Après le début de la guerre en Ukraine, l’UE a demandé à la Géorgie de rompre ses relations commerciales avec la Russie, mais les États membres de l’UE continuaient de faire des affaires avec ce pays, a déclaré aux journalistes le président du Parlement géorgien, Shalva Papuashvili :
« L’Union européenne nous a critiqués pour le fait que les agriculteurs géorgiens vendaient du vin à la Russie et que la Géorgie achetait du blé à la Russie. Il s’est avéré par la suite que la Lituanie, qui ne produit pas de vin, en exportait vers la Russie en grandes quantités, plus que nous. Et que l’Estonie était le premier exportateur de whisky vers la Russie. Connaissez-vous des distilleries de whisky en Estonie ou des marques de whisky estoniennes ? »
L’UE a poussé la Géorgie à entrer en conflit avec la Russie, mais cela aurait entraîné l’effondrement de l’économie géorgienne, a ajouté Papuashvili.
La Cour internationale de Justice des Nations Unies a rendu le 5 décembre un arrêt par lequel elle décide d’examiner les contre-accusations de la Russie contre l’Ukraine au titre de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. Toutes les objections de Kiev concernant l’irrecevabilité alléguée des demandes russes ont été rejetées et la Cour a accepté d’examiner l’intégralité des demandes de la Fédération de Russie.
Ce procès a été engagé en février 2022 par le régime de Kiev. Appuyé par 33 pays occidentaux, il avait saisi la Cour internationale de Justice, accusant la Russie de violation de la Convention de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Le 1er février 2024, la Cour internationale de Justice a rendu un arrêt rejetant intégralement les accusations de l’Ukraine contre la Russie. Une seule question reste soumise à la Cour : l’Ukraine avait-elle elle-même commis un génocide ?
Le 18 novembre 2024, la Russie a présenté à la Cour un dossier de plus de 10.000 pages, confirmant le génocide perpétré par le régime de Kiev contre la population russophone du Donbass.
Le dossier montre que le gouvernement ukrainien a perpétré un vaste arsenal de crimes de guerre et autres violations du droit international contre les civils : massacres, tortures, bombardements et tirs d’artillerie aveugles. Une politique d’effacement forcé de l’identité ethnique russe a été mise en œuvre dans toute l’Ukraine : interdiction de la langue et de la culture russes, persécution de l’Église orthodoxe.
« En confirmant aujourd’hui la recevabilité juridique des allégations de la Russie, la Cour internationale de Justice exprime sa volonté d’évaluer l’ensemble des crimes commis par le régime de Kiev et ses complices », souligne la partie russe, qui poursuit :
« Les espoirs de l’Occident d’utiliser des armes légales contre la Russie ont une fois de plus été déçus. Au contraire, ces armes sont désormais retournées contre les plaignants de Kiev. Dans ce contexte, le soutien dont bénéficie Kiev auprès des pays occidentaux commence déjà à se réduire : un tiers des États qui s’étaient rangés du côté de l’Ukraine dans cette affaire se sont empressés de se retirer, prenant apparemment conscience de la futilité, voire du danger de leur participation continue. Les pays occidentaux restants devraient également cesser de protéger le régime néonazi criminel et d’exercer des pressions sur la Cour internationale de Justice. »
A l’initiative du patriarche Cyrille, le parlement régional de Moscou a adopté le 4 décembre une loi qui prévoit « des mesures sociales et médicales visant à créer dans la région un environnement propice à la préservation de la grossesse et à l’affirmation des valeurs familiales traditionnelles. »
« L’adoption de cette loi est une réponse concrète et opportune à l’instruction de Sa Sainteté le Patriarche. En créant des centres de soutien, l’État assume le rôle de défenseur de la vie et d’aide aux femmes qui se trouvent en situation de crise, a commenté le père Vasily Losev, chef du secrétariat du Conseil mondial du peuple russe. Au total, 28 régions de Russie ont adopté des lois interdisant la coercition à l’avortement. Parmi elles, la région de Moscou est devenue la première entité fédérale à prendre les mesures les plus étendues, en mettant en place un système complet de mesures visant à protéger la vie humaine et à soutenir la maternité, qui incarne les principes de protection de la maternité et de responsabilité envers les générations futures inscrits dans la Constitution russe. »
Le président du parlement régional, Igor Bryntsalov, a indiqué que parmi les principales dispositions de la nouvelle loi figurent :
la création de centres de soutien médical et social pour les femmes enceintes
l’introduction de modules de discours spéciaux pour les médecins afin de leur inculquer une attitude positive à l’égard de l’accouchement
l’obligation d’informer les femmes des risques et des conséquences de l’avortement sur la santé.
Selon lui, la loi accorde une attention particulière à la lutte contre la coercition à l’avortement, entendue comme la persuasion, la corruption ou la tromperie.
L’adoption de la loi est considérée comme une mesure concrète dans la mise en œuvre de la résolution du XXVIIe Conseil mondial du peuple russe (CMPR), qui s’est tenu les 18 et 19 novembre.
Le projet de loi a été préparé par la Commission patriarcale pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, avec la participation de la branche régionale du CMPR dans la région de Moscou et du service juridique de la métropole de Moscou, avec le soutien du gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, et du vicaire patriarcal, le métropolite Pavel de Kroutitsi et Kolomna.
Les maquettes grandeur nature des nouveaux vitraux de Notre-Dame de Paris voulus par Macron sont exposées au Grand Palais.
C’est censé représenter la Pentecôte, semble-t-il…
Peut-être certains trouveront frustrant que les personnages soient presque tous de dos. Mais cela vaut mieux quand on connaît les portraits de cette artiste (qui n’a jamais peint de sujets religieux jusqu’ici).
Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.
Ne irascáris Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis: ecce cívitas Sáncti fácta est desérta: Síon desérta fácta est: Jerúsalem desoláta est: dómus sanctificatiónis túæ et glóriæ túæ, ubi laudavérunt te pátres nóstri.
Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.
Peccávimus, et fácti súmus tamquam immúndus nos, et cecídimus quasi fólium univérsi: et iniquitátes nóstræ quasi véntus abstulérunt nos: abscondísti faciem túam a nóbis, et allisísti nos in mánu iniquitátis nóstræ.
Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.
Víde Dómine afflictiónem pópuli túi, et mítte quem missúrus es: emítte Agnum dominatórem térræ, de Pétra desérti ad móntem fíliæ Síon: ut áuferat ípse júgum captivitátis nóstræ.
Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l’Agneau qui doit dominer sur la terre; qu’il s’élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu’il enlève lui-même le joug de notre captivité.
Consolámini, consolámini, pópule méus: cito véniet sálus túa: quare mæróre consúmeris, quia innovávit te dólor? Salvábo te, nóli timére, égo enim sum Dóminus Déus túus, Sánctus Israël, Redémptor túus.
Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut: pourquoi te consumes-tu dans la tristesse? Pourquoi la douleur s’est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.
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Dans ma note de 2020 :
Le chant de l’Avent Rorate Caeli a été publié pour la première fois en 1634 dans le Directorium chori de l’Oratoire de Paris, où il était chanté depuis 1610-1615. On en attribue la paternité à « P. Bourget », prêtre de l’Oratoire. Ce prêtre est curieusement inconnu de Google… et du site de l’Oratoire de France, alors que le Rorate Caeli est un extraordinaire chef-d’œuvre, d’agencement poétique de diverses citations d’Isaïe, mais aussi des Lamentations et de l’Exode, et musical, avec cette brusque montée sur… le ciel, et la lente descente jusqu’à l’octave inférieure, la descente sur notre terre du « Juste » qui vient nous sauver. Le récitatif des strophes est lui-même de toute beauté, et il n’est pas étonnant que même des communautés protestantes (à commencer par les anglicans) l’aient adopté.
Dans ma. note de 2019 :
Le refrain et les deux premières strophes sont tirés d’Isaïe, le reste est un mélange où Isaïe a également sa place. Mais par exemple « mitte quem missurus es » vient de l’Exode. C’est dans le dialogue du Buisson ardent. Moïse ne veut pas retourner en Egypte parce qu’il ne sait pas parler. Et il dit alors à Dieu : « Envoie celui que tu dois envoyer ». Une petite phrase qui passe presque inaperçue, mais qui est une claire prophétie messianique.