Le retour des fresques

Le monastère Novospasski (nouveau monastère du Sauveur) de Moscou a retrouvé dimanche plusieurs de ses fresques et peintures qui avaient disparu au cours de la période bolchevique. Elles ont été présentées et bénies par le métropolite Grégoire de Voskresensk, vicaire du patriarche pour la ville de Moscou et chancelier du patriarcat.

Fondé en 1490, le monastère, et sa cathédrale de la Transfiguration, sanctuaire de la famille Romanov, furent entièrement reconstruits par le premier tsar Romanov, Michel Ier, à partir de 1640, et décorés par les plus prestigieux peintres de l’époque. Au temps du communisme il fut décidé de détruire le monastère, et l’on déposa les fresques et les peintures. Le monastère ne fut pas détruit, mais les peintures disparurent. Elles ont été retrouvées récemment dans les caves d’un musée, et restaurées.

On remarque notamment celles qui illustrent des scènes de la vie du prince saint Vladimir, par Goury Nikitine.

François fait sa propagande LGBT

François a reçu samedi, pour la troisième fois au moins, les dirigeants du lobby LGBT New Ways Ministry, dont la sœur Jeannine Gramick, la cofondatrice, condamnée en 1999 par la Congrégation pour la doctrine de la foi. C’est elle qui est à gauche du pape.

L’entretien a duré 80 minutes. Cette fois, l’accent était mis sur les « transgenres », pour lesquels François a une particulière tendresse, comme il l’a montré à maintes reprises.

D’où une deuxième photo, spécialement souriante, où l’on se focalise de gauche à droite sur Cynthia Herrick, médecin spécialiste du soi-disant « changement de sexe », Laurie Dever et le diacre Ray Dever, « ministres pastoraux » parents d’une « fille transgenre », à savoir un très grand et évident garçon qui se disait fille et  qui s’est suicidé, Michael Sennett, « homme transgenre » (jeune femme qui se prend pour un garçon) et Nicole Santamaria, qui se dit « intersexe »… Avec au milieu un faux Oliver Hardy qui se dit pape.

Témoignage de foi

L’Italien Sammy Basso est mort le 5 octobre. Il était à 28 ans « le plus vieux » malade de progeria,, ou syndrome de Hutchinson-Gilford, maladie dont il était devenu un spécialiste, ayant passé en 2021 un master en biologie moléculaire et travaillant à une thèse sur le sujet.

Sammy Basso était connu pour la joie dont il rayonnait et qu’il puisait dans sa foi profonde.

Voici un extrait de la lettre qu’il a laissée :

Pensons à la mort de manière positive : si elle n’était pas là, nous ne terminerions probablement rien de notre vie, parce qu’il y a toujours un lendemain. La mort, par contre, nous fait savoir qu’il n’y a pas toujours de lendemain, que si nous voulons faire quelque chose, c’est maintenant ! Mais pour un chrétien, la mort, c’est aussi autre chose ! Depuis que Jésus est mort sur la croix en sacrifice pour tous nos péchés, la mort est le seul moyen de vivre vraiment, le seul moyen de retourner enfin dans la maison du Père, le seul moyen de voir enfin son visage. En tant que chrétien, j’ai été confronté à la mort. Je ne voulais pas mourir, je n’étais pas prêt à mourir, mais j’étais prêt. La seule chose qui me rend mélancolique, c’est de ne pas être là pour voir le monde changer et aller de l’avant. Pour le reste, j’espère que dans mon dernier moment, j’ai pu voir la mort comme saint François, dont les paroles m’ont accompagné toute ma vie. J’espère que moi aussi j’ai pu accueillir la mort comme « sœur mort » à laquelle aucun vivant ne peut échapper. Si j’ai été digne dans ma vie, si j’ai porté ma croix comme on me l’a demandé, je suis maintenant avec le Créateur.

