Bardella a un nouveau copain…

Ce qu’est devenu le mouvement de Jean-Marie Le Pen…

Jordan Bardella hier au Parlement européen :

« J’ai indiqué que le Rassemblement national était attaché à l’équilibre franco-allemand en tant que moteur de la construction européenne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et j’ai indiqué que naturellement le prochain gouvernement français, si c’était un gouvernement issu du Rassemblement national, travaillerait avec l’ensemble des chefs d’Etat européens, et qu’il y avait des convergences, me semble-t-il, sur le plan idéologique, avec le chancelier Merz sur un certain nombre de sujets – pas sur tous le sujets naturellement, mais que en l’occurrence sur la remise en cause qu’il a exprimée de la politique d’Ursula von der Leyen sur le Green Deal, la remise en cause des normes qui frappent l’industrie, le secteur automobile ou encore la gestion des flux migratoires, je crois qu’il est important de souligner ces convergences et de pouvoir envisager de continuer à œuvrer ensemble pour bâtir des nations européennes puissantes, autonomes, libres, indépendantes, capables de créer les conditions de la croissance et de protéger leurs frontières. Je note que l’Allemagne a fait le choix depuis plusieurs mois de se rapprocher de l’Italie de Giorgia Melloni. Il est évident que si le siège français devait basculer au Conseil en notre faveur dans quelques mois, nous nous inscririons dans cette dynamique… »

La retranscription des propos du président du Rassemblement national fait prendre conscience qu’il dit absolument n’importe quoi, au-delà même de sa romance avec Merz : bâtir des nations indépendantes avec les européistes…

Et il faudrait que Merz reste en place pour que Bardella participe à la « dynamique »… de son effondrement (sa cote est désormais la plus basse jamais atteinte par un chancelier depuis qu’il y a des sondages). En septembre il y aura des élections en Saxe-Anhalt, et l’AfD, aujourd’hui à 41% dans les sondages locaux, pourrait remporter le Land contre tous les autres partis réunis.

Réaction de Tino Chrupalla, co-président de l’AfD :

« M. Bardella devrait d’abord devenir président. Il devrait se concentrer là-dessus et ne pas se jeter au cou de Friedrich Merz. Toute ingérence de la part d’autres partis étrangers dans notre pays est extrêmement problématique. Nous ne faisons pas cela, et je pense qu’il y a là un manque de connaissances, du moins de la part du Rassemblement national, mais aussi de Mme Meloni. »

*

Quant à Bruno Retailleau, autre candidat à la présidentielle, il est aujourd’hui à Kiev:

« J’ai choisi de réserver mon premier déplacement international de campagne à l’Ukraine, qui depuis plus de quatre ans, fait face à l’agression russe. »

Soutien à l’Ukraine, déversement de dizaines de milliards dans le trou sans fond, voilà une convergence avec Bardella et Merz…

La dinde Hayer en graine de dictateur

La sinistre petite dinde Valérie Hayer, qui s’ennuie à son poste de présidente de ce qui reste du groupe macroniste au Parlement européen, veut montrer qu’elle aussi peut participer à la dictature de l’information officielle et à la censure des médias qui osent dévier. Elle saisit l’Arcom après des propos tenus sur CNews et Europe 1 par Xenia Fedorova, soulignant qu’il s’agit de l’ancienne dirigeante de RT France, « média interdit de diffusion dans l’UE ».

Il ne suffit donc pas d’interdire RT France, il faut encore interdire de parole son ancienne directrice. Jusqu’à la septième génération ?

Valérie Hayer ne supporte pas qu’on puisse entendre en France et dans l’UE des propos qui ne soient pas exactement ceux de la propagande officielle. C’est pourquoi les médias russes ont été interdits. Toute opinion non conforme est également interdite, depuis le début de la guerre en Ukraine, sur les médias de ce qu’on ose encore appeler le « service public ». Toute entorse est sévèrement condamnée, comme il y a quelques semaines une interview de Serguei Lavrov : il est même interdit de donner la parole au plus célèbre ministre des Affaires étrangères au monde, parce que, évidemment, il va donner le point de vue du Kremlin, et que les téléspectateurs du service public n’ont pas à connaître ce point de vue, qui risque de les faire réfléchir, ce qui serait catastrophique.

