La préfète et la sous-préfète

Le pape a nommé sœur Tiziana Merletti secrétaire du dicastère pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.

François avait nommé début janvier sœur Simona Brambilla préfète du dit dicastère.

Des milliers de prêtres, revêtus du sacerdoce du Christ, et même des évêques, sont désormais sous la coupe non plus d’une femme, mais de deux femmes…

En fait, François a inventé un « pro-préfet », son pote le cardinal Ángel Fernández Artime.

Il pourra non seulement représenter l’autorité face aux prêtres, mais aussi régler le crépage de chignons entre Tiziana et Simona…

Il paraît que la sous-préfète est franciscaine…

Valence islamo-chrétienne

Le diocèse de Valence fait la publicité de la « 26e rencontre islamo-chrétienne » au monastère d’Aiguebelle :

Un rassemblement qui permet, chaque année, de discuter sur des thématiques religieuses communes. Cette nouvelle édition sera rythmée par le thème de l’Espérance. Monseigneur Durand participera et interviendra durant la journée.

C’est le même Mgr Durand qui persécute, en ce moment même, les fidèles de la messe traditionnelle. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est parfaitement cohérent.

Aiguebelle est la maison-mère du monastère de Tibhirine, où le « dialogue » islamo-chrétien était poussé au point que les prières communes étaient habituelles et qu’une pièce au centre du monastère avait été transformée en mosquée. Le célèbre prieur Christian de Chergé, qui ne citait jamais les pères de l’Eglise ni aucun texte avant Vatican II, se vantait de faire sa lectio divina aussi bien dans le Coran que dans la Bible, et il enseignait que les chrétiens doivent recevoir le Christ de l’islam et recevoir l’islam du Christ : « Pour entrer en vérité dans le dialogue, il nous faudra accepter, au nom du Christ, que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ. »

Il va de soi que l’évêque Durand d’Aiguebelle et Tibhirine ne peut pas « dialoguer » avec ceux dont la liturgie exclut que l’islam ait quelque chose à nous dire de la part du Christ.

Le diocèse de Mende ?

Hier on a appris que Léon XIV a nommé le nouvel évêque de Mende. Une information d’importance : c’est la première nomination d’un évêque en France par le nouveau pape. Que doit-on en penser ? Mais l’intéressé souligne qu’il a été choisi par François. Ce qui en effet est probable, et rend la chose moins intéressante. Mais le nouveau pape était le préfet du dicastère des évêques, donc il a eu un rôle dans cette nomination. Et bla-bla-bla.

Le diocèse de Mende, c’est aujourd’hui… cinq paroisses. Pour sans doute moins de 2.000 « catholiques pratiquants ». Il est clair que personne à Rome ne se soucie de ce mini-diocèse à l’agonie et que la nomination réelle a été faite par le bureau ad hoc de la conférence des évêques… Et qu’il n’y a donc rien à en dire, surtout si c’est pour évaluer le nouveau pape.

La persécution ukrainienne

Ce 20 mai s’ouvre la première enquête menée par le « Service d’État ukrainien pour l’ethnopolitique et la liberté de conscience » contre l’Eglise orthodoxe ukrainienne au titre de la loi interdisant cette Eglise.

C’est donc parti, comme prévu, pour l’éradication de l’Eglise orthodoxe ukraininenne, puisque apparemment tout le monde trouve cela normal et conforme au droit international et à la « liberté de conscience »…

L’enquête vise la métropole de Kiev, donc directement le primat de l’Eglise orthodoxe.

La loi définit sept critères d’affiliation d’une organisation religieuse ukrainienne à une organisation religieuse étrangère interdite en Ukraine (à savoir l’Eglise orthodoxe russe). Un seul de ces critères suffit pour interdire l’organisation religieuse ukrainienne en question.

Le troisième critère stipule qu’une affiliation est avérée si les statuts de l’organisation étrangère incluent l’organisation ukrainienne dans sa structure. Or, le chapitre X des statuts du Patriarcat de Moscou mentionne explicitement l’Eglise orthodoxe ukrainienne, qui ne peut évidemment rien y changer.

Frapper la métropole de Kiev permettra de prendre les mêmes mesures d’interdiction de toutes les organisations qui lui sont liées d’une façon ou d’une autre, donc toutes les structures de l’Eglise, toutes les paroisses et tous les monastères.

Ce 20 mai, cela fait aussi exactement un an que Zelensky n’est plus président de l’Ukraine selon la Constitution ukrainienne.

Mais tout le monde considère toujours Zelensky comme le président légitime, et tout le monde considère qu’il a le droit d’interdire l’Eglise orthodoxe de son pays…

Addendum

Serguei Lavrov ce matin :

« Je voudrais assurer à tous ici que la Russie n’abandonnera pas les Ukrainiens orthodoxes et qu’elle veillera à ce que leurs droits légitimes soient respectés et que l’orthodoxie canonique retrouve le rôle central dans la vie spirituelle des personnes vivant sur le sol ukrainien. »

Sacrilège

Ceci est le Premier ministre canadien, militant du droit « absolu » à l’avortement « sans limite » et financé par l’Etat, et des droits LGBT y compris le « droit fondamental » du charcutage des enfants pour « transition de genre », communiant à la messe inaugurale du pape. Mark Carney a ensuite salué Léon XIV, et l’a « remercié pour son message d’unité, de compassion et de paix ».