Je suis maintenant avec mon Dieu, le Dieu de mes pères, dans sa maison indestructible. Lui, notre Dieu, le seul vrai Dieu, est la cause première et la fin de toutes choses. Face à la mort, rien n’a de sens en dehors de lui. C’est pourquoi, bien qu’il ne soit pas nécessaire de le dire, car Il sait tout, comme je vous ai remercié, je voudrais le remercier aussi. Je dois toute ma vie, toutes les bonnes choses, à Dieu. La foi m’a accompagné et sans ma foi, je ne serais pas ce que je suis. Il a changé ma vie, il l’a prise, il en a fait quelque chose d’extraordinaire, et il l’a fait dans la simplicité de ma vie quotidienne. Ne vous lassez jamais, mes frères, de servir Dieu et d’agir selon ses commandements, parce que sans lui rien n’a de sens et parce que chacune de nos actions sera jugée et décidera qui vivra éternellement et qui devra mourir.

Je n’ai certainement pas été le meilleur des chrétiens, j’ai certainement été un pécheur, mais cela n’a pas d’importance maintenant : ce qui compte, c’est que j’ai fait de mon mieux et que je le referais. Ne vous lassez jamais, mes frères, de porter la croix que Dieu a assignée à chacun de nous, et n’ayez pas peur d’être aidés pour la porter, comme Jésus a été aidé par Joseph d’Arimathie.

Géorgie

La présidente de Géorgie ayant refusé sans surprise de signer la loi sur les « valeurs familiales et la protection des mineurs », le président du Parlement l’a promulguée dès le lendemain matin, comme la Constitution le prévoit pour une loi qui a suivi tout son parcours parlementaire. Le patriarcat orthodoxe de Géorgie a publié la déclaration suivante :

Aujourd’hui, en Géorgie, comme dans de nombreux pays à travers le monde, la protection des valeurs familiales est devenue un défi majeur. Pendant des années, tant de la part du Patriarcat de Géorgie que de la majorité de la population, cette question a suscité de nombreuses réactions, chacune d’entre elles visant à protéger les valeurs familiales face aux défis croissants.

L’Église de Géorgie a toujours protégé et continue de protéger notre jeunesse contre les idéologies qui sapent les structures familiales traditionnelles.

Il y a quelques années, les manuels scolaires pour les élèves et les enseignants ont suscité des critiques vives et justifiées de la part du Patriarcat de Géorgie, car certains thèmes de ces manuels mettaient ouvertement en évidence la dévalorisation des valeurs familiales. Il a fallu des efforts longs et actifs pour supprimer les passages contenant de la propagande LGBTQI des ressources pédagogiques, car les manuels éducatifs doivent être conformes à nos valeurs fondamentales.

De plus, la propagation de la propagande LGBTQI a souvent engendré des divisions sociales importantes et est même devenue un instrument de tension pour ceux qui cherchent à approfondir la polarisation.

En conséquence de ces tendances, la loi adoptée récemment par le gouvernement actuel de la Géorgie sur la “Protection des valeurs familiales et des mineurs” représente un pas en avant positif.

Saint Serge de Radonège

C’est aujourd’hui en Russie la fête de saint Serge de Radonège, sans doute le plus important saint russe, fondateur de la laure de la Trinité Saint-Serge, où le patriarche Cyrille a célébré la divine liturgie ce matin (on voit à sa droite le métropolite Benjamin de Minsk).

Le monastère est toujours resté en activité sous le régime communiste, et son chœur donnait des concerts en Occident sous le nom de « chœur des moines de Zagorsk ». Il est toujours une référence, comme en témoigne par exemple le monumental hymne des chérubins, à 57’50.

(On remarquera le nombre de fidèles, un mardi matin.)

N.B. A Paris, la « colline Saint-Serge » porte le nom de ce saint. C’est une église, une paroisse, un Institut de théologie de renom mondial. La colline Saint-Serge fête ses 100 ans cette année.