Le triomphe de Milei

Aux législatives qui se déroulaient hier en Argentine, les sondages le donnaient perdant. Milei rêvait quand même que son parti fasse un tiers des voix. Il en a recueilli 40,7%. Et de ce fait il triple presque le nombre de ses députés…

Bizarrement, nos gazettes oublient complètement qu’elles avaient enterré en fanfare le trublion argentin au début du mois dernier…

De la férie

La première notice du martyrologe évoque les martyrs d’Avila.

La deuxième dit sobrement :

A Til-Châtel, en Gaule, saint Florent martyr.

Ce Florent aurait été décapité en 254 sur le pont sur la Tille, dans ce village lingon devenu castrum romain puis bourg médiéval.

Un synode fut organisé à Til-Chatel en 1116, sous l’égide de l’archevêque Guy de Vienne, qui ordonna la construction d’une église, à laquelle fut donné le nom de saint Florent. Elle possède deux portails romans et 40 chapiteaux sculptés.

Viktor Orban

Sur la « coalition des volontaires » :

« J’ai le sentiment qu’ils aimeraient se débarrasser de ce fardeau, mais ils sont tellement plongés dans cette guerre qu’ils ne peuvent plus le faire. De plus, ce sont eux-mêmes qui ont incité, voire poussé l’Ukraine à la guerre. Et tout récemment encore, ce sont eux qui ont tenté d’entraver les initiatives de paix du président américain. Ils ont tellement trompé leurs propres citoyens avec des récits selon lesquels « les Russes arrivent », que « l’oncle Poutine va venir vous attraper pendant votre promenade du soir » quelque part à Paris ou à Berlin, qu’il leur est désormais très difficile de sortir de cette psychose militariste, de cette atmosphère de guerre, et de dire simplement : « Oh, désolé, les Russes ne vont pas du tout venir nous conquérir. »

Ubukraine

Le directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Alexandre Alferov, a présenté ce qu’il prétend être la « reconstruction » d’une icône du début du XIe siècle qui, selon lui, était l’icône centrale de la cathédrale de Tchernigov et un cadeau du prince Mstislav, fils de saint Vladimir.

La « reconstruction » s’est appuyée sur le sceau de l’évêque Antoine de Tchernigov datant du milieu du XIIe siècle et représentant le Christ Roi. Alferov a supposé que le sceau représentait une icône du début du XIe siècle, qui a servi de modèle.

Alferov a qualifié cela de « démarche unique d’importance mondiale » (sic) et a annoncé la reconstruction d’au moins cinq autres icônes des XIe et XIIe siècles…

Tout cela est proprement aberrant. Le sceau représente le Christ Roi en gloire sur son trône. Ce qui correspond à l’icône traditionnelle sur le même sujet. Il est inutile et stupide de prétendre « reconstruire » une icône qui existe déjà… (On le voit plus souvent avec la main droite qui bénit devant la poitrine, à sa droite la Mère de Dieu, à sa gauche saint Jean baptiste : c’est la déisis.)

En outre, la réalisation de la prétendue icône reconstruite qui était soi-disant le modèle du sceau relève davantage de l’illustration de livres pour enfants que de l’iconographie…