Maslenitsa

Aujourd’hui chez nous c’est mardi gras, mais les gras , en Russie, c’est toute la semaine avant le carême (maslenitsa, de maslo, le beurre), et c’est cette semaine. C’est la « semaine des crêpes », qui annonce aussi le printemps.

« Oh ces crêpes, mes crêpes au beurre », par Otava Yo. (Sous-titres français en actionnant les paramètres. Chez moi, si je regarde la vidéo sur YouTube, ils sont automatiques.)

Propagande

Les Ukrainiens ont lancé leur plus grande contre-offensive depuis 2023, et récupéré plus de 200 km2 du côté de Zaporojié, affirme la propagande britannique reprise sans moufeter par l’AFP et les médias du système.

Mais Julian Röpcke, qui suit de très près le conflit depuis le début et qui est un fervent militant pro-Ukraine, écrit que sur les cartes ukrainiennes on ne voit aucune nouvelle zone « bleue » (reprise par l’Ukraine), mais que la zone « rouge » russe « s’étend comme un cancer dans l’est de l’Ukraine ».

La Deutsche Welle interroge une analyste militaire du King’s College de Londres (donc fanatiquement pro-Ukraine) : « Pouvez-vous confirmer que les troupes ukrainiennes ont effectivement réussi à reprendre une si grande partie du territoire aux forces russes ? — Je ne peux rien confirmer, car cette information provient d’une seule source. J’ai vérifié les sources ukrainiennes, et rien de tel n’y figure. De plus, les experts ukrainiens n’ont fait aucune déclaration concernant la reprise de 200 kilomètres carrés de territoire à Zaporijia. »

Quand les Polonais reviendront du front…

Le général Marek Boroń, commandant en chef de la police polonaise, s’inquiète de ce qui se passera après la guerre en Ukraine en matière de trafic de drogue et d’armes sur le territoire polonais. Et il confirme sans s’en rendre compte que de nombreux soldats polonais se battent en Ukraine…

« Nous devons être conscients que tôt ou tard, de nombreux anciens soldats du front arriveront en Pologne, car ils ont leur famille ici. Ils arriveront également avec des problèmes mentaux et psychologiques après avoir vécu la guerre. Ils ne bénéficieront pas toujours tous d’une prise en charge médicale ou psychologique adéquate. »

Des groupes criminels prendront en charge les trafics d’armes ramenées d’Ukraine et de drogue pour les soldats démobilisés. Des groupes qui s’intéresseront aussi aux fonds destinés à la « reconstruction de l’Ukraine » : « Nous devons être prêts à détecter les cas de blanchiment d’argent et de corruption. »,

« Nous nous y préparons. À commencer par des investissements tels que l’achat de gilets pare-balles spéciaux avec des inserts en kevlar pour les services de patrouille ou de circulation routière. »

Ça fait déjà pschitt…

Le Royaume-Uni, accompagné de la Suède, de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas, a publié samedi les « résultats d’une enquête » sur la mort de Navalny, concluant qu’il avait été « empoisonné » avec une « toxine létale », l’épibatidine, présente dans la peau des grenouilles-dards d’Equateur, et qui aurait « très probablement entraîné sa mort ». (Le corps de Navalny est passé d’une prison russe à un cimetière de Moscou, sous contrôle des autorités russes : qui a pu prélever des échantillons ?…)

La veuve de Navalny a affirmé que son « assassinat » était désormais « prouvé par la science ».

Mais des experts équatoriens et colombiens soulignent qu’il est hautement improbable que la toxine ait pu être prélevée sur les grenouilles en question : il faudrait un nombre énorme de ces toutes petites grenouilles pour prélever une quantité léthale de poison, et il faudrait en outre que ce soit des grenouilles sauvages, car les grenouilles d’élevage n’ont pas la toxine, en raison de leur alimentation.

Bref, si Navalny avait été tué par de l’épibatidine, ce serait de l’épibatidine produite en laboratoire. Sans rapport avec les grenouilles…

Or même les services de renseignement ukrainiens avaient conclu à une mort naturelle…