Plus bas que le fond ?

Le Financial Times nous apprenait hier que Kaja Kallas compte proposer, pour le prochain paquet de sanctions contre la Russie, le 22 février, troisième anniversaire de la guerre en Ukraine, l’interdiction de l’exportation de consoles de jeux (PlayStation, Xbox, etc.).

L’information a été répercutée partout ce matin, très sérieusement. Car, selon la même Kallas, les Russes se servent de ces consoles « pour piloter les drones ».

Evidemment, ça change des puces de machines à laver. Mais c’est encore plus grotesque. Pour la bonne raison que, premièrement, les constructeurs de jeux vidéo ont arrêté leurs exportations vers la Russie dès le début de la guerre, et que, deuxièmement, ces consoles sont presque toutes fabriquées en Chine, et commercialisées éventuellement du Japon ou des Etats-Unis, mais d’aucun pays de l’UE.

En bref on interdirait l’exportation de produits que nous ne fabriquons pas et que nous ne commercialisons pas. Là ça dépasse toutes les débilités kalassiennes connues. On croyait avoir touché le fond, mais on continue de creuser. Dans l’hilarité mondiale qui devient un hennissement cosmique.

Au point qu’on se demande si ce n’est pas une blague (anti-UE) du Financial Times, bien que ce ne soit pas le style du journal.

Au fait, UE ou pas UE, arrêt ou non des exportations des constructeurs, on trouve comme on veut en Russie ces consoles de jeux (comme le reste)… Et elles ne sont même pas réquisitionnées par l’armée (pas plus que les machines à laver, ni même les pelles).

Et ce n’est certainement pas la ridicule Kallas, qui ridiculise toute l’UE, qui y changera quelque chose…

La Kallas sans filtre

Kaja Kallas, chef de la diplomatie de l’UE, découvrant et reprenant à son compte le plan de démantèlement de la Russie, et faisant comme si on y était…

La défaite de la Russie n’est pas une mauvaise chose, parce que, alors, vous savez, il peut y avoir vraiment une chance pour la société. Et, vous savez, il y a de nombreuses différentes nations, aujourd’hui, qui font aussi bien partie de Russie. Je pense que si l’on avait plus, comme, des petites nations, ce n’est pas une mauvaise chose si la grande puissance est réellement beaucoup plus petite.

Trump sur l’Ukraine

Propos de Donald Trump dans une interview à Fox News hier soir :

« Zelensky n’est pas un ange et n’aurait jamais dû permettre que cette guerre commence. Il se bat contre une armée bien plus importante… Bien plus grande… Et quand il a “parlé si courageusement” et ainsi de suite… Ils sont courageux, mais nous leur avons donné des milliards de dollars. Les États-Unis leur ont donné 200 milliards de dollars de plus que l’Europe, et M. Biden n’a jamais dit aux Européens de payer davantage. »

« Si j’avais été président, cette guerre n’aurait jamais commencé. L’Ukraine a toujours été la cible de Poutine, mais il n’avait pas attaqué depuis quatre ans. Je lui en ai parlé. Zelensky voulait se battre contre une énorme armée. Beaucoup plus grande, beaucoup plus puissante. Il n’aurait pas dû faire ça. Parce qu’on aurait pu passer un accord. Et cet accord n’aurait rien coûté. Mais il a décidé de se battre. La Russie fournissait une armée de 300.000 hommes, et Zelensky n’en avait pratiquement pas… On ne se bat pas dans une telle situation. »

L’autre cinglé balte

La Kallas a dit que « la Russie représente une menace existentielle » pour l’Union européenne. C’était hier à la conférence annuelle de l’Agence européenne de défense. Le même jour, au même endroit, le commissaire européen à l’Industrie de défense, le Lituanien Andrius Kubilius, employait la même expression. C’est donc officiel : la Russie est une menace existentielle, et c’est pourquoi Kubilius l’appelle carrément « l’ennemi ». Comme si on était en guerre. Et de fait nous sommes en guerre, dit-il en substance, par Ukraine interposée. Et il faut continuer à soutenir l’Ukraine parce que le temps que durera la guerre nous donnera le temps de nous armer, pour faire face à la Russie qui mène contre nous une « guerre totale ». Sic.

Le discours de Kubilius est un délire qui ne le cède en rien à celui de Kallas. Avec mensonge et calomnie à gros bouillons. Le déshonneur de l’Europe.

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L’avortement en Russie

Plus de 260.000 femmes enceintes ont bénéficié l’an dernier d’un programme du ministère de la Santé leur donnant des conseils et des informations sur les mesures de soutien social qui peuvent leur être accordées. Plus de 11.000 professionnels de santé ont été formés à de nouvelles approches de conseil psychologique.

Près de 40.000 femmes ont choisi de poursuivre leur grossesse.

C’est moins de 10% du nombre des avortements officiels, mais le programme va permettre de continuer à faire baisser ce nombre.