Протоирей Александр Ткаченко передал Путину икону Божией Матери "Целительница" в знак благодарности родителей и детей за создание фонда "Круг добра" pic.twitter.com/niEpSkbVbS
Vladimir Poutine a reçu aujourd’hui l’archiprêtre Alexandre Tkatchenko, président du « Cercle de bonté », fonds de soutien aux enfants atteints de maladies graves et rares. Ce fonds a été créé il y a cinq ans sur demande de Vladimir Poutine, qui veille à ce qu’il bénéficie du budget fédéral (15 milliards de roubles dans le budget actuel). L’icône que le prêtre offre à Poutine est celle de l’icône de la Mère de Dieu Guérisseuse. Le patriarche Cyrille a décidé d’offrir cette icône à tous les parents d’enfants gravement malades, et il a fait composer un office spécial, qui est dit le 1er octobre dans toutes les églises. Le prêtre dit que la fondation reçoit de nombreuses lettres de remerciements, car elle guérit de très nombreux enfants grâce souvent à des traitements innovants, et il cite celle d’une fille de Lougansk, orpheline, atteinte d’amyotrophie spinale. « Grâce au fonds, elle a pu se faire soigner et terminer ses études à Moscou, trouver une nouvelle famille, s’inscrire à la faculté de journalisme de l’université Plekhanov et apprendre à conduire. » (Voilà donc encore un pauvre enfant ukrainien qui a été kidnappé par les Russes…)
On trouvera ci-après l’intégralité de l’échange, tel que publié par le site du Kremlin.
La potiche estonienne de la « diplomatie européenne » a expliqué ce matin sur Europe Today que les efforts de paix concernant l’Ukraine risquaient de renforcer l’agression russe si Moscou n’était pas contraint de faire de réelles concessions. Elle a les moyens de les faire reculer…
D’abord si ça n’avance pas c’est à cause des négociateurs russes : « Ils n’ont pas vraiment de personnes sérieuses à cette table (sic). Je ne m’attends pas à ce que ce cycle de négociations débouche sur quoi que ce soit. »
« Nous n’avons vu que ce que les Ukrainiens sont prêts à concéder pour mettre fin à cette guerre (quoi donc ?). Nous n’avons vu aucune concession du côté russe. »
« C’est aux Ukrainiens de décider du type de concessions qu’ils sont prêts à faire. » Mais les Russes « exigent un maximum absolu puis présentent des menaces, des ultimatums, utilisent la force. » Sic.
Bien sûr il est nécessaire que des Européens participent à la négociation. « La question n’est pas de savoir qui le fera, mais plutôt de savoir comment et ce que nous voulons obtenir. Si les Russes pensent qu’ils obtiennent le maximum d’objectifs de la part des Américains, pourquoi voudraient-ils parler aux Européens ? Nous ne ferons que poser des exigences pour eux. C’est pourquoi nous devons redoubler d’efforts pour les mettre dans une position où ils passeraient d’un simulacre de négociations à de véritables négociations. »
Le gouverneur de l’oblast de Vologda, Georges Filimonov, annonce que l’avortement a diminué de 92% dans sa région.
Il y a exactement un an, le 7 février 2025, il disait qu’il entendait interdire l’avortement dans la région. Il y a renoncé (l’incitation à l’avortement est toutefois interdite), mais il a lancé un plan pro-vie et des « consultations » avec les cliniques, en relation avec l’Eglise orthodoxe et des organisations régionales. Dès le mois de mai il annonçait que des services médicaux privés avaient arrêté de procéder à des avortements, et qu’il y en avait eu 32 au premier trimestre (tous pour raison médicale) contre 420 au premier trimestre 2024. Il disait : « La famille est le fondement de tout. Nous créons les conditions d’un avenir sain, actif et heureux pour la région de Vologda, afin que les familles se sentent stables et confiantes en l’avenir. »
En juillet il annonçait que pour la première fois il n’y avait eu aucun avortement.
Le 28 janvier dernier, à la conférence « Retour vers le futur », à Moscou, il disait : « Le développement de la région est impossible sans s’appuyer sur des traditions millénaires et, en même temps, sur des mécanismes réels et efficaces. C’est pourquoi nous avons lancé le programme régional “La famille, bastion du Nord russe” et mis en place un système de soutien intégré. Grâce à un ensemble de mesures, l’année dernière, pour la première fois en 11 ans, nous avons vaincu le dépeuplement dans la région de Vologda, et le nombre de naissances de premiers enfants a augmenté. Nous nous engageons dans la prévention des avortements et nous constatons des résultats concrets évidents. »
Dans neuf autres régions russes les cliniques privées ont arrêté de pratiquer des avortements.
