Interdire les pressions pour l’avortement

Le parlement de l’oblast de Kourgan, en Russie (district fédéral de l’Oural, à la frontière du Kazakhstan) a voté une loi qui interdit, sous peine d’amende, de faire pression sur les femmes pour qu’elles avortent.

La proposition émanait de la branche régionale de l’Union des femmes orthodoxes, avec la bénédiction du métropolite Daniel de Kourgan et Belozersk.

En vertu de cette loi, les actions visant à pousser les femmes enceintes à avorter par la persuasion, l’offre, la corruption, la tromperie ou l’exigence sont passibles d’amendes. L’amende est doublée si l’infraction est commise par un étranger, et multipliée par dix si elle vient d’une ONG…

Dans sa lettre au président du parlement régional, la présidente de l’Union des femmes orthodoxes de Kourgan, Natalia Kataïtseva, soulignait que les décisions des femmes en matière d’avortement sont fortement influencées par la pression culturelle occidentale, qui présente l’avortement comme une simple « solution » ou un « droit », même lorsque les circonstances sont favorables à l’accouchement. Elle critiquait la faible sensibilisation du public à la grossesse et au développement du fœtus, en dépit d’informations facilement accessibles. Elle déplorait le déclin des valeurs morales et la promotion du consumérisme et remarquait que les messages en faveur de l’avortement font partie d’une « guerre hybride » contre la Russie, avec des mouvements financés par l’étranger qui promeuvent le droit à l’avortement, et des groupes de médias qui prônent des valeurs antifamiliales tout en supprimant les informations sur les risques de l’avortement pour la santé.

Natalia Kataïtseva (à gauche) au cours du forum des médias éducatifs de l’Oural à Kourgan, en mai dernier, dont le thème était « Temps de la famille, temps des traditions ».

« Welcome to Russia »

Maria Boutina lance une ONG intitulée Welcome to Russia, destinée à aider les occidentaux qui veulent fuir leur pays et trouver refuge en Russie.

Maria Boutina fut condamnée à 18 mois de prison aux Etats-Unis comme agent étranger n’ayant pas prévenu le Procureur général. Expulsée, elle est devenue en 2021 député à la Douma et s’occupe notamment depuis lors d’aider les Occidentaux qui vont s’installer en Russie, comme en témoigne son fil X où elle fait part quotidiennement de son action, en lien avec les autorités et organisations locales.

Aujourd’hui elle passe à la vitesse supérieure, dans la foulée du décret de Vladimir Poutine qui simplifie les démarches :

« L’organisation aide précisément les personnes qui partagent les valeurs russes et ont besoin d’un asile spirituel et moral. La Russie offre la possibilité d’élever sa famille dans un endroit sûr, sécurisé et ancré dans la tradition. Et personne ne dira à quiconque ce qu’il doit faire ou comment il doit vivre. Il y a de plus en plus de gens de l’Ouest qui veulent venir. Ils demandent l’asile spirituel. C’est pourquoi nous avons dû éliminer les obstacles supplémentaires auxquels les gens pourraient être confrontés, comme le quota ou l’obligation d’étudier la langue russe pour obtenir le statut de résident temporaire. »

Pour demander un permis de séjour simplifié en vertu du décret présidentiel, « vous devrez vous soumettre aux procédures habituelles : vérification du casier judiciaire, informations sur le passeport et détails sur votre famille et vos antécédents. Vous pourrez ensuite déclarer que vous partagez les valeurs de la Russie et obtenir immédiatement un permis de séjour temporaire ».

Ça ne pardonne pas

Kimmo Kiljunen, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement finlandais, a déclaré lors d’une rencontre avec une association finno-russe qu’il faudrait rouvrir la frontière avec la Russie au trafic passagers.

Propos tabou, aussitôt dénoncé par la classe politico-médiatique.

Dans un premier temps, Kimmo Kiljunen a présenté ses excuses : « Les opinions que j’ai exprimées ne reflètent pas la ligne du parti social-démocrate ou de la commission des Affaires étrangères du Parlement. Il s’agit uniquement de mon opinion personnelle. Je ferai un rapport au groupe parlementaire sur cette question. » Et d’ajouter que c’était une déclaration « complètement irréfléchie », due au fait notamment que sa femme a des racines russes…

Mais ça n’a pas suffi. Kimmo Kiljunen, qui était membre de la commission des affaires étrangères depuis trois décennies, vient de présenter sa démission. Aussitôt acceptée.

(Ce banal politicien social-démocrate avait aussi qualifié de « raciste » l’interdiction faite aux Russes d’acheter une maison en Finlande. Ce qui laisse entendre que dans ce pays comme dans les autres la russophobie officielle n’est qu’une façade : c’est la russophobie Potemkine…)

Petit rappel en passant

C’était le 18 septembre 2022, Ursule le sinistre clown aux couleurs de l’Ukraine, se prenant pour la présidente des Etats-Unis d’Europe, faisait son soi-disant discours sur l’état de l’Union. Discours solennel, donc, engageant l’Union européenne, disant ce qu’il faut penser, délivrant la vérité vraie sur tout, et ici sur la guerre en Ukraine :

L’armée russe utilise les puces des lave-vaisselle et des réfrigérateurs pour réparer son matériel militaire, parce qu’elle est à court de semi-conducteurs. L’industrie russe est en lambeaux et son économie sous assistance respiratoire. Tel est le prix à payer pour l’entreprise de mort et de destruction de Poutine.

Le pire est que des millions de gens croyaient ce délire des soldats russes qui volaient l’électroménager ukrainien…. Au lendemain du test du nouveau missile hypersonique russe, et alors que les Ukrainiens reconnaissent que les Russes ont un stock de plus de 1.500 missiles qui ne cesse d’augmenter, le discours est encore plus ridicule.

Sans oublier, à propos des lambeaux et de l’assistance respiratoire, que la croissance russe est supérieure à celle de l’Union européenne et que la Russie sous 15.000 sanctions est devenue la 4e puissance économique du monde devant le Japon.