Le kremlin de Kostroma

Le 29 août, en la fête de l’icône de la Mère de Dieu de saint Théodore (Feodorovskaya), patronne de la ville et de la province, a été lancée la construction de la cathédrale de la Dormition de Kostroma. C’est le deuxième maillon de la reconstruction du kremlin de Kostroma.

Kostroma, réputé pour ses peintres d’icônes à partir du XVIIe siècle, se trouve sur « l’anneau d’or » des villes princières au nord-est de Moscou, regorgeant d’églises médiévales, notamment dans leurs kremlins. La fiche Wikipedia sur les kremlins se termine sur la mention de celui de Kostroma, « dont il ne reste que des remblais » depuis les dévastations bolcheviques.

Ce n’est plus vrai depuis que la cathédrale de la Théophanie a été reconstruite, et consacrée en septembre 2023.

Le 29 août, avec le métropolite et le gouverneur de Kostroma, et des centaines de fidèles, il y avait Viktor Tyryshkine, promoteur immobilier de Moscou, qui finance la reconstruction du kremlin de Kostroma comme il a déjà financé la restauration ou la construction de plusieurs églises. « Ce sera le premier kremlin de notre nouvelle ère, restauré à partir de zéro. Si Dieu le veut, nous achèverons ce magnifique kremlin sur les rives du grand fleuve russe, la Volga », a-t-il déclaré.

Fico et Poutine

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a rencontré Vladimir Poutine ce matin à Pékin. Il lui a dit notamment :

« Les médias vont probablement en rire, mais je vais commencer en racontant une histoire à propos d’une grenouille ou d’un crapaud. Parfois j’ai l’impression que nous autres, dans l’Union européenne, nous sommes comme ce crapaud assis au fond d’un puits et qui ne peut pas voir ce qu’il y a en haut. Mais le monde est très différent. Et quelquefois je suis très désappointé que l’UE – bien que j’aie un grand respect pour l’UE – ne soit pas capable de répondre aux mouvements dans le monde. Et je ne comprends pas certaines décisions de l’Union européenne. C’est pourquoi, je vais parler franchement à cette réunion, nous sommes très intéressés à standardiser les relations entre la République slovaque et la Fédération de Russie. Je voudrais proposer une réunion ou la réunion d’une commission conjointe aussi tôt que possible. Nous devons chercher des opportunités pour approfondir et étendre notre coopération. »

Puis il y a eu une rencontre du même type entre Poutine et le président serbe Aleksandar Vučić.

Pitoyable mensonge russophobe

Euractiv :

Le Figaro :

Libération :

«Le GPS de toute la zone aéroportuaire s’est éteint», a notamment déclaré l’un des responsables au média britannique. Après avoir tourné en rond au-dessus de l’aéroport «pendant une heure», le pilote a pris la décision d’atterrir manuellement à l’aide de cartes papiers. «Il s’agissait indéniablement d’une interférence.»

Mais le site Flightradar24, qui suit tous les vols en permanence, montre que l’avion de la hyène a atterri neuf minutes après l’heure prévue et qu’il n’y a eu aucun problème de GPS. Flightradar24 n’est ni russe ni prorusse, c’est suédois.

Maria Zakharova sur Macron

Lors de son point de presse hebdomadaire, Maria Zakharova a été interrogée sur les propos de Macron sur Poutine, « un prédateur, c’est un ogre à nos portes » :

« Nous voyons constamment des déclarations étranges du président français à l’égard de la Russie. Parfois, elles dépassent les limites non seulement du raisonnable, mais aussi de la décence, devenant des insultes vulgaires à l’égard de la Russie et de son peuple. »

On peut le vérifier ici, c’est à 2h34. (Le « point de presse » de Maria Zakharova dure plus de trois heures.) Et ce n’est que le début d’un développement sérieux sur la responsabilité française dans ce qui se passe en Ukraine.

La coopération américano-russe

Vladimir Poutine était hier à Sarov, au grand centre nucléaire russe, où il a prononcé un discours sur le sujet. Mais il a dit aussi :

« Nous avons plusieurs entreprises, notamment la société Novatek, qui est l’une de nos grandes entreprises actives dans le domaine de la liquéfaction du gaz naturel. Il convient de noter que ce travail est mené en coopération avec de nombreux partenaires, tant européens qu’asiatiques. À ce propos, nous discutons avec nos partenaires américains de la possibilité de collaborer dans ce domaine, non seulement dans notre zone arctique, mais aussi en Alaska. »

Il a ajouté que la Russie dispose actuellement de technologies uniques dans ce domaine, qui intéressent ses partenaires, notamment aux États-Unis.

D’autre part, lors de la conférence de presse qui a suivi, il a précisé :

« La Russie n’a pas de “pays hostiles“. Nous avons des “élites hostiles“ dans certains pays. »