Léon XIV porte une croix… orthodoxe russe

La croix pectorale qu’arborait ces derniers jours Léon XIV est une croix… orthodoxe russe. Cela a été remarqué par des internautes ukrainiens, et confirmé par l’archevêque Jonas d’Oboukhiv, vicaire du diocèse de Kiev de l’Eglise orthodoxe ukrainienne sur sa page Facebook.

Cette croix fut la première croix pectorale russe d’allure « latine » (« à quatre pointes », disent les orientaux, alors que les croix byzantines sont « à six pointes »). Elle a été instituée par le tsar Paul Ier le 18 décembre 1797, comme distinction du Saint-Synode aux prêtres méritants.

Le tsar donna au Saint-Synode le choix entre quatre inscriptions au revers. Le Saint-Synode choisit celle qui était une paraphrase de la première épître de saint Paul à Timothée ch. 4 v. 12 : « Sois un modèle fidèle en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. »

L’inscription est donc, en dessous du monogramme du tsar : « Au prêtre qui donne l’exemple par sa parole et sa vie fidèles ».

En dessous il est écrit : « Etabli pendant le pieux règne du Grand Souverain Empereur Paul Ier en 1797 », et plus bas : « 18 décembre ».

Il se trouve que cette croix a été instituée alors que Paul Ier venait de se déclarer protecteur de l’Ordre de Malte à l’invitation du grand-maître Ferdinand von Hompesch. (L’Ordre avait été aboli en France par la Révolution, et à partir d’août 1797 quelque 90% de ses revenus provenaient de Russie.)

Toutefois, la croix authentique, en argent, comporte deux poinçons (en bas), qu’on ne voit pas sur celle du pape. Il n’est donc pas certain qu’elle comporte les inscriptions du revers. Mais elle a bel et bien l’inscription І.Н.Ц.І., en slavon, et non INRI.

Le rouble superstar

Selon Bloomberg, le rouble russe est devenu à la mi-avril la monnaie la plus performante au monde, avec depuis le début de l’année une hausse de 38 % face au dollar. Une performance qui dépasse même celle de l’or.

D’après les analystes cités par Bloomberg, cette envolée du rouble s’explique par une conjonction de facteurs internes et externes. D’un côté, la Banque centrale de Russie maintient des taux d’intérêt élevés, attirant ainsi des flux d’investissement vers les actifs libellés en roubles. Cette politique monétaire restrictive vise à contenir l’inflation tout en consolidant la stabilité financière du pays. De l’autre, les États-Unis voient leur devise fragilisée par une montée des tensions commerciales.

Autrement dit, les sanctions ça marche. De mieux en mieux.

Etats-Unis – Russie

La rencontre hier entre responsables russes et américains à Istanbul avait pour but principal de normaliser les relations diplomatiques entre les deux pays.

Aujourd’hui, Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président des Etats-Unis, est de nouveau en Russie. En fin de matinée il a rencontré Kirill Dmitriev à Saint-Pétersbourg. Il rencontre une nouvelle fois Vladimir Poutine cet après-midi. (Dmitriev était l’envoyé de Poutine à Washington le 3 avril.)

*

L’ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine, Bridget Brink, démissionne. C’est une amie de Victoria Nuland et elle n’est plus en phase avec la nouvelle politique américaine… et elle ne peut plus distribuer l’argent de l’USAID à ses clients…

Anatomie d’un vol massif

Kaja Kallas :

« En ce qui concerne l’utilisation des avoirs russes gelés, nous sommes en train de négocier avec les 27 États membres. Et nous nous préparons, car il y a certains risques et nous discutons de la manière de les atténuer. Et certains pays s’y opposent fermement. »

Maria Zakharova :

« Il me semble que c’est une occasion unique d’analyser un crime non pas après qu’il a été commis, mais pendant sa planification et son développement. Les criminologues, les psychologues et les physionomistes ont une chance incroyable d’étudier la motivation et le cours de la pensée criminelle pratiquement en temps réel. »