Ah bon…

C’est Vatican News qui le dit, et l’on pense peut-être que le titre ne reflète pas vraiment ce qu’a dit le pape. Mais si. Il a rappelé qu’en 2025 on célébrera les 1700 ans du concile de Nicée, et « cet anniversaire nous rappelle que nous professons la même foi ».

L’article souligne que François a tout particulièrement salué la nouvelle présidente du Conseil méthodiste mondial, « l’évêque Debra Wallace-Padgett ». La même foi dans les sacrements de la foi ?

L’Ukraine s’enfonce

Le 13 décembre à la télévision 1+1, la deuxième chaîne la plus regardée d’Ukraine (celle qui a « fait » Zelensky), a été diffusé un « spectacle culinaire » tourné dans le réfectoire de la haute laure des Grottes de Kiev, dont les moines ont été expulsés l’an dernier.

Déjà, le 6 décembre, Zelensky avait présidé un « petit déjeuner militaire de prière » en cet endroit. De prière, soi-disant, parce qu’il avait invité toutes les confessions religieuses, en dehors bien sûr de la première : l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Et il avait mis devant la représentation de la crucifixion un grand portrait de lui-même, dans une mise en scène faisant quelque peu penser à 1984

Mais cette fois c’est carrément devant la crucifixion qu’un cuisinier a concocté des plats « traditionnels ».

Certes, il s’agit du réfectoire, et non de l’église attenante. Mais le réfectoire d’un monastère orthodoxe est un lieu sacré, comme le montrent les icônes, et les croix sur les piliers. (Quand on parle de « l’église du réfectoire » d’un monastère orthodoxe, cela comprend le réfectoire lui-même, puisque c’est un seul bâtiment.)

Cette émission a provoqué une grande indignation en Ukraine, et pas seulement dans l’Eglise orthodoxe ukrainienne. Même l’évêque catholique latin de Kiev, Vitaliy Krivitsky, a dénoncé la chose. Reconnaissant le savoir-faire du chef, il déclare que « dans le cas de son spectacle de cuisine dans le temple du réfectoire, il ne s’agit plus de cuisine, mais d’une confusion totale dans la compréhension du sacré et du traditionnel ». Il ajoute : « Il semble que le communisme ne soit plus une relique du passé, mais que, telle une hydre, il ravive ses tentacules dans notre présent. » Et l’on est loin de la culture, puisqu’il ne s’agit pas de cultiver mais de déformer. « Et le plus grand problème, c’est que tant les marxistes des années 20 du siècle dernier que ceux des années 20 du siècle présent ne s’en rendent pas compte. Ou peut-être le comprennent-ils bien… C’est pourquoi ils créent une législation appropriée. »

Même Oleksiy Kouchtch, sortant de son domaine d’expert économique, a critiqué l’Eglise du pouvoir, à laquelle la laure supérieure a été confiée (avec son unique moine), mais qui ne sait pas quoi en faire. « Vous pouvez crier autant que vous voulez, écume à la bouche, au sujet du “retour des sanctuaires“, mais si l’Église orthodoxe d’Ukraine tolère de tels faits, lorsque de telles émissions sont organisées, cela confirme simplement son statut d’Église d’État, qui sacralise la nation et sécularise la foi, remplaçant Dieu par la nation, et la spiritualité par l’idéologie séculière. » « Pour un orthodoxe, tout cela ressemble inconditionnellement à une insulte, à une abomination et à une profanation. »

Les réactions sont telles que le directeur de la réserve (ministère de la Culture), Maxime Ostapenko, qui s’était félicité de ce spectacle culinaire hautement culturel, a publié une « déclaration urgente », disant d’abord que le spectacle « répond pleinement à la législation et aux exigences actuelles en matière d’exploitation des monuments historiques et culturels, et ne porte aucunement atteinte à la peinture du XXe siècle » (sic), puis qu’il « regrette sincèrement que cet événement ait causé un malentendu et ait pu blesser les sentiments religieux des croyants ». Non sans ajouter que ceux qui critiquent font le jeu… des Russes : « La Russie et les forces pro-russes utilisent systématiquement la Laure dans leur propagande et leurs opérations psychologiques pour susciter la controverse et la division parmi les Ukrainiens. Nous demandons instamment à chacun de vérifier les informations et d’être attentif aux provocations souvent répandues par l’ennemi. » Sic.

Sa Béatitude et Sa Sainteté

Sur la page Facebook d’Andrii Yourach, ambassadeur d’Ukraine près le Saint-Siège :

Sa Béatitude le Métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Epiphane, Primat de l’Église orthodoxe ukrainienne, a commencé sa visite au Vatican par une rencontre et un échange de vues ecclésiastiques avec Sa Sainteté le Pape François : une rencontre chaleureuse et incroyablement sincère !

Il s’agit de Serge Doumenko, chef de l’Eglise du pouvoir ukrainien, fabriquée par Porochenko, Bartholomée et la CIA en 2018. Yourach ose dire qu’il s’agit de « l’Eglise orthodoxe ukrainienne » (c’est ainsi dans son texte en ukrainien et dans son texte en anglais) alors que le nom officiel de cette secte est « Eglise orthodoxe d’Ukraine », puisque le nom d’Eglise orthodoxe ukrainienne est depuis toujours celui de l’Eglise historique qui résiste à son interdiction. Un mensonge de plus, pour embrouiller les gens qui ne sont pas au courant.

Après sa première visite au Vatican, Doumenko présidera demain une « prière » en l’église orthodoxe grecque Saint-Théodore de Rome, et le 16 décembre il célébrera une divine liturgie sur la tombe de saint Nicolas à Bari.

L’Eglise de Suède a une majorité de « prêtresses »

En 1975 furent « ordonnées » les première femmes « prêtres » de l’« Eglise de Suède ». On pensait alors qu’il faudrait un siècle pour atteindre la parité. Mais c’est déjà fait. Aujourd’hui, 1.533 « prêtres » sur 3.060 sont des femmes : 50,1%.

C’est ce qu’on apprend dans un grand article de Telegrafi. Mais attention : c’est trop tôt pour se réjouir et crier victoire, même si le chef de l’Eglise est une femme et que la première évêquesse lesbienne a été ordonnée en 2009. Les statistiques actuelles ne garantissent pas du tout que « l’égalité de genre » soit un fait acquis.

Par exemple, il y a le diocèse « conservateur » de Göteborg (la deuxième plus grande ville du pays). Certes il a désormais un évêque femme, mais lors de son « ordination », l’année dernière, il y a eu un pasteur pour dire publiquement qu’il ne la considérait pas comme son évêque…

De plus, il faut savoir qu’il y a une différence significative de salaire moyen (carrément 200€) entre les prêtres et les prêtresses. Et pourquoi ? Eh bien parce que les plus hautes positions sont surtout tenues par des hommes…

Voilà pourquoi il faut encore et toujours lutter pour l’égalité de genre.

Et qu’en pensent les fidèles ? Il faudrait déjà les trouver : aux dernières nouvelles il y a 2% de pratiquants… Et on ne leur demande pas leur avis.