Menteur pathologique

Ursule annonce que la Commission européenne va « procéder à l’application provisoire du Mercosur », signé le 17 janvier : l’Uruguay et l’Argentine l’ont ratifié hier.

« Pour la France c’est une surprise, et une mauvaise surprise. Et pour le Parlement européen c’est une mauvaise manière », dit Macron.

C’est tout sauf une surprise. Cette application provisoire, dès qu’un pays d’Amérique latine le ratifierait, sans attendre l’avis de la Cour de Justice saisie par le Parlement européen, ni le vote du Parlement européen (qui compte pour du beurre), était dûment annoncée. Seule la date n’était pas connue parce qu’on ne savait pas quel serait le premier pays d’Amérique latine à le ratifier.

Mais comme Macron ment sur le sujet depuis le début, il n’y a pas de raison que ça s’arrête.

Il reprend même son couplet sur les prétendues règles « durement négociées » pour protéger l’agriculture française et européenne et il dit qu’il sera « intraitable sur le respect de ces règles »… qui font rire en Amérique latine, parce qu’elles ne figurent pas dans l’accord (qui n’a qu’une clause de sauvegarde très générale et bilatérale).

« Il y a quelque chose qui cloche »


Quand l’idéologie dominante interdit d’appeler un chat un chat, et une « femme trans » un homme qui prétend être une femme, les présidents de clubs sportifs féminins sont fort démunis quand ils doivent constater la concurrence déloyale sans pouvoir dire autre chose que : « Il y a quelque chose qui cloche »…

Ainsi le club (professionnel) de Feytiat, près de Limoges, se trouvait il y a peu au même niveau que Monaco, avec quatre victoires chacun, jusqu’à ce que les deux équipes se retrouvent face à face, et que Feytiat perde, parce qu’à Monaco il y a le bulldozer « Julie » Tetart, qui est un homme et ne s’en cache guère quand on voir ses photos.

Alors le président de Feytiat pleurniche tout en récitant le dogme politiquement correct :

« Nos récriminations ne sont pas de la transphobie. Je n’ai aucun problème avec le changement de sexe. Le problème est une question d’équité sportive. Julie Tetart est plus grande, plus costaude que les autres filles. Face à elle, les risques de blessure sont réels. Régulièrement, elle sort des matchs à 40 points, 20 rebonds avec une évaluation moyenne à 40 de moyenne. C’est un total qu’on atteint une fois quand on fait le match de sa vie. Elle, c’est presque toutes les semaines. Il y a quelque chose qui cloche. »

Mais il n’osera pas dire publiquement que ce qui cloche est tout simplement que la « fille » est un garçon…

La situation, du reste, est ubuesque. Parce que si « Julie » Tetart peut tout renverser en France en tant que joueuse de Monaco, il ne peut pas faire partie de l’équipe de France, puisque la fédération internationale bloque la participation d’athlètes « transgenres ». Précisément « pour une question d’équité » dans les compétitions internationales…

Un délire de Zelensky

Répondant à un journaliste de Sky News qui lui fait valoir que la guerre s’arrêterait s’il abandonnait le Donbass aux Russes, Zelensky déclare :

Si nous nous retirons de ce territoire, comme vous le dites, par exemple de Kramatorsk ou de Slaviansk, à ce moment précis, où 200.000 personnes s’y trouvent actuellement, elles seront occupées par les Russes. Qui a dit aux Russes que ces personnes étaient prêtes à devenir russes ? Sinon, elles seront tuées, envoyées au front ou en prison. Ils ont fait la même chose à Lougansk, Donetsk et en Crimée. Soyons honnêtes : c’est une ligne rouge. Vous n’allez pas céder un seul morceau de territoire que la Russie n’a pas déjà conquis sur le champ de bataille, au nom de la paix ? Je pense que ce n’est pas seulement une ligne rouge, c’est aussi une ligne de défense.

