Vologda pro-vie

Le gouverneur de l’oblast de Vologda, Georges Filimonov, annonce que l’avortement a diminué de 92% dans sa région.

Il y a exactement un an, le 7 février 2025, il disait qu’il entendait interdire l’avortement dans la région. Il y a renoncé (l’incitation à l’avortement est toutefois interdite), mais il a lancé un plan pro-vie et des « consultations » avec les cliniques, en relation avec l’Eglise orthodoxe et des organisations régionales. Dès le mois de mai il annonçait que des services médicaux privés avaient arrêté de procéder à des avortements, et qu’il y en avait eu 32 au premier trimestre (tous pour raison médicale) contre 420 au premier trimestre 2024. Il disait : « La famille est le fondement de tout. Nous créons les conditions d’un avenir sain, actif et heureux pour la région de Vologda, afin que les familles se sentent stables et confiantes en l’avenir. »

En juillet il annonçait que pour la première fois il n’y avait eu aucun avortement.

Le 28 janvier dernier, à la conférence « Retour vers le futur », à Moscou, il disait : « Le développement de la région est impossible sans s’appuyer sur des traditions millénaires et, en même temps, sur des mécanismes réels et efficaces. C’est pourquoi nous avons lancé le programme régional “La famille, bastion du Nord russe” et mis en place un système de soutien intégré. Grâce à un ensemble de mesures, l’année dernière, pour la première fois en 11 ans, nous avons vaincu le dépeuplement dans la région de Vologda, et le nombre de naissances de premiers enfants a augmenté. Nous nous engageons dans la prévention des avortements et nous constatons des résultats concrets évidents. »

Dans neuf autres régions russes les cliniques privées ont arrêté de pratiquer des avortements.

Le 10 janvier, le gouvernement russe a demandé au ministère de la Santé de mettre en œuvre des mesures visant à renforcer le contrôle des établissements médicaux pratiquant des avortements, et de revoir les approches de travail qui permettront de soutenir les familles, de les aider à se préparer à la naissance d’un enfant et de prévenir les avortements.

Le kremlin de Vologda :

Et voilà le 20e…

Ursule annonce triomphalement le 20e paquet de sanctions contre la Russie, et ajoute : « J’invite maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. » Schnell !

Elle rappelle aussi tout ce que l’UE fait pour l’Ukraine et conclut :

« Dans tous ces efforts, il y a un fil conducteur, un objectif commun, une ferme conviction : que la sécurité, la prospérité et l’avenir libre de l’Ukraine sont au cœur de notre Union. »

Au cœur de l’UE, il y a la prospérité d’un pays qui ne fait pas partie de l’UE, prospérité qui suppose l’appauvrissement de ceux qui en font partie…

Les sanctions, ça marche

« Les sanctions contre la Russie ont très bien fonctionné. Parce que après la perestroïka je pense que nous avons perdu beaucoup de fierté, parce que beaucoup a été fait pour détruire, de sorte que tout ce qui était occidental était bon. Tout devait être importé. Alors vint M. Obama, qui commença ses sanctions, et cela donna l’occasion aux gens ici de risquer leur argent à long terme. Je crois que les sanctions ont considérablement aidé. Il y a eu une période d’adaptation bien sûr, quand le prix de notre lait était horrible, mais maintenant les affaires ont trouvé un équilibre. Monter une affaire en Russie ne présente pas plus de risque que n’importe où ailleurs. Je pense qu’aujourd’hui c’est un avantage. Pour certaines technologies, oui, nous perdons, mais je pense que notre peuple étudie et que nous sommes en train d’avoir de nouveaux ingénieurs. Il y a aussi quelque chose à propos de notre mentalité russe. Ici, le gars russe, il gagne 100.000 roubles, vous lui dites : Ecoute, si tu travailles le samedi, je te paierai 120, il répond : Non, je veux aller à la pêche. Le Chinois il dit : Non, je vais travailler le samedi et le dimanche… C’est une vision de la vie et c’est notre vision de la vie. Bonne ou mauvaise, ce n’est pas le problème. Donc, je crois que oui, nous avons bénéficié des sanctions. »