Des excités, comme un certain Louis Duclos d’un incertain Observatoire Delphi, demandent même l’expulsion de Xenia Fedorova…

Si RT France n’existe plus, victime de la dictature de l’UE, il y a désormais « RT en français », diffusé depuis Moscou et accessible chez nous par VPN. Voici la présentation de RT en français :

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Menace sur France 2

Une simple rumeur faisant état d’une éventuelle participation d’Eugénie Bastié à une émission politique de France Télévisions en septembre prochain a provoqué la colère de la « Société des journalistes » (sic) de la télévision d’Etat. Et Télérama, le magistère médiatique et culturel, s’en fait doctement le relai.

Eugénie Bastié, elle est « de droite ». Elle cause dans les « médias Bolloré ». Et elle écrit aussi dans le Figaro. C’est dire que c’est carrément la strêmdroate qui serait aux commandes…

Alors les « journalistes » tonnent que « Eugénie Bastié ne peut pas incarner et animer le débat politique sur France 2 », parce que « l’information n’est pas une opinion ».

Comme ils ne raisonnent plus que par slogans, ils ne voient même pas qu’Eugénie Bastié ne serait pas là pour faire ce qu’ils osent encore appeler de « l’information », mais pour poser des questions. Mais il est vrai que le totalitarisme médiatique est désormais tellement bétonné que même la possibilité de poser des questions non estampillées de gauche est insupportable.

Quand la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » martèle en permanence que « l’information n’est pas une opinion », il faut se souvenir que ce n’est que le début de la phrase complète : « L’information n’est pas une opinion de droite, l’information ne peut être qu’une opinion de gauche, reflétant le politiquement correct obligé » : culture de mort, propagande LGBT, russophobie, dictature covidienne, etc.

Manifestement, les dirigeants de la « Société des journalistes de la rédaction nationale de France Télévisions » sont tellement enfermés dans leur idéologie totalitaire qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils s’empressent ainsi d’apporter gracieusement de l’eau au moulin du rapport que vient tout juste de publier Charles Alloncle…

La loi Yadan

Je n’ai pas tout compris, mais voici ce que les gazettes en disent.

Mercredi, la commission des lois a décidé que la pétition contre la proposition de loi Yadan, qui avait dépassé les 700.000 signatures, ne serait pas débattue à l’Assemblée. Pour la raison que ce serait une « redondance inutile », vu que le texte lui-même arrivait en discussion le lendemain.

De fait il était à l’ordre du jour hier soir. Mais il en a été retiré par les députés macronistes parce que ceux-ci ont eu l’engagement du gouvernement (qui soutenait la proposition de loi) qu’un projet de loi sur le sujet serait présenté fin juin en conseil des ministres pour être adopté d’abord par le Sénat.

Les députés macronistes ont alors affirmé que le projet de loi reprendrait « l’intégralité de la proposition de loi ».

Mais le gouvernement a démenti, indiquant que le projet de loi sera élaboré avec l’ensemble des forces parlementaires, « dans une logique coordonnée et transpartisane »…

Caroline Yadan a néanmoins crié « Victoire ».

Ce matin, Aurore Bergé, « ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations », a déclaré qu’elle inviterait « dès le 28 avril » les présidents des groupes parlementaires « pour entendre leurs propositions ».

En fait il y a très peu de chance que le texte, qui sera donc théoriquement présenté au Sénat fin juin, soit voté avant la fin de la session parlementaire.

Peut-être certains ont-ils pris conscience de l’aspect encore plus ubuesque (« négation d’un Etat reconnu par l’Onu ») que liberticide (provocation « implicite » au terrorisme) du texte.

Idée fixe

Titre de La Chaîne Parlementaire, bien rouge pour bien faire peur…

Et comme tous les fous il affirme que son délire est rationnel :

« Quand on parle de la Russie, c’est quelque chose qui n’est absolument pas dogmatique, c’est quelque chose de renseigné. »

C’est pourquoi il est nécessaire d’engager 36 milliards d’euros supplémentaires, comme le veut le gouvernement atteint comme Mandon de russophobie aigüe. (Mais peut-être ont-ils vraiment décidé d’attaquer la Russie ?)