La persécution en Ukraine

Le 19 mars, le directeur des hôpitaux de Zaporojié est allé voir le prêtre desservant la chapelle de l’hôpital n°5 (qui est une église paroissiale) pour lui signifier qu’il devait rassembler ses affaires et quitter les lieux, parce que l’hôpital avait besoin de ce local situé à l’entrée, et parce que l’Eglise orthodoxe ukrainienne « n’est pas l’Eglise ».

Le lendemain, l’accès a été bloqué par des lits. Le directeur a prévenu : si vous touchez aux lits je porte plainte pour dégradation de biens hospitaliers. Les paroissiens ont tenté de faire valoir que la chapelle existe depuis déjà 25 ans, qu’elle est très fréquentée par les malades, des proches de malades, des militaires, des professionnels de santé… Le directeur leur a laissé dix minutes pour débarrasser les lieux.

Ils ont pris tout ce qu’ils ont pu (vêtements et objets liturgiques), mais la plus grande partie du mobilier est resté. L’iconostase en pierre ne peut être déplacée, non plus que les icônes murales qui sont de vraies fresques.

Les offices du carême sont célébrés au domicile d’un paroissien.

Les travaux de « rénovation » ont commencé dès lundi.

Pendant un quart de siècle, le prêtre a célébré les offices, fait le tour des chambres, donné la communion et confessé les malades, célébré les sacrements du baptême, du mariage et des funérailles pour les patients et le personnel de l’hôpital, dans cette chapelle qui avait été voulue par le médecin chef d’alors. « Il existe des lieux de deuil particulier : les cimetières, les unités militaires, les hôpitaux, les prisons. Ces lieux doivent abriter des églises. Rien ne doit faire obstacle à la quête de Dieu d’une personne croyante », a souligné le recteur.

Cette affaire est loin d’être unique. Le directeur des hôpitaux de Zaporojié a déjà fermé les chapelles de deux autres hôpitaux de la ville. La même chose s’est produite en d’autres villes. A Tcherkassy, non seulement la chapelle a été fermée, mais les vingt religieuses qui s’occupaient des patients et des pauvres ont été expulsées. Quand la chapelle est donnée à l’Eglise du pouvoir, elle reste vide.

Chemin de croix LGBT…

Des chemins de croix LGBT sont organisés en Autriche, réinterprétant les stations selon les expériences supposées de supposés réfugiés « queer » racontées dans des appels téléphoniques fictifs.

C’est un projet œcuménique organisé par la Jeunesse catholique de Haute-Autriche, soutenu par les diocèses de Linz, Graz, Innsbruck et l’archidiocèse de Vienne, et par l’Eglise évangélique de Vienne.

« Les histoires racontées sont incroyablement fortes – elles vous coupent le souffle ; les mots ne suffisent pas à décrire ce qu’elles suscitent en vous », a déclaré Hannelore Mayer, assistante pastorale spécialisée dans le « ministère arc-en-ciel » au sein de l’organisation Jeune Eglise de Vienne.

Le chemin de croix comprend un spectacle d’acrobatie aérienne à l’intérieur de l’église. L’objectif est de « rendre visibles les expériences d’exclusion, de violence et d’espoir, et de promouvoir la conscience sociale ».

Katharina Payk, aumônière universitaire protestante, « théologienne queer » et co-organisatrice des événements, a déclaré que le projet démontrait la force de la coopération œcuménique : « Lorsque nous, chrétiens, vivons ensemble la diversité, l’Église devient un lieu qui transcende les frontières. »

Heiner Wilmer

Le pape a nommé Mgr Heiner Wilmer évêque de Münster (le deuxième plus grand diocèse d’Allemagne, fondé en 800). Jusqu’ici il était évêque de Hildesheim, et il est depuis le mois dernier le président de la Conférence épiscopale allemande.

C’est l’occasion de rappeler que Heiner Wilmer considère le multi-hérétique d’extrême gauche Eugen Drewerman (qui a officiellement quitté l’Eglise en 2005) comme un « un prophète de notre temps, incompris par l’Eglise », et s’est déclaré « profondément déçu » que le document du « chemin synodal » sur la sexualité (voté par 155 voix, dont la sienne, contre 9) n’ait pas obtenu les deux tiers des voix : un document qui appelait l’Eglise à modifier son enseignement sur la contraception, sur les relations entre personnes de même sexe, et sur le « genre ». Heiner Wilmer avait aussitôt affirmé qu’il continuerait à se battre pour un « renouveau » de la morale sexuelle catholique.

Vendredi de la Passion

Le texte du répons bref de l’heure de sexte dans la liturgie du temps de la Passion est pris du psaume 21. On le retrouve comme verset aux matines, et dans les répons des matines de ce vendredi qui annonce le Vendredi saint.

℟. De ore leónis * Líbera me, Dómine.
℟. De ore leónis * Líbera me, Dómine.
℣. Et a córnibus unicórnium humilitátem meam.
℟. Líbera me, Dómine.
℟. De ore leónis * Líbera me, Dómine.

De la gueule du lion Délivrez-moi, Seigneur.
De la gueule du lion Délivrez-moi, Seigneur.
Et des cornes des licornes mon abaissement.
Délivrez-moi, Seigneur.
De la gueule du lion Délivrez-moi, Seigneur.

*

Les chants du propre de la messe de ce jour sont des plaintes du Christ souffrant.

*

Ce que les destructeurs de la liturgie latine ont fait de la collecte de ce jour est un exemple particulièrement remarquable de la volonté d’imposer une nouvelle religion. Voir ici.

Kallas en ses fantasmes

Kaja Kallas à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 aux Vaux-de-Cernay :

— En Ukraine, Volodymyr Zelensky affirme que les États-Unis font pression sur l’Ukraine pour qu’elle cède des territoires lors des négociations. Cela vous préoccupe-t-il, et allez-vous en discuter ?

— Bien sûr, cela nous préoccupe. Nous observons depuis un an comment la Russie tente d’obtenir ce qu’elle n’a pas réussi à obtenir par la force militaire en 12 ans : s’emparer de ces territoires à la table des négociations. C’est clairement une mauvaise approche. Il s’agit en fait d’une tactique de négociation typiquement russe : exiger ce qui ne leur a jamais appartenu. C’est pourquoi nous mettons en garde contre ce piège dans lequel nous ne devons pas tomber. En réalité, pour trouver une solution à cette guerre, des concessions claires de la part de la Russie sont nécessaires. Et si, avec les Américains, nous exerçons une pression sur la Russie, nous pourrons alors mettre fin à cette guerre et instaurer une paix durable à long terme.

« Exiger ce qui ne leur a jamais appartenu… », affirme la dinde balte. Voici une carte du gouvernorat de Iekaterinoslav en 1913 (créé en 1802). Capitale Iekaterinoslav, en l’honneur de Catherine II, aujourd’hui Dnipro. On voit Marioupol sur la mer d’Azov, Bakhmout au nord… On ne voit pas clairement Donetsk (alors Iouzovka) entre les deux. A l’ouest, le gouvernorat de Kherson. Au sud-ouest, le gouvernorat de Tauride, capitale Simferopol (Crimée). Au sud-est, l’oblast de l’Armée du Don (les Cosaques). Au nord-ouest, le gouvernorat de Poltava. Au nord, le gouvernorat de Kharkov. Tout cela fait partie de la Russie…