Hegseth devant le Sénat, sur l’Ukraine

Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth était auditionné aujourd’hui par les membres de la Commission sénatoriale des crédits.

Sénateur Chris Coon : « Êtes-vous d’accord pour dire que les États-Unis devraient utiliser tous les outils à leur disposition, y compris des sanctions supplémentaires, pour faire pression sur la Russie afin qu’elle s’assoie à la table des négociations pour trouver une paix juste et durable en Ukraine ? »

Pete Hegseth : « Tous les moyens à notre disposition ? Non. Nous disposons de nombreux moyens en de nombreux domaines. »

Et de préciser :

« Le président est déterminé à instaurer la paix dans ce conflit. En fin de compte, la paix sert nos intérêts nationaux, et nous pensons qu’elle sert également les intérêts des deux parties, même si le résultat ne sera pas celui que souhaitent beaucoup d’entre vous ici présents et beaucoup de nos concitoyens. En conséquence, une paix négociée en Ukraine donne une image forte de l’Amérique, montre que nous comprenons la situation mondiale et savons où nous voulons aller. »

Mitch McConnell : « Les élus ne veulent pas voir à la fin de ce conflit un titre disant : La Russie gagne et l’Amérique perd. »

Pete Hegseth : « Sénateur, je dirai simplement que, compte tenu de l’approche du président Trump, ce ne sera pas cela le titre. »

Bah oui…

Ursule propose le 18e paquet de sanctions contre la Russie : on va abaisser de 60 à 45 dollars le plafond du prix de vente du baril de pétrole russe… qu’on n’achète pas, soi-disant.

Au même moment le ministère russe des Finances publiait ses dernières statistiques : les recettes non pétrolières et non gazières du budget fédéral russe ont augmenté de 12,3 % en glissement annuel entre janvier et mai 2025, ce qui est « légèrement supérieur à l’objectif fixé, et constitue une base stable pour la poursuite de la croissance des recettes ».

Ubursule va aussi proposer, dans le même paquet, des sanctions (plusieurs) contre le gazoduc Nord Stream qui ne fonctionne pas…

La Russie isolée

La 28e édition du Forum économique international de Saint-Pétersbourg se déroulera du 18 au 21 juin.

Des représentants de 137 pays ont confirmé leur participation. On attend comme chaque année une dizaine de milliers d’acteurs économiques.

Le thème central du Forum cette année est : « Les valeurs communes — fondement de la croissance dans un monde multipolaire ».

Robert Agee, le président de la Chambre de commerce américaine en Russie, déclare:

« Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg reste l’un des rares lieux où les représentants d’entreprises de différents pays peuvent discuter ouvertement et de manière pragmatique des défis réels. C’est une occasion importante d’écouter les uns les autres, de construire de nouveaux vecteurs de coopération et de rechercher des solutions qui profitent à tous les acteurs de l’économie mondiale. »

Une alerte de l’Église orthodoxe russe hors frontières

Ci-après le communiqué publié hier par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières exprimant son inquiétude face à la résurgence en Russie d’une idéologie néo-soviétique. L’histoire de cette Eglise (aujourd’hui réconciliée avec le patriarcat de Moscou) implique une très vive sensibilité à tout ce qui peut paraître un retour à l’ère soviétique. C’est évidemment exclu, mais elle a raison d’attirer l’attention sur des manifestations de mémoire quelque peu déplacées (en dehors mêmes des célébrations du 80e anniversaire de la victoire et de ses inévitables débordements néo-staliniens).

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Russie : davantage de cliniques pro-vie

Lors d’une conférence de presse, le père Feodor Loukian, président de la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, a fait savoir que désormais 686 cliniques privées refusent de pratiquer des avortements, soit une hausse de 28,9% en un an.

Le prêtre a également souligné que des mesures visant à soutenir les initiatives de l’Église concernant les restrictions en matière d’avortement ont été adoptées dans 87 régions du pays. « Mais nous aimerions beaucoup que les responsables régionaux qui n’ont pas encore rejoint cette initiative y participent, car ils devront ensuite rendre compte au président des taux de natalité dans leur région… »

De plus en plus de demandes émanant des administrations de tout le pays demandent que cette question soit résolue au niveau fédéral.

« Toutes les mesures – juridiques, organisationnelles et restrictives – doivent poursuivre un seul objectif : chaque enfant que le Seigneur envoie ici doit naître dans notre pays, car personne n’est superflu aux yeux de Dieu. »