L’imam Nunez

Le discours du ministre de l’Intérieur le 12 mars lors de « l’Iftar des ambassadeurs » à la Grande Mosquée de Paris était passé inaperçu, dans le flot de l’actualité qui passe… Un passage vient d’émerger sur les réseaux sociaux. Le ministre se prononce en faveur du voile pour les fillettes (ce en quoi l’imam Nunez est plus islamiste que la grande majorité des théologiens musulmans), et pour une diffusion toujours plus grande de l’islam, de même que le président de la République est lui aussi attaché à « développer » (sic) l’islam en France. (« Mon cher Chems », que tutoie le ministre, est le recteur algérien de la Grande Mosquée.)

« La France ne doit pas perdre en chemin ses enfants et elle ne doit perdre en chemin aucun de ses enfants parce qu’ils se seraient sentis stigmatisés ou blessés. C’est ce qui justifie d’ailleurs ma position sur l’interdiction du port du voile sur l’espace public par les mineurs. Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu’en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain. Je ne le ferai pas parce que je n’y crois pas et parce qu’une telle mesure ne ferait en réalité que détourner l’attention de la vraie menace. C’est une proposition qui, à mon sens, décrédibiliserait le vrai combat donné contre l’islam politique qui, lui, lui, est essentiel. C’est également ce qui justifie et justifiera que je pousse et défende, comme ministre des cultes, toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître l’islam. Et tu sais, mon cher Chems, combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître l’islam. »

Cynisme

L’État n’a pas les moyens d’aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, affirme Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance (la banque publique d’investissement, directement supervisée par la Banque centrale européenne) :

« Cette nouvelle crise géopolitique, on ne peut pas se la payer… Le temps des boucliers est terminé… Y’a plus un sou ! Toutes les marges de manœuvre de l’État sont parties dans la dépense sociale… Le Père Noël de l’État est totalement nu. Il ne lui reste rien dans la hotte. »

De même :

La France ne dispose plus de marges de manœuvre pour faire face aux crises… Mais il y a toujours des milliards et des milliards à jeter dans le trou ukrainien, et le Biscornu vient d’annoncer l’achat de 8,5 milliards d’euros de munitions pour faire la guerre à la Russie…

Les incompétents

Macron à son tour a affirmé à propos du Groenland que « ce territoire appartient à l’Union européenne », ce qui est littéralement faux. Le Groenland n’appartient pas à l’UE, il a voté deux fois contre la Communauté européenne et fait partie des territoires « associés » à l’UE.

Quant à Kaja Kallas, elle a encore fait démonstration de son incompétence crasse en publiant sur Instagram cette photo : « C’était un plaisir de rencontrer le ministre fédéral de la Défense Boris Pistorius. »

Mais il s’agit du président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag Armin Laschet.

Il est vrai que les deux hommes se ressemblent quasiment comme des jumeaux. Mais si Kaja Kallas ne sait pas lequel des deux elle rencontre, il vaudrait mieux qu’elle fasse autre chose.

Mensonge ou incompétence ?

Jean-Noël Barrot a annoncé l’ouverture d’un consulat au Groenland (56.000 habitants sans aucun lien avec la France) et a déclaré :

« Le Groenland ne veut ni être possédé, ni être gouverné, nié, ni être intégré par les Etats-Unis. Le Groenland a fait le choix du Danemark, le choix de l’Otan et le choix de l’Union. »

Il a tellement fait le choix de l’Union qu’il a voté à 70% contre l’intégration du Danemark à la CEE, puis qu’il a voté à 53% pour se retirer de la CEE malgré les promesses et les menaces.

Le Groenland ne fait pas partie de l’UE, mais des « PTOM », les pays et territoires d’outre-mer « associés » à l’UE.

Le ministre des Affaires étrangères ne sait-il pas cela, ou fait-il semblant de ne pas le savoir ?

En tout cas, être consul de France au Groenland, c’est une super-planque…

Rappel : Le Groenland fait d’autant moins partie de l’UE que déjà le Danemark n’en fait partie que nominalement, ayant obtenu de rester en dehors de l’essentiel du traité de Maastricht : citoyenneté européenne, monnaie unique, politique de défense et de sécurité, coopération policière et judiciaire…