Le personnage qui s’exprime ici comme Russe mais dans un anglais parfait s’appelle John Kopiski. Citoyen britannique, fils d’un immigré polonais et d’une Anglaise, il gagnait beaucoup d’argent comme négociant international en acier et en charbon. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de la Russie, et d’une jeune femme Russe. En 1992 il s’installe en Russie. Il achète un kolkhoze à l’abandon, puis un second kolkhoze, et il installe sa famille (cinq enfants, , parce que « cinq c’est absolument mieux que un ou deux », dit sa femme) dans une ancienne étable. Il a 4.000 vaches et fabrique des produits laitiers à son nom, comme on le voit sur la vidéo.

Pour mieux connaître cet étonnant personnage, on peut regarder le reportage d’une demi-heure que lui avait consacré RT en 2020.

« John a commencé à faire du fromage il y a six ans, quand l’Europe et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à la Russie. En réponse, la Russie a interdit certaines importations, ce qui a été une bonne nouvelle pour John : Je pense que l’embargo a été une très bonne chose. Je pense que cela a d’abord permis aux gens de retrouver leur fierté d’être russes. Selon mon opinion aujourd’hui c’est nous qui avons un embargo contre eux, ils n’ont pas de sanctions contre nous, parce qu’ils perdent beaucoup plus. »

Il a aussi des chevaux et a fait refaire une troïka traditionnelle. « C’est mieux que d’investir dans une Rolls Royce. C’est notre choix, c’est notre vision de la richesse. S’il n’y a plus de pétrole on pourra se déplacer. »

Et il a construit cette église :

Rappel

Le 16 mars 2014, la chaîne américaine CNN, impeccablement russophobe, faisait un reportage à Sébastopol sur le référendum de rattachement de la Crimée à la Russie, et montrait le soutien massif des habitants à la Russie de Poutine.

Novo-Tikhvine

Sublime divine liturgie ce matin au monastère Novo-Tikhvine de Iekaterinbourg, chant byzantin épuré sur le texte slavon. (Dimanche après la Nativité.)

Pendant l’hymne des chérubins, à partir de 1h11’50, l’immense lustre tourne, faisant danser dans la pénombre de l’église les lumières rouges (les séraphins) et bleues (les chérubins)…

Le monastère célèbre la fête de saint Basilisc de Sibérie, dont le tombeau se trouve dans cette église dédiée à saint Alexandre Nevski. (On le voit au premier plan à 4′ et à 2h31.)

Les deux célébrants principaux sont l’évêque Serge d’Alapaïevsk et l’évêque Méliton de Nijni Taguil (les deux autres éparchies de la métropole de Iekaterinbourg).

*

Présentation d’un livre qui vient tout juste de paraître, publié par le monastère :

Le vénérable Basilisc a vécu à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, mais par ses prières, il était l’égal des anciens ascètes. Il a passé près de cinquante ans dans les forêts de Mordovie, de Briansk et de Sibérie, vivant dans le jeûne et le silence. Pour son zèle dans la prière, ainsi que pour sa profonde humilité, sa douceur et sa simplicité, il a reçu de Dieu de nombreux dons spirituels, ainsi que des visions merveilleuses : il a porté dans ses bras l’Enfant Jésus, s’est tenu devant le Seigneur crucifié et a touché avec crainte ses blessures, il a contemplé la Mère de Dieu. Et bien que les exploits du saint et toute sa vie aient été extrêmement élevés, chaque chrétien orthodoxe, en lisant sa vie remplie d’exemples étonnants de foi et de prière, d’amour et d’humilité, y trouvera quelque chose d’utile et d’inspirant.

Le livre publie en russe les enseignements du starets Basilisc, consignés par son disciple, le révérend Zosime.