Maria Boutina

Vendredi dernier, Maria Boutina publiait une vidéo où elle disait :

« Bonjour tout le monde. Aujourd’hui cela fait cinq ans que j’ai été libérée des prisons américaines, et c’est un jour heureux pour moi. Je veux juste vous dire qu’il ne s’agit pas de la prison. Quoi que Dieu fasse, même quand on vous fait du mal, cela tourne en bien, on peut enfermer votre corps, rappelez-vous toutes les difficultés par lesquelles vous êtes passé, vous pouvez toujours choisir la façon de réagir. J’ai prié et Dieu m’a sauvée. Je souhaite cela à tout le monde aujourd’hui, et, juste pour mémoire, je ne hais pas les Américains, s’ils me mettaient en colère cela voudrait dire qu’ils ont gagné, or le mal ne gagne jamais. Croyez en Dieu, aimez votre famille et tout ira bien. Tel est le joyeux anniversaire de ma liberté. »

Maria Boutina avait été condamnée en 2019 à 18 mois de prison aux Etats-Unis pour « conspiration ». Elle en fit 14. Elle est aujourd’hui député au Parlement russe. Un film est en tournage sur cette aventure : « Le journal de prison », d’après son livre éponyme. Elle tourne actuellement sa deuxième saison d’émissions télévisées sur les valeurs traditionnelles dans les Eglises orthodoxes à travers le monde.

A lire son fil X, on voit qu’elle est très engagée dans l’accueil des occidentaux qui vont s’installer en Russie. Elle fait la promotion de Dobrograd (bonne ville), construite spécialement pour les nouveaux arrivants : à 2h30 de Moscou, tous types d’appartements et de de terrains, papiers d’immigration gratuits, faibles impôts, emplois pour tout le monde, écoles publiques et privées, cours de langue russe…

Elle parle même d’un organisme qui fournit gratuitement une grande maison. Seules conditions : être orthodoxe et avoir au moins trois enfants.

Elle est en contact avec de nombreuses familles de nouveaux Russes, et hier elle était même avec une famille de cathos tradis qui fêtait le Christ Roi (elle est au milieu sur la photo)… « Ce fut une magnifique soirée ! Je suis si contente que Dieu vous ait aidés à trouver l’Arche du Salut ici, en Russie ! Dieu soit loué ! ».

La Géorgie et le cirque occidental

A en croire l’information officielle occidentale, le parti géorgien au pouvoir a remporté les élections législatives face à la « coalition pro-occidentale » par 54% des voix contre 37%, grâce à une fraude massive unanimement dénoncée par tout l’Occident, en tête les roquets russophobissimes de l’Europe du Nord. Et par la présidente (française) du pays qui appelle à refuser l’élection et à manifester contre son gouvernement…

Mais si l’on regarde les résultats, on ne voit pas cette « coalition » qui aurait fait 37%. On voit une « coalition pour le changement », de trois partis, qui a fait 11% des voix, une coalition « Géorgie forte », de quatre partis, qui a fait 9%, une coalition Girchi, de quatre partis, qui a fait 3%, une alliance des patriotes, de trois partis et divers groupuscules, qui a fait 2%. A laquelle de ces « coalitions » a-t-on donc « volé » l’élection ?

Est-il permis de rappeler qu’il y avait plus de 1.700 observateurs des organisations internationales et plus de 23.000 observateurs d’organisations locales de surveillance de la démocratie, et plus de 2.800 journalistes étrangers ? Et que l’OSCE n’a rien vu d’irrégulier, en dehors de ce bureau de vote où des militants de la « coalition pro-occidentale » bourraient les urnes, et d’un autre bureau devant lequel il y eut une bagarre ?

