« Insupportable et honteux »

Yaël Braun-Pivet, qui se croit quelque chose parce qu’elle a été perchée à l’Assemblée, a coupé le micro du député UDR Gérault Verny parce qu’il venait de dire à Sandrine Rousseau qu’elle « hurle quand elle prend la parole : vous nous cassez les oreilles ! »

« Ce n’est pas acceptable. Je vous rappelle à l’ordre immédiatement, c’est insupportable et honteux », a crié la Braun-Pivet, ajoutant que le propos était outrageusement « sexiste ».

Gérault Verny a publié un tweet de la Braun-Pivet, du 27 juin 2024, où elle ironisait sur le programme de la gauche qui était chuchoté par Olivier Faure, Marine Tondelier, Aymeric Caron et… Sandrine Rousseau. Elle ajoutait : « Si jamais vous revenez dans l’hémicycle et que vous pouvez chuchoter comme ça au lieu de hurler comme avant, ce serait top. »

Sic. Qui est insupportable ?

Leur démocratie

Admirable article de Libération ce matin, annonçant le nouvel arsenal de censure concocté par la Commission européenne : le « bouclier démocratique » contre la « falsification des faits » due aux « ingérences russes ».

Et l’article, qui résume la chose, est un exemple type de falsification des faits…

On assène qu’il s’agit de combattre la « guerre d’influence » que mènent les Russes. Exemple : l’élection présidentielle roumaine.

Or le gouvernement roumain russophobe lui-même a fini par admettre qu’après enquête approfondie on n’avait trouvé aucune preuve d’une quelconque influence russe. Aussi l’UE et Libération sont-ils obligés de glisser qu’on parle ici de « soupçons d’ingérence étrangère »…

Puis vient un intertitre : « Câbles sous-marins ».

Ce qui laisse clairement entendre que les Russes ont saboté des câbles sous-marins. L’expression est en fait reprise d’une citation de Nathalie Loiseau, qui se garde bien de dénoncer ouvertement les Russes, ce qui la rendrait encore plus stupide qu’elle ne l’est : « Les processus électoraux doivent être considérés comme des infrastructures critiques, au même titre que des câbles sous-marins. »

Enfin Libération souligne que pour les journalistes de Reporters sans frontières le dispositif de censure européenne ne va pas assez loin…

Macron organise la résistance… contre les Français

Euh, non, ce n’est pas une blague. Tous les mots de ce bref paragraphe seraient à commenter. Mais en gros tout est à l’envers… Et une censure sévère se profile. Notamment (bien sûr) contre l’influence russe…

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Et le même jour…

De Xavier Poussard:

Aujourd’hui, en France, onze citoyens français anonymes sont jugés pour « cyberharcèlement » pour avoir simplement reposté sur X, d’une manière ou d’une autre, des publications inspirées de « Devenir Brigitte », ma biographie non autorisée de Brigitte Macron, qui n’a jamais été condamnée (ni même poursuivie) pour diffamation et dont les conclusions n’ont jamais été contestées. Pour avoir retweeté des blagues sur Brigitte Macron, ces onze citoyens français, pour la plupart choisis au hasard — dont une personne handicapée à 80 % — ont été soumis à des mois de surveillance policière étroite, leurs domiciles ont été perquisitionnés et ils ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une opération menée depuis la présidence par Patrice Faure, ancien membre de la DGSE (la CIA française), aujourd’hui chef de cabinet d’Emmanuel Macron. Jugés depuis hier, ils encourent trois ans de prison et une amende de 45.000 euros. Message au monde entier : ne laissez plus Emmanuel Macron ou la République française vous donner des leçons de démocratie.

Maria Zakharova sur Macron

Lors de son point de presse hebdomadaire, Maria Zakharova a été interrogée sur les propos de Macron sur Poutine, « un prédateur, c’est un ogre à nos portes » :

« Nous voyons constamment des déclarations étranges du président français à l’égard de la Russie. Parfois, elles dépassent les limites non seulement du raisonnable, mais aussi de la décence, devenant des insultes vulgaires à l’égard de la Russie et de son peuple. »

On peut le vérifier ici, c’est à 2h34. (Le « point de presse » de Maria Zakharova dure plus de trois heures.) Et ce n’est que le début d’un développement sérieux sur la responsabilité française dans ce qui se passe en Ukraine.