Le 10 janvier, le gouvernement russe a demandé au ministère de la Santé de mettre en œuvre des mesures visant à renforcer le contrôle des établissements médicaux pratiquant des avortements, et de revoir les approches de travail qui permettront de soutenir les familles, de les aider à se préparer à la naissance d’un enfant et de prévenir les avortements.
Ursule annonce triomphalement le 20e paquet de sanctions contre la Russie, et ajoute : « J’invite maintenant les États membres à approuver rapidement ces nouvelles sanctions. » Schnell !
Elle rappelle aussi tout ce que l’UE fait pour l’Ukraine et conclut :
« Dans tous ces efforts, il y a un fil conducteur, un objectif commun, une ferme conviction : que la sécurité, la prospérité et l’avenir libre de l’Ukraine sont au cœur de notre Union. »
Au cœur de l’UE, il y a la prospérité d’un pays qui ne fait pas partie de l’UE, prospérité qui suppose l’appauvrissement de ceux qui en font partie…
« Les sanctions contre la Russie ont très bien fonctionné. Parce que après la perestroïka je pense que nous avons perdu beaucoup de fierté, parce que beaucoup a été fait pour détruire, de sorte que tout ce qui était occidental était bon. Tout devait être importé. Alors vint M. Obama, qui commença ses sanctions, et cela donna l’occasion aux gens ici de risquer leur argent à long terme. Je crois que les sanctions ont considérablement aidé. Il y a eu une période d’adaptation bien sûr, quand le prix de notre lait était horrible, mais maintenant les affaires ont trouvé un équilibre. Monter une affaire en Russie ne présente pas plus de risque que n’importe où ailleurs. Je pense qu’aujourd’hui c’est un avantage. Pour certaines technologies, oui, nous perdons, mais je pense que notre peuple étudie et que nous sommes en train d’avoir de nouveaux ingénieurs. Il y a aussi quelque chose à propos de notre mentalité russe. Ici, le gars russe, il gagne 100.000 roubles, vous lui dites : Ecoute, si tu travailles le samedi, je te paierai 120, il répond : Non, je veux aller à la pêche. Le Chinois il dit : Non, je vais travailler le samedi et le dimanche… C’est une vision de la vie et c’est notre vision de la vie. Bonne ou mauvaise, ce n’est pas le problème. Donc, je crois que oui, nous avons bénéficié des sanctions. »
Le personnage qui s’exprime ici comme Russe mais dans un anglais parfait s’appelle John Kopiski. Citoyen britannique, fils d’un immigré polonais et d’une Anglaise, il gagnait beaucoup d’argent comme négociant international en acier et en charbon. Jusqu’à ce qu’il tombe amoureux de la Russie, et d’une jeune femme Russe. En 1992 il s’installe en Russie. Il achète un kolkhoze à l’abandon, puis un second kolkhoze, et il installe sa famille (cinq enfants, , parce que « cinq c’est absolument mieux que un ou deux », dit sa femme) dans une ancienne étable. Il a 4.000 vaches et fabrique des produits laitiers à son nom, comme on le voit sur la vidéo.
Pour mieux connaître cet étonnant personnage, on peut regarder le reportage d’une demi-heure que lui avait consacré RT en 2020.
« John a commencé à faire du fromage il y a six ans, quand l’Europe et les Etats-Unis ont imposé des sanctions à la Russie. En réponse, la Russie a interdit certaines importations, ce qui a été une bonne nouvelle pour John : Je pense que l’embargo a été une très bonne chose. Je pense que cela a d’abord permis aux gens de retrouver leur fierté d’être russes. Selon mon opinion aujourd’hui c’est nous qui avons un embargo contre eux, ils n’ont pas de sanctions contre nous, parce qu’ils perdent beaucoup plus. »
Il a aussi des chevaux et a fait refaire une troïka traditionnelle. « C’est mieux que d’investir dans une Rolls Royce. C’est notre choix, c’est notre vision de la richesse. S’il n’y a plus de pétrole on pourra se déplacer. »