Les millions d’habitants des territoires de Lougansk, Donetsk et Crimée ont été tués, envoyés au front ou en prison, et on ne le savait pas. En matière de propagande, les journalistes occidentaux ont donc encore des progrès à faire…

(On remarquera que Zelensky dit Slaviansk et Lougansk, en russe, alors que c’est Sloviansk et Louhansk en ukrainien.)

Ubu moldave

Le 25 novembre 2025, la cour d’appel de Chisinau a décidé qu’il suffisait d’une simple déclaration de changement de juridiction d’une paroisse pour que l’église change de propriétaire. Elle mettait fin ainsi au problème de la paroisse d’un village qui avait « décidé » d’abandonner l’Eglise orthodoxe moldave (liée à l’Eglise orthodoxe russe) pour passer à la « métropole de Bessarabie » (de l’Eglise orthodoxe roumaine). Or l’église appartenait à l’Eglise orthodoxe moldave depuis toujours.

Les juristes ont fait remarquer que ce précédent remettait en question l’accord de 2003 entre l’Eglise orthodoxe moldave et le ministère de la Culture, en vertu duquel plus de 800 sites religieux classés monuments historiques ont été transférés à l’Église pour être utilisés gratuitement.

La réponse du gouvernement a été que ces 800 sites devaient être « restitués » à l’Etat… Ce qui a déclenché un vent de panique au ministère de la Culture :

« Ces quelque 800 monuments historiques restitués à l’État ! Je vais être honnête : en tant que ministère, nous n’avons pas les moyens de gérer 800 monuments. Imaginez, cela représente 800 bâtiments », a déclaré le ministre.

Pour le moment on attend la décision finale de la justice. Car entretemps un tribunal a reconnu comme falsifiée (quelle surprise…) la signature du « transfert » de la paroisse…

Fake news

Non, ce n’est pas à cause de la guerre, vu que la Finlande n’est pas en guerre contre la Russie. C’est à cause des sanctions contre la Russie, dont les gouvernements de l’UE sont entièrement responsables.

L’article commence par le même mensonge en l’étendant à toute l’Europe : « La guerre en Ukraine pèse sur l’économie des pays européens. » Puis on revient à la Finlande, où « les municipalités qui avaient misé sur les échanges avec la Russie sont au bord de la faillite ». Et l’article évoque l’exemple précis de « Virolahti, petite commune plantée contre la frontière russe ». 3.000 habitants, une dette de 30 millions d’euros.

Virolhati est à peine à 200 kilomètres de Saint-Pétersbourg. La commune a fortement investi dans les années 2000, a financé un centre commercial, une autoroute… C’était l’âge d’or, « la grande époque », dit Anu Leena Lintunen, en charge du tourisme. « Les Russes sont connus pour dépenser beaucoup d’argent, leur panier moyen était bien plus important que celui des Finlandais, c’était beau à voir et très dynamique. »

Mais la frontière est fermée depuis un peu plus de deux ans maintenant, la route des camions vers Saint-Pétersbourg est déserte, le chômage est passé à 14%.

Et l’article se termine par une reprise du mensonge qu’il faut marteler :

Le village est aujourd’hui à genoux, mais globalement, c’est toute la Finlande qui subit l’onde de choc de l’invasion russe en Ukraine.

Mensonge jusqu’à l’absurde : il faudrait nous expliquer comment « l’invasion russe en Ukraine », qui ne concerne en rien la Finlande, peut produire « une onde de choc » sur ce pays.

*

Et pendant ce temps-là…

L’agence finlandaise des infrastructures de transport fait savoir que les brise-glaces russes viennent en aide à plusieurs navires de marchandises bloqués dans les glaces du golfe de Finlande et dans les eaux territoriales finlandaises. L’agence rappelle que les navires finlandais « bénéficient d’une assistance dans le cadre de la coopération internationale avec les brise-glaces russes », y compris dans les eaux territoriales finlandaises…