Poutine dans l’UE…

La rencontre annoncée de Poutine et Trump à Budapest fait hurler évidemment les eurocrates et tous les russophobes compulsifs européens. Parce que ce sera une nouvelle preuve que leurs sanctions ne fonctionnent pas, et parce que ce sera une énorme claque pour eux si Poutine et Trump se rencontrent dans une capitale de l’UE pour parler de l’Ukraine sans aucun représentant de l’UE…

On parle de cette rencontre tant à Washington qu’à Moscou sans même évoquer un seul instant le fait que théoriquement Poutine ne peut pas venir en avion dans un pays de l’UE : l’espace aérien de l’UE est fermé à tous les aéronefs russes depuis 2022.

Le ministre polonais Sikorski a déclaré que dans le cas où Poutine survolerait la Pologne, si un tribunal le demandait, les autorités polonaises devraient obliger l’avion à atterrir pour arrêter Poutine et le transférer à La Haye.

« Je ne peux même pas imaginer qu’il traverse notre espace aérien, dit le ministre lituanien. Il n’y a pas de place en Europe pour les criminels de guerre. Le seul endroit où Poutine a sa place en Europe, c’est à La Haye, devant le Tribunal. »

Mais on sait désormais par où va passer Poutine. En marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Luxembourg, hier, le ministre bulgare Georg Georgiev a déclaré que son pays laisserait passer l’avion russe : « Lorsque des efforts sont faits pour parvenir à la paix, si la condition pour y parvenir est d’organiser une telle rencontre, il est tout à fait logique que cette rencontre fasse l’objet d’une médiation par tous les moyens possibles. »

De fait entre la mer Noire et Budapest il y a que la Bulgarie et la Serbie, et les liaisons aériennes de Belgrade avec la Russie continuent comme avant (et plus qu’avant puisque l’aéroport de Belgrade est le seul en Europe occidentale à assurer la liaison).

Quand le Conseil de l’Europe veut renverser Poutine…

Le Conseil de l’Europe a adopté le 1er octobre dernier, par 80 voix contre zéro, et quatre abstentions, une résolution créant une « plateforme de dialogue avec les forces démocratiques russes afin de s’engager avec les individus et les groupes qui s’opposent au régime russe actuel » :

« Cette nouvelle plateforme vise à faciliter un dialogue structuré avec les forces démocratiques russes, renforçant ainsi leur capacité à apporter un changement démocratique durable en Russie et à contribuer à l’instauration d’une paix durable et juste en Ukraine, tout en garantissant la responsabilité des acteurs russes pour les crimes internationaux commis. Les participants doivent répondre à des critères stricts, démontrant leur soutien à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et d’autres pays post-soviétiques, ainsi que leur engagement en faveur de la démocratie et des principes des droits de l’homme défendus par le Conseil de l’Europe. »

On n’en a pas entendu parler parce que cette coordination des mouvements russes en exil pour renverser Poutine relève de l’utopie. Les groupuscules dont il s’agit se tirent dans les pattes et sont dirigés par des individus dont le premier objectif est d’apparaître comme le seul vrai opposant : Mikhail Khodorkovski, Garry Kasparov, Vladimir Kara-Murza, et la veuve de Navalny, via le « Fonds anti-corruption » qui n’a même pas signé la « Déclaration de Berlin » de 2023 condamnant « l’invasion de l’Ukraine » et définissant le régime russe d’« illégitime et criminel ».

Une famille texane en Russie

A l’occasion de la fête des pères en Russie, hier, l’agence TASS a publié une longue interview d’un père de famille, Joseph Schutzman, venu s’installer en Russie en 2023 avec sa femme et ses sept, bientôt huit enfants. L’un et l’autre sont issus de familles catholiques nombreuses. Joseph Schutzman a occupé des postes de direction chez Microsoft, Oracle, Red Hat. Aujourd’hui il tient le blog « Home in Russia » et avec son compatriote Eddie Gonzales ils ont une émission-débat politique intitulée « Russia Up Close ». Voici une traduction de cette interview. La fin est fort intéressante, dans sa tentative de description de ce qu’est la Russie « aux 197 cultures ». Le passage sur la liberté d’expression l’est également.

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Quand la propagande craque

Lu dans un article du Tagesspiegel, journal allemand impeccablement russophobe et engagé à fond dans le soutien à l’Ukraine (article de Tobias Mayer, citant le reporter canadien Neil Hauer) :

Les Ukrainiens sont confrontés à un autre problème : les civils ukrainiens qui hébergent des soldats russes. « Les civils pro-russes qui soutiennent l’ennemi constituent un problème majeur dans ces villages situés sur la ligne de front », écrit Neil Hauer. Ceux qui n’ont pas encore fui aident l’armée russe. Le commandant ukrainien a rapporté un cas où des soldats russes ont été « chaleureusement accueillis » dans une maison située à l’ouest de la position ukrainienne. Le danger venait donc soudainement d’une nouvelle direction.

Poutine

Vladimir Poutine a voulu passer son 73e anniversaire avec des officiers supérieurs. Cela a commencé par une prière à la cathédrale Saints Pierre et Paul de Saint-Pétersbourg, qu’il avait choisie parce que c’est la nécropole impériale de la famille Romanov, et il a déposé des fleurs sur la tombe de Pierre Ier le Grand.