La russophobie estonienne

Le mois dernier, le Parlement estonien a voté une troisième fois (à une très large majorité) le projet de loi interdisant l’Eglise orthodoxe estonienne. Le président Alar Karis avait opposé deux fois son véto et avait renvoyé deux fois le texte devant les députés. Cette fois il ne peut plus le faire. Alors il a saisi la Cour suprême, au motif que cette loi viole trois articles de la Constitution et restreint de manière disproportionnée la liberté d’association et de religion.

Notre Dame du Rosaire

Offertoire :

In me grátia omnis viæ et veritátis, in me omnis spes vitæ et virtútis: ego quasi rosa plantáta super rivos aquárum fructificávi.

En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité ; en moi est toute l’espérance de la vie et de la vertu : j’ai porté des fruits comme le rosier planté près des eaux courantes.

La mélodie des première et deuxième phrases est tirée de la fête de la Purification, peut-être en raison du mot gratia, qui apparaît dans les deux Offertoires. Sur le plan du contenu, les deux textes sont également étroitement liés. Diffusa est semble être le thème développé dans l’Offertoire In me. Il nous dit en quoi consiste la plénitude des bénédictions qui ont été déversées sur Marie. L’adaptation de la mélodie est extrêmement ingénieuse. Sur le plan textuel, omnis dans la première phrase appartient au gratia précédent, tout comme dans la deuxième phrase, nous avons omnis spes. La mélodie, cependant, combinerait omnis et viae. Marie peut en effet dire d’elle-même : « En moi est toute la grâce de la vie », mais aussi : « En moi est la grâce d’une vie pleine, d’une vie entière ».

La troisième phrase a une construction qui lui est propre, même si elle présente certaines similitudes avec des mélodies déjà existantes. L’idée principale de la fête reçoit ici un merveilleux développement. L’offertoire du dimanche des Rameaux avec dederunt et aceto a très probablement servi de modèle pour les deux derniers membres de la phrase.

Marie possède « toute la grâce ». Les mystères du Rosaire nous font progresser sur le « chemin de la vérité », l’idéal de la perfection morale, et nous offrent les moyens de réaliser cet idéal. Nous pouvons donc dire en vérité que Marie est « toute l’espérance de la vie et de la vertu ». Quiconque l’imite verra son âme s’épanouir comme la rose et porter des fruits pour la vie éternelle.

Dom Dominic Johner

Les enfants de Sirius

Dans le cadre de ma modeste contribution à la recherche et à la localisation des milliers d’enfants ukrainiens kidnappés par Poutine, je signale le grand centre d’éducation et universitaire de Sirius près de Sotchi, où Vladimir Poutine a inauguré vendredi une salle de concert. On peut voir dans la salle de nombreux enfants, dont un certain nombre sont certainement des « Ukrainiens » de Crimée et du Donbass. (Puisque j’ai appris grâce au « rapport » de Yale que les enfants kidnappés sont ceux de ces régions qui vont en vacances ou à l’école en Russie.) – Pour avoir le sous-titrage en français, cliquer sur le rectangle en bas à droite.

L’architecte de la salle de concert est Andrey Litvinov. Lorsque Poutine l’a rencontré il lui a dit : « Bien que vous soyez hirsute, vous faites tout à merveille. Vous êtes quelqu’un de talentueux. C’est formidable que nous ayons autant de personnes talentueuses comme vous. Vous avez quelque chose à montrer au monde. C’est excellent ! »

Le mot pour rire

Vu sur Fdesouche :

La phrase entière est encore plus drôle :

« Que veut-on pour notre pays, avoir des médias souverains et solides qui informent de manière fiable ou bien uniquement des médias d’opinion et des réseaux sociaux qui vampirisent le débat ? »

Les « médias souverains » sont les médias d’Etat en perdition… Et ils l’ont bien cherché. Mais les Veil et autres Ernotte veulent conserver leurs fromages, même pourris…

En Tchéquie

Le parti Le parti d’Andrej Babiš, ANO, a remporté les les élections législatives, avec 34,5% des voix. Ce n’est pas une aussi grande victoire que ce que l’on dit ici et là, puisqu’il n’obtient que 8 députés de plus : ce qui fait 80, sur 200.

Le « populiste » ou « démagogue » Babiš devrait pouvoir former une coalition majoritaire avec « l’extrême droite », comme disent les gazettes, à savoir avec le SPD du nationaliste Tomio Okamura (un vrai Japonais né à Tokyo), et avec le parti des automobilistes proche de l’ancien président Vaclav Havel, donc très europhobe.

Andrej Babiš a déjà été chef du gouvernement de 2017 à 2021, et il ne laisse pas de grands souvenirs. Cela dit, depuis lors, ses députés européens, qui étaient dans le groupe libéral, sont depuis l’an dernier dans le groupe Patriotes, avec ceux d’Orban et ceux du RN – et celui des automobilistes. (Le député SPD est dans le groupe ENS de l’AfD.)

Il est donc vraisemblable, et même probable, que son gouvernement sera nettement eurosceptique, notamment sur l’immigration et l’écologie. En ce qui concerne son attitude concernant l’Ukraine, c’est beaucoup plus flou (volontairement flou pendant sa campagne).