Saint Remi

L’une des dix tapisseries sur l’histoire de saint Remi, attribuées à Gauthier de Campes, début XVIe, musée de Reims.

La bataille de Tolbiac.

Les allemans mectent e[n] fuyte / Clovis et les gens do[n]t sexclame / Aurelien et en poursuyte / Dist au Roy pour eviter blasme / Croy au dieu au quel croyt ta fe[m]me / Ce quil faict . puis acoups de taille / Revient sur eulx et les diffame / Et soubdain gaigne la bataille

Saint Remi instruit Clovis.

Clotilde Reyne a sainct Remy e[n]voye / Dillige[m]ment pour le cueur esmouvoir / Du Roy clovis afin qui le pourvoie / De saincte foy qun chacu[n] doibt avoir

Le baptême de Clovis.

A sainct Remy clovis Requiert baptesme / Et se Repe[n]t davoir sa[n]s luy vescu / Dieu tout puissa[n]t luy trasmect le sai[n]t cresme / Semblableme[n]t des fleurs de lys lescu

On donne plus aux Russes qu’aux Ukrainiens…

Selon une étude de Greenpeace, quatre pays de l’UE : la France, la Belