Saint Eusèbe de Verceil

Solidement formé dans la foi nicéenne, Eusèbe défendit de toutes ses forces la pleine divinité de Jésus-Christ, défini par le Credo de Nicée « de la même substance » que le Père. Dans ce but, il s’allia avec les grands Pères du IVe siècle – surtout avec saint Athanase, le porte-drapeau de l’orthodoxie nicéenne – contre la politique philo-arienne de l’empereur. Pour l’empereur, la foi arienne, plus simple, apparaissait politiquement plus utile comme idéologie de l’empire. Pour lui, ne comptait pas la vérité, mais l’opportunité politique: il voulait instrumentaliser la religion comme lien d’unité de l’empire. Mais ces grands Pères résistèrent en défendant la vérité contre la domination de la politique. C’est pour cette raison qu’Eusèbe fut condamné à l’exil comme tant d’autres évêques d’Orient et d’Occident: comme Athanase lui-même, comme Hilaire de Poitiers, comme Osius de Cordoue.

A Scitopolis, en Palestine, où il fut assigné entre 355 et 360, Eusèbe écrivit une page merveilleuse de sa vie. Là aussi, il fonda un monastère  avec un petit groupe de disciples et, de ce lieu, il s’occupa de la correspondance avec ses fidèles du Piémont, comme le démontre en particulier la deuxième des trois Lettres eusébiennes reconnues comme authentiques. Par la suite, après 360, il fut exilé en Cappadoce et dans la Thébaïde, où il subit de graves mauvais traitements physiques.

En 361, Constance II mourut, et lui succéda l’empereur Julien, dit l’apostat, qui ne s’intéressait pas au christianisme comme religion de l’empire, mais voulait simplement restaurer le paganisme. Il mit fin à l’exil de ces évêques et permit à Eusèbe de reprendre possession de son siège. En 362, il fut envoyé par Anastase pour participer au Concile d’Alexandrie, qui décida de pardonner les évêques ariens s’ils retournaient à l’état de laïc. Eusèbe put encore exercer le ministère épiscopal pendant une dizaine d’années, jusqu’à sa mort, entretenant avec sa ville une relation exemplaire, qui ne manqua pas d’inspirer le service pastoral d’autres évêques de l’Italie du Nord, comme saint Ambroise de Milan et saint Maxime de Turin.

Benoît XVI

La dictature de l’UE

Le Conseil de l’Union européenne a ajouté aujourd’hui à l’interminable liste de ses sanctions 12 personnes, dont 9 russes, un Américain, John Mark Dougan, la dissidente ukrainienne Diana Pantchenko, le Suisse Jacques Baud et le Français Xavier Moreau. Il est remarquable que les notices concernant ces deux derniers sont rigoureusement identiques, ce qui en dit long sur le professionnalisme des fonctionnaires qui les ont rédigées et que Kaja Kallas a signées.

Il se fait le porte-parole de la propagande pro-russe et élabore des théories du complot, accusant par exemple l’Ukraine d’avoir orchestré sa propre invasion afin de rejoindre l’OTAN.

(Jacques Baud) (Xavier Moreau) est donc responsable de la mise en œuvre ou du soutien d’actions ou de politiques attribuables au gouvernement de la Fédération de Russie qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence.

Voilà donc où en est la dictature de l’UE. Il est interdit de critiquer le délirant récit officiel. Même l’Ukrainienne Diana Pantchenko est sous le coup des sanctions parce qu’elle ose critiquer Zelensky… Voici ce qu’on lui reproche :

Elle manipule l’information pour présenter les autorités ukrainiennes comme des « nazis » et les accuse de trahir leur propre peuple, tout en justifiant l’agression militaire et les crimes de la Russie.

Elle a produit des travaux dans les régions ukrainiennes occupées (notamment à Marioupol et Donetsk) qui ont été qualifiés de propagande justifiant les crimes de guerre par les services de sécurité ukrainiens (SBU).

Par conséquent, Diana Pantchenko est responsable de la mise en œuvre ou du soutien d’actions ou de politiques attribuables au gouvernement de la Fédération de Russie qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence.

Ce qui fait véritablement froid dans le dos est que cette rhétorique de l’UE est exactement celle du site ukrainien Mirotvorets qui appelle au meurtre de tous ceux qui sont dans le viseur du SBU.

Dans la danse irlandaise aussi…

Jusqu’en 2022, Elias Saltzman concourait tout naturellement dans les catégories garçons de la danse irlandaise. Mais comme il n’arrivait jamais premier, il a décidé de devenir « Alyssa ». Et « Alyssa » vient de remporter pour la troisième année consécutive, à Orlando en Floride, le prix solo de la région sud des Etats-Unis. Ce qui le qualifie pour les compétitions nationale et internationale féminines. Il a déjà remporté la « médaille mondiale » féminine à Glasgow l’an dernier (catégorie drag queen ?) :

Comme certains parents ont protesté, la fédération a sèchement demandé à tout le monde de faire preuve de tolérance et de respecter tous les danseurs.

Au fait, elles sont où, les féministes ?