Rappel

Anders Åslund, un prophète parmi tant d’autres (ils étaient légion dans nos médias), le 25 mars 2022 :

Permettez-moi de mettre mon grain de sel :

1. Je pense que l’Ukraine va gagner cette guerre.

    2. Je ne pense pas que ce sera une guerre longue de plusieurs mois, mais peut-être d’un mois de plus.

    3. Je pense que les Russes démoralisés vont retourner en courant à la maison, ou à l’étranger.

    4. Je ne pense pas que Poutine peut survivre à cette folie politique.

    Le Suédois Anders Åslund (qui vit à Washington) est, contrairement à tant de perroquets des plateaux de télévision, un authentique « expert » (mondialiste) de l’Ukraine et de la Russie : il a été conseiller économique du président russe Elstine, puis du président ukrainien Koutchma, puis du président du Kirghizistan Akayev, puis du Premier ministre letton Dombrovskis. Cela c’était jusqu’en 2014. Alors il est devenu conseiller du ministère ukrainien de l’Economie. En 2016 il est devenu membre du conseil de surveillance de la banque ukrainienne Kredyt Dnipro, puis directeur non exécutif des chemins de fer d’Ukraine (2018-2020).

    Il a été un membre éminent de l’Atlantic Council et il est président de l’assemblée internationale des conseillers du Centre de recherches économiques et sociales (CASE), think tank pour l’Europe centrale et orientale, fondé à Varsovie en 1991 pour « favoriser l’évolution vers des sociétés plus inclusives, durables, respectueuses de l’environnement et technologiquement avancées »…

    Pas de « Childfree » en Russie

    Le président de la Douma d’Etat russe, Viatcheslav Volodine, indique que les amendes pour diffusion de propagande de l’idéologie « Childfree » (Sans enfant par choix) « atteindront jusqu’à 400.000 roubles pour les citoyens, jusqu’à 800.000 roubles pour les fonctionnaires et jusqu’à 5 millions de roubles pour les personnes morales » (3.870, 7.740 et 48.000 €) si la proposition de loi est votée. Ces amendes, précise-t-il, sont basée sur celles qui visent la diffusion de propagande LGBT et de « réassignation sexuelle ».

    Elvira Aitkoulova, membre de la commission de l’éducation de la Douma d’État, qui est l’un des auteurs de la proposition (approuvée par le gouvernement), souligne que le texte qui va bientôt être voté, conforme aux souhaits du président Poutine, « vise à protéger les enfants contre les informations encourageant le choix volontaire de ne pas avoir d’enfants sans lien avec des conditions médicales ou des croyances religieuses ». Car les partisans de cette idéologie, « diffusant des idées sur le rejet volontaire de la maternité, favorisent une atmosphère propice à ce comportement social destructeur et à la dépopulation ».

    La Hongrie ouvertement partenaire de la Russie

    Le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko, et le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjártó, ont signé hier le protocole 15 de la Commission intergouvernementale sur les questions économiques.

    Principales déclarations de Mikhaïl Mourashko après la réunion de la commission intergouvernementale russo-hongroise :

    — Le protocole final couvre l’énergie, l’agriculture, la santé, la coopération culturelle et humanitaire ;

    — Deux documents ont été signés dans le domaine de l’enseignement supérieur, un mémorandum sur la coopération dans le cadre du programme de bourses hongrois ;

    — La Fédération de Russie et la Hongrie ont retrouvé une dynamique commerciale positive au premier semestre 2024 après un ralentissement en 2023 ;

    — Les entreprises hongroises continuent d’opérer sur le marché russe, avec le soutien de l’État, et les entrepreneurs russes s’y intéressent également.

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    D’autre part, Peter Szijjarto a déclaré que toute l’Europe commerce avec la Russie, mais que seule la Hongrie ne s’en cache pas. Les sanctions n’ont pas réussi à mettre un terme à la coopération économique, car de nombreuses entreprises européennes ont trouvé des moyens de les contourner. Les entreprises hongroises ne devront jamais nier qu’elles recherchent des partenaires économiques en Russie, car cela n’est pas considéré comme quelque chose de répréhensible dans leur pays. Auparavant, Szijjarto avait souligné l’hypocrisie des pays de l’UE qui critiquent Budapest pour avoir acheté du pétrole à Moscou alors qu’eux-mêmes font la même chose mais en secret.

    British Ubu

    « Poutine pourrait faire exploser des millions de smartphones sans avertir. »

    C’est le titre d’un article du Daily Mail, le deuxième quotidien britannique. L’article est de Mark Almond, professeur d’histoire moderne à Oxford, s’il vous plaît, et collaborateur de nombreux journaux.

    Donc, il est inutile de parler des bipeurs libanais : Poutine pourrait faire des millions de fois pire.

    Dès le début de la guerre en Ukraine, Mark Almond, professeur d’histoire moderne à Oxford, comparait Poutine à Hitler…

    Résistance suisse

    Alors que le documentaire Russians at war a été déprogrammé du Festival du film de Toronto sur pression des nazis ukrainiens du Canada, le Festival du film de Zurich affirme qu’il sera projeté conformément au programme.

    Le soi-disant ministère ukrainien de la Culture s’est dit « scandalisé » et a averti que la projection du film ruinerait la réputation du Festival : « Il s’agit d’un film de propagande qui blanchit les crimes de guerre, et non d’un documentaire. Les vrais Russes en guerre sont des envahisseurs, des criminels de guerre et des violeurs. Les couvrir, c’est se rendre complice. » Le soi-disant ministère fait savoir que la réalisatrice russo-canadienne, Anastasia Trofimova, a été placée sur la liste des « personnes représentant une menace pour la sécurité nationale ».

    Mais le directeur du festival, Christian Jungen, a expliqué que « les films doivent inciter à la discussion » et qu’il considère le documentaire « comme un film anti-guerre ».

    Au fait, c’est un film franco-canadien. Qu’en est-il de sa projection en France ?