Le délire ubuesque de l’Occident est à son comble quand on sait qu’il n’y a pas de relations diplomatiques entre la Russie et le régime géorgien que les valets de Washington osent qualifier de « marionnette de Moscou » (il n’y a plus de relations entre les deux pays depuis… 2008), et qu’on entend le Premier ministre rappeler aussitôt après les élections que « notre principale priorité en matière de politique étrangère est, naturellement, l’intégration européenne », ce qui à vrai dire apparaît quelque peu surréaliste après les événements de ces derniers mois.

Viktor Orban, Premier ministre de la Hongrie qui occupe en ce moment la présidence de l’UE, a annoncé qu’il se rendait en Géorgie. Borrell s’est empressé de dire : « Quoi que dise M. Orban durant sa visite, il ne représente pas l’Union européenne »…

Sainte Euphrosyne de Polotsk

Pourquoi une divine liturgie solennelle de près de trois heures, célébrée par le métropolite de Iekaterinbourg, au Nouveau monastère de Tikhvine de la ville ?

A cause de la venue des reliques de sainte Euphrosyne de Polotsk, qui parcourent la Russie à l’occasion du 920e anniversaire de celle qui a introduit le monachisme féminin en Russie. Et le monastère de Iekaterinbourg est l’un des plus importants monastères féminins de Russie.

Comme je l’avais déjà signalé, il a comme particularité que les moniales y chantent un chant byzantin en slavon, de toute beauté.

Les reliques vont y rester cinq jours, pendant lesquels des services de prière seront organisés de 11h à 17h.

(J’aimerais bien savoir ce qu’elles chantent pendant la communion du clergé, à partir de 1h41’45…)

L’ONU chez les BRICS

Voilà des images qui font grincer des dents, et pas seulement à Kiev. Poutine est tellement isolé que même le secrétaire général de l’ONU se rend à Kazan… Mais le bureau d’Antonio Guterrez fait savoir que les BRICS sont en passe de représenter la moitié de la population de la planète et qu’on ne peut donc pas les ignorer…

L’UE vole la Russie pour aider l’Ukraine

Le Parlement européen a approuvé ce matin, par 518 voix contre 56 et 61 abstentions, la proposition du Conseil du 9 octobre de prêter jusqu’à 35 milliards d’euros à l’Ukraine, somme qui sera remboursée par les profits générés par les avoirs russes gelés en Europe (censés rapporter entre 2,5 et 3 milliards par an).

Intéressante réaction de Kirill Logvinov, le représentant permanent de la Russie auprès de l’UE :

Il est évident que le Parlement, bien que dit “européen”, a pris une décision qui va à l’encontre des intérêts européens. Il est peu probable que ceux qui ont voté pour cette décision ne se rendent pas compte que les futures générations de contribuables européens devront en fin de compte payer la Russie pour ce vol.

L’Union européenne commet sciemment un crime économique à l’échelle mondiale. En faisant des sanctions illégitimes contre les actifs souverains d’un État étranger un instrument de sa politique étrangère, Bruxelles remet en cause le système financier international, porte un coup à l’euro en tant que monnaie de réserve et contribue à une grave détérioration du climat d’investissement dans l’UE. Tout cela confirme une fois de plus qu’il est temps de travailler à la formation d’une infrastructure financière stable et indépendante des caprices de l’Occident lors du sommet des BRICS à Kazan.

Tous les États du Sud et de l’Est de la planète l’ont bien compris : aujourd’hui, l’UE s’est estimée autorisée à geler les réserves de la Russie, et demain, tout autre pays qui ne voudra pas se soumettre au diktat de l’Occident pourra se retrouver à sa place.

Nous ne nous faisions pas d’illusions et nous n’en avons toujours pas : la bureaucratie européenne a déclenché une véritable guerre économique contre la Russie. L’expropriation des revenus des actifs russes “immobilisés” est l’une de ses nombreuses manifestations. Il s’agit de l’« ordre fondé sur des règles » en action. L’Ukraine n’est devenue pour l’Union européenne qu’un prétexte pour expérimenter un concept étranger à la majorité mondiale, visant à maintenir la domination occidentale.