Le parti Le parti d’Andrej Babiš, ANO, a remporté les les élections législatives, avec 34,5% des voix. Ce n’est pas une aussi grande victoire que ce que l’on dit ici et là, puisqu’il n’obtient que 8 députés de plus : ce qui fait 80, sur 200.
Le « populiste » ou « démagogue » Babiš devrait pouvoir former une coalition majoritaire avec « l’extrême droite », comme disent les gazettes, à savoir avec le SPD du nationaliste Tomio Okamura (un vrai Japonais né à Tokyo), et avec le parti des automobilistes proche de l’ancien président Vaclav Havel, donc très europhobe.
Andrej Babiš a déjà été chef du gouvernement de 2017 à 2021, et il ne laisse pas de grands souvenirs. Cela dit, depuis lors, ses députés européens, qui étaient dans le groupe libéral, sont depuis l’an dernier dans le groupe Patriotes, avec ceux d’Orban et ceux du RN – et celui des automobilistes. (Le député SPD est dans le groupe ENS de l’AfD.)
Il est donc vraisemblable, et même probable, que son gouvernement sera nettement eurosceptique, notamment sur l’immigration et l’écologie. En ce qui concerne son attitude concernant l’Ukraine, c’est beaucoup plus flou (volontairement flou pendant sa campagne).
Ce que la solitude et le silence du désert apportent d’utilité et de divine jouissance à ceux qui les aiment, ceux-là seuls le savent qui en ont fait l’expérience.
Ici en effet, les hommes forts peuvent se recueillir autant qu’ils le désirent, demeurer en eux-mêmes, cultiver assidûment les germes des vertus et se nourrir avec bonheur des fruits du paradis.
Ici on s’efforce d’acquérir cet œil dont le clair regard blesse l’époux d’un amour pur et limpide qui voit Dieu.
Ici on s’adonne à un loisir bien rempli et l’on s’immobilise dans une action tranquille.
Ici Dieu donne à ses athlètes, pour le labeur du combat la récompense désirée : une paix que le monde ignore et la joie dans l’Esprit Saint.
Telle est cette belle Rachel, à l’aspect agréable ; bien qu’elle donnât à Jacob moins d’enfants que Lia, il la préférait à celle-ci, plus féconde, mais au regard obscurci. Les fils de la contemplation sont plus rares en effet que les fils de l’action ; cependant Joseph et Benjamin sont chéris par leur père plus que les autres frères.
Telle est cette meilleure part que Marie a choisie et qui ne sera pas enlevée.
Telle est la belle Sunamite, cette vierge qui seule dans tout le pays d’Israël fut trouvée digne de choyer et réchauffer David devenu vieux. Comme je voudrais, frère très cher, que tu l’aimes par-dessus tout, afin que, réchauffé entre ses bras tu brûles du divin amour. Que cette charité vienne à s’établir en ton cœur et bientôt la gloire du monde, cette caressante et trompeuse séductrice te paraîtrait misérable ; tu rejetterais aisément les richesses dont le souci alourdit l’âme ; tu te dégoûterais des plaisirs, si nuisibles au corps comme à l’esprit.
Extrait de la lettre de saint Bruno à Raoul le Verd (6 et 7)
La chartreuse de saint Bruno en Calabre, d’où il écrivit sa lettre à Raoul Le Verd, dans les dernières années du XIe siècle.
Texte latin :
Quid vero solitudo heremique silentium amatoribus suis utilitatis iucunditatisque divinae conferat, norunt hi soli qui experti sunt.
Hic namque viris strenuis tam redire in se licet quam libet et habitare secum, virtutumque germina instanter excolere atque de paradisi feliciter fructibus vesci.
Hic oculus ille conquiritur, cuius sereno intuitu vulneratur sponsus amore, quo mundo et puro conspicitur Deus.
Hic otium celebratur negotiosum et in quieta pausatur actione.
Hic pro certaminis labore repensat Deus athletis suis mercedem optatam, pacem videlicet quam mundus ignorat, et gaudium in Spiritu Sancto.
Haec est Rachel illa formosa, pulchra aspectu, a Iacob plus dilecta, licet minus filiorum ferax, quam Lia fecundior, sed lippa. Pauciores enim sunt contemplationis quam actionis filii ; verumtamen Ioseph et Beniamin plus sunt ceteris fratribus a patre dilecti.
Haec est pars illa optima quam Maria elegit, quae non auferetur.
Haec est Sunamitis pulcherrima illa, sola in omnibus finibus Israel reperta, quae David virgo foveret senem et calefaceret. Quam tu, mi frater carissime, unice utinam diligeres, ut eius amplexibus fotus, divino caleres amore. Cuius si caritas semel animo tuo insederit, mox illecebrosa illa et blanda deceptrix gloria mundi tibi sorderet, sollicitasque opes, menti sane onerosas, leviter abiiceres, necnon voluptates fastidires, prorsus aeque corpori animoque nocivas.
Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Pourquoi « il lui est semblable » ? Parce que l’un introduit à l’autre qui en reçoit sa structure à son tour. « En effet, tous ceux qui font le mal haïssent la lumière et ne viennent pas à la lumière ». Et encore : « L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu ! ». Et quelle est la conséquence ? « Corrompues et abominables leurs actions ! ». Et encore : « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent, et certains pour s’y être laissé prendre, se sont égarés loin de la foi », et « Celui qui m’aime gardera mes commandements », ses commandements et leur chef de file : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et ton prochain comme toi-même. »
Pourtant si aimer Dieu, c’est aimer le prochain, (« Si tu m’aimes, Pierre, dit-il, conduis mes brebis ») et si aimer le prochain réalise l’observance des commandements, il dit à bon droit : « De ceux-ci dépendent toute la Loi et les Prophètes. » Certes, il agit ici aussi comme il l’avait fait précédemment. Interrogé alors sur la modalité de la résurrection, il a enseigné aussi la résurrection, les initiant à plus qu’ils n’en demandaient. Ici encore, interrogé sur le premier commandement, il exprime aussi le second qui ne s’en écarte guère, puisque le second lui est semblable, leur insinuant qu’à l’origine de leur question, il y avait de la haine, car « la charité n’est pas jalouse ».
Saint Jean Chrysostome, homélie 72 sur saint Matthieu, leçon des matines.
Prologue de la vie de saint François par saint Bonaventure.
La grâce de Dieu, notre Sauveur, s’est manifestée de nos jours en son serviteur François aux regards de tous les hommes vraiment humbles et amis de la sainte pauvreté, qui, vénérant la miséricorde surabondante du Seigneur en lui, ont appris, à son exemple, à rejeter du fond du cœur toute impiété et tout désir terrestre, à vivre conformément à Jésus-Christ et soupirer avec une ardeur sans cesse renaissante après l’espérance bienheureuse. En effet, le Dieu suprême a abaissé ses yeux sur cet homme véritablement pauvre et pénitent avec une telle effusion de bénignité que, non seulement il a tiré sa bassesse de la poussière d’une vie toute mondaine, mais encore qu’il a fait de lui un maître, un chef et un prédicateur de la perfection évangélique ; qu’il l’a donné comme un flambeau brillant aux chrétiens pour rendre témoignage de la lumière et préparer au Seigneur une voie lumineuse et pacifique jusqu’aux cœurs des fidèles. Il a brillé comme l’étoile du matin au milieu de la muée, par la vive splendeur de sa vie et de sa doctrine ; il a dirigé vers la lumière, par sa clarté resplendissante, ceux qui étaient assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ; et comme l’arc glorieux qui déploie son éclat au sein des nuages pour être le signe de l’alliance du Seigneur, il a annoncé aux hommes l’évangile de la paix et du salut, et il a été lui-même un ange de la paix véritable. Il fut choisi de Dieu, comme le précurseur, pour lui préparer la voie dans le désert d’une pauvreté parfaite et annoncer la pénitence par ses exemples et ses paroles. Prévenu d’abord des dons de la grâce céleste, orné ensuite des mérites d’une vertu invincible, rempli de l’esprit prophétique, chargé d’un ministère tout angélique, embrasé de l’ardeur dévorante des séraphins, élevé au-dessus de la terre sur un char enflammé comme un homme tout divin, ainsi que nous le montre pleinement le cours entier de sa vie, il nous semble évident qu’il est venu au milieu de nous avec l’esprit et la vertu d’Elie. Nous pouvons donc sans témérité le regarder comme prédit par la prophétie de Jean l’Evangéliste, cet autre ami de l’Epoux et son apôtre, dans cette similitude d’un ange qui monte du côté de l’Orient, portant avec soi le signe du Dieu vivant. Je vis, dit-il, à l’ouverture du sixième sceau, un ange s’élever de l’Orient et ayant dans sa main le signe du Dieu vivant.
François nous apparaîtra en effet un vrai serviteur de Dieu, son envoyé, l’ami de Jésus, un modèle digne d’être imité et un objet d’admiration pour le monde, si nous voulons considérer en lui ce comble de sainteté glorieuse qui l’a montré au milieu des hommes un imitateur parfait de la pureté des anges, et l’a rendu digne d’être l’exemple des disciples les plus parfaits du Sauveur. Et ce sentiment pieux et sincère de notre cœur n’est pas appuyé seulement sur le ministère dont François fut honoré, d’appeler les hommes à pleurer et à gémir, à se raser la tête et à se ceindre d’une corde, à marquer du signe de la pénitence et de la croix le front de ceux qui versent des larmes et s’attristent sur les iniquités du monde, et à les revêtir d’un habit conforme à la croix ; mais ce qui le rend pour nous une vérité incontestable, c’est le sceau de ressemblance avec le Dieu vivant, avec Jésus crucifié, sceau imprimé dans le corps de son serviteur non par un effet de la nature ou de l’art, mais par la puissance admirable de l’Esprit du Seigneur.
Giotto. Chapelle Bardi de la basilique de la Sainte-Croix, Florence, 1318.
Elle se prétend « 106e archevêque de Canterbury ». Sans rire. Sarah Mullaly était « évêque de Londres ». Elle a été nommée « archevêque de Canterbury » par le gouvernement britannique. Infirmière à la retraite, elle remplace Justin Welby, qui était retraité de l’industrie pétrolière, à la tête de l’« Eglise d’Angleterre »(après le roi) et de la Communion anglicane (primauté d’honneur).
Elle s’engage à « favoriser une culture de sécurité et de bien-être pour tous ». Faudrait peut-être penser aussi au réchauffement climatique et aux immigrés, sinon Léon ne va pas être content.