Menace sur France 2

Une simple rumeur faisant état d’une éventuelle participation d’Eugénie Bastié à une émission politique de France Télévisions en septembre prochain a provoqué la colère de la « Société des journalistes » (sic) de la télévision d’Etat. Et Télérama, le magistère médiatique et culturel, s’en fait doctement le relai.

Eugénie Bastié, elle est « de droite ». Elle cause dans les « médias Bolloré ». Et elle écrit aussi dans le Figaro. C’est dire que c’est carrément la strêmdroate qui serait aux commandes…

Alors les « journalistes » tonnent que « Eugénie Bastié ne peut pas incarner et animer le débat politique sur France 2 », parce que « l’information n’est pas une opinion ».

Comme ils ne raisonnent plus que par slogans, ils ne voient même pas qu’Eugénie Bastié ne serait pas là pour faire ce qu’ils osent encore appeler de « l’information », mais pour poser des questions. Mais il est vrai que le totalitarisme médiatique est désormais tellement bétonné que même la possibilité de poser des questions non estampillées de gauche est insupportable.

Quand la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » martèle en permanence que « l’information n’est pas une opinion », il faut se souvenir que ce n’est que le début de la phrase complète : « L’information n’est pas une opinion de droite, l’information ne peut être qu’une opinion de gauche, reflétant le politiquement correct obligé » : culture de mort, propagande LGBT, russophobie, dictature covidienne, etc.

Manifestement, les dirigeants de la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » sont tellement enfermés dans leur idéologie totalitaire qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils s’empressent ainsi d’apporter gracieusement de l’eau au moulin du rapport que vient tout juste de publier Charles Alloncle…

La loi Yadan

Je n’ai pas tout compris, mais voici ce que les gazettes en disent.

Mercredi, la commission des lois a décidé que la pétition contre la proposition de loi Yadan, qui avait dépassé les 700.000 signatures, ne serait pas débattue à l’Assemblée. Pour la raison que ce serait une « redondance inutile », vu que le texte lui-même arrivait en discussion le lendemain.

De fait il était à l’ordre du jour hier soir. Mais il en a été retiré par les députés macronistes parce que ceux-ci ont eu l’engagement du gouvernement (qui soutenait la proposition de loi) qu’un projet de loi sur le sujet serait présenté fin juin en conseil des ministres pour être adopté d’abord par le Sénat.

Les députés macronistes ont alors affirmé que le projet de loi reprendrait « l’intégralité de la proposition de loi ».

Mais le gouvernement a démenti, indiquant que le projet de loi sera élaboré avec l’ensemble des forces parlementaires, « dans une logique coordonnée et transpartisane »…

Caroline Yadan a néanmoins crié « Victoire ».

Ce matin, Aurore Bergé, « ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations », a déclaré qu’elle inviterait « dès le 28 avril » les présidents des groupes parlementaires « pour entendre leurs propositions ».

En fait il y a très peu de chance que le texte, qui sera donc théoriquement présenté au Sénat fin juin, soit voté avant la fin de la session parlementaire.

Peut-être certains ont-ils pris conscience de l’aspect encore plus ubuesque (« négation d’un Etat reconnu par l’Onu ») que liberticide (provocation « implicite » au terrorisme) du texte.

Idée fixe

Titre de La Chaîne Parlementaire, bien rouge pour bien faire peur…

Et comme tous les fous il affirme que son délire est rationnel :

« Quand on parle de la Russie, c’est quelque chose qui n’est absolument pas dogmatique, c’est quelque chose de renseigné. »

C’est pourquoi il est nécessaire d’engager 36 milliards d’euros supplémentaires, comme le veut le gouvernement atteint comme Mandon de russophobie aigüe. (Mais peut-être ont-ils vraiment décidé d’attaquer la Russie ?)

L’imam Nunez

Le discours du ministre de l’Intérieur le 12 mars lors de « l’Iftar des ambassadeurs » à la Grande Mosquée de Paris était passé inaperçu, dans le flot de l’actualité qui passe… Un passage vient d’émerger sur les réseaux sociaux. Le ministre se prononce en faveur du voile pour les fillettes (ce en quoi l’imam Nunez est plus islamiste que la grande majorité des théologiens musulmans), et pour une diffusion toujours plus grande de l’islam, de même que le président de la République est lui aussi attaché à « développer » (sic) l’islam en France. (« Mon cher Chems », que tutoie le ministre, est le recteur algérien de la Grande Mosquée.)

« La France ne doit pas perdre en chemin ses enfants et elle ne doit perdre en chemin aucun de ses enfants parce qu’ils se seraient sentis stigmatisés ou blessés. C’est ce qui justifie d’ailleurs ma position sur l’interdiction du port du voile sur l’espace public par les mineurs. Je ne serai pas celui qui ira expliquer à des enfants qu’en portant le voile, elles menacent le vivre ensemble républicain. Je ne le ferai pas parce que je n’y crois pas et parce qu’une telle mesure ne ferait en réalité que détourner l’attention de la vraie menace. C’est une proposition qui, à mon sens, décrédibiliserait le vrai combat donné contre l’islam politique qui, lui, lui, est essentiel. C’est également ce qui justifie et justifiera que je pousse et défende, comme ministre des cultes, toute initiative qui puisse contribuer à mieux faire connaître l’islam. Et tu sais, mon cher Chems, combien le président de la République est attaché à développer et à mieux faire connaître l’islam. »

Cynisme

L’État n’a pas les moyens d’aider les automobilistes face à la hausse des prix des carburants, affirme Nicolas Dufourcq, le directeur de Bpifrance (la banque publique d’investissement, directement supervisée par la Banque centrale européenne) :

« Cette nouvelle crise géopolitique, on ne peut pas se la payer… Le temps des boucliers est terminé… Y’a plus un sou ! Toutes les marges de manœuvre de l’État sont parties dans la dépense sociale… Le Père Noël de l’État est totalement nu. Il ne lui reste rien dans la hotte. »

De même :

La France ne dispose plus de marges de manœuvre pour faire face aux crises… Mais il y a toujours des milliards et des milliards à jeter dans le trou ukrainien, et le Biscornu vient d’annoncer l’achat de 8,5 milliards d’euros de munitions pour faire la guerre à la Russie…