Le texte de Roche

Le fameux texte du cardinal Roche sur la messe, distribué aux cardinaux à la fin du consistoire, était l’un des quatre textes distribués, chacun sur un des quatre thèmes proposés par le pape.

Il ne s’agit donc pas d’une initiative privée ou intempestive comme l’avaient aussitôt suggéré quelques bisounours, mais d’un acte officiel, clairement voulu par le pape.

Ce texte ne présente rien de nouveau. C’est sans surprise une défense sans nuance de Traditionis custodes et donc de « la seule expression de la lex orandi du rite romain » qui est celle de « l’unité ».

Le texte a été publié par Diane Montagna.

On en trouvera la traduction ici.

Et un commentaire de Jeanne Smits ici.

La messe traditionnelle au consistoire

Un cardinal a fait cette confidence au Catholic Herald :

« Alors que la liturgie était mise de côté, on nous a remis à la fin un document rédigé par le cardinal Arthur Roche, qui était assez négatif concernant la messe traditionnelle. »

Le cardinal Roche est le préfet du Dicastère pour le Culte Divin, qui non seulement applique Traditionis custodes à la lettre, mais a demandé aux évêques de lui faire savoir ce qu’ils faisaient pour pousser les prêtres et fidèles à « revenir à une forme de célébration unifiée », selon la lettre de François accompagnant le motu proprio.

Commentaire d’Infovaticana :

« Cette procédure — introduire une évaluation critique par un texte écrit et non par une discussion ouverte entre les cardinaux — a été interprétée par divers observateurs comme un signe préoccupant. Pour beaucoup, elle indique que l’orientation du Saint-Siège en cette matière serait déjà décidée d’avance, sans réelle volonté de confrontation collégiale. »

L’Eglise à vau-l’eau

Léon XIV a une nouvelle férule. Dont le concept vient tout droit des délires de l’après-Concile : « le Christ non plus lié par les clous de la Passion, mais avec son corps glorifié dans l’acte d’ascension vers le Père ». Ce mélange est à la limite hérétique, puisqu’on peut en déduire que le Christ n’a pas été vraiment crucifié. Et il ne correspond pas à l’historicité évangélique, puisque le Christ est ressuscité du tombeau, pas de la croix. Naturellement, cette croix est contraire à toute la tradition iconographique tant d’Orient que d’Occident.

(Parmi la vingtaine d’extravagantes férules de François il y en avait déjà une qui montrait ainsi le Christ s’élevant de la croix « mains libres »…)

*

Contrairement à ce que rêvaient certains tradis papolâtres, le consistoire convoqué par Léon XIV ne s’est pas du tout penché sur la question de la liturgie traditionnelle, il a recommencé le bavardage sur la « synodalité »…

Excellente analyse d’Info Vaticana, traduite par Benoît et moi, pour ceux qui ne sont pas encore lassés par le radotage vaticanesque.

Petit extrait :

Elle nous est présentée comme un processus d’écoute, mais ce n’est pas le cas. C’est un monologue institutionnel. Les mêmes structures qui ont conduit l’Église occidentale à une crise sans précédent – conférences épiscopales, commissions, secrétariats, bureaux diocésains – se posent des questions, s’y répondent elles-mêmes, puis présentent le résultat comme « la voix du peuple de Dieu ».
Ce n’est pas du discernement. C’est de l’autojustification.

L’Eglise LGBT

Mgr Marco Agostini était cérémoniaire pontifical depuis 2009. Il célébrait fréquemment la messe selon le rite romain traditionnel dans la crypte de la Basilique Saint-Pierre, où François l’avait reléguée. Il vient d’être destitué par Léon XIV, brutalement, parce qu’on lui attribue un bout de phrase trouvé dans le brouhaha d’une partie non publique de la vidéo de la rencontre du pape avec les cardinaux à Noël.

La phrase en question, ou plutôt l’expression, dont on ne sait pas à qui elle s’adresse, est « culattomi tutti insieme » (les pédés tous ensemble).

L’affaire est lancée par Marco Felipe Perfetti, directeur du site Silere non possum et militant LGBT. Il attribue le propos à Mgr Marco Agostini. Quelques heures plus tard, celui-ci est démis de ses fonctions par le pape…

Une illustration de plus de la hiérarchie des pouvoirs au Vatican…

Merci à Jean Kinzler qui a donné dans les commentaires les liens vers les articles d’Infovaticana :

Léon XIV fulmine contre son cérémoniaire le plus attaché à la messe traditionnelle pour un commentaire dans un micro ouvert

Perfetti, le vaticaniste arc-en-ciel derrière l’attaque contre Agostini

Qui est Marco Agostini, le cérémoniaire de trois pontifes destitué dans une attaque qui sent la lavande