourtant, elle a partagé le sort de la ville et de son peuple, qui a souffert.

(C’est le premier bâtiment à être restauré.)

— L’église est le cœur spirituel de la cité. Et s’il bat, cela veut dire qu’il y aura une vie ici.

Svetlana :

— Ils travaillent même la nuit… Ils n’arrêtent jamais. Les gars sont magnifiques, ils ont des mains en or.

Le directeur de la reconstruction (qui a un nom musulman) :

— Il y avait des combats ici, et nous avons essuyé des tirs plus d’une fois, nous avons même dû fuir des drones.

Dmitri, maçon d’Adeïevka :

— Si une église est restaurée, cela veut dire que l’Eglise le sait et qu’elle est sûre que tout sera OK. Et cet espoir se transmet aux gens à travers la restauration de l’église.

En Biélorussie

Le Conseil de la République (Sénat) de Biélorussie a approuvé le 2 avril un projet de loi « Sur la modification des codes relatifs à la responsabilité administrative » qui introduit une série de nouvelles dispositions, dont l’article 19.16, qui interdit sous peine d’amende « la diffusion, sous quelque forme que ce soit, d’informations visant à orienter la perception qu’ont les citoyens de l’attrait des relations homosexuelles, du changement de sexe, du choix de ne pas avoir d’enfants ou de la reconnaissance de la pédophilie comme acceptable». Le texte a été élaboré par le Parquet général en 2024 et présenté au Parlement en 2025. Il a été condamné le 15 octobre 2025 par le Parlement européen, juste avant son adoption en première lecture par les députés biélorusses.

La dictature ukrainienne

Le Conseil de défense de Vinnytsia a interdit toute procession et tout pèlerinage dans la région, du 4 avril… au 1er décembre.

Selon Youliy Mandryk, chef par intérim du Département des affaires nationales et religieuses de l’administration régionale de Vinnytsia, ces restrictions ont été mises en place dans le but « d’assurer la sécurité, de prévenir les actes de sabotage et de protéger les citoyens contre d’éventuelles frappes de missiles ».

Il y a eu une seule frappe russe à Vinnytsia, le… 15 juillet 2022 (sur une réunion du commandement des forces armées ukrainiennes).

Comme l’a dit Hitler…

Le propos date du 15 juin 2024 mais je le découvre seulement maintenant. Il émane de Moshe Feiglin, ancien député à la Knesset, chef du parti Zehut :

« Comme l’a dit Hitler : “Je ne peux pas vivre s’il reste un seul Juif”, nous ne pouvons pas vivre ici s’il reste un seul islamo-nazi à Gaza, et pas avant que nous retournions à Gaza pour en faire une Gaza hébraïque. »

Le 22 mai 2025, le même Moshe Feiglin disait :

« L’ennemi, ce n’est pas le Hamas, ni la branche armée du Hamas… Chaque enfant de Gaza est l’ennemi. Nous devons occuper Gaza et la coloniser, et pas un seul enfant de Gaza ne restera là-bas. Il n’y a pas d’autre victoire. »

La dictature allemande pour la guerre qui vient

Apparemment personne n’avait fait attention à une disposition de la nouvelle loi allemande sur le service militaire, adoptée par le Parlement à la fin de l’année dernière : tous les « hommes » (sic : bravo la discrimination sexiste et l’absence de sensibilité au genre…) âgés de 17 à 45 ans doivent obtenir une autorisation de l’armée allemande « s’ils envisagent de quitter la République fédérale d’Allemagne pendant plus de trois mois ».

La loi est entrée en vigueur, en toute discrétion, au 1er janvier. C’est la Frankfurter Rundschau qui a découvert la chose, qui provoque une certaine polémique en Allemagne.

Le ministère de la Défense explique qu’en fait l’autorisation est réputée accordée…

Mais évidemment la disposition a été introduite dans la loi dans la perspective démente de l’inévitable guerre contre la Russie. Alors elle sera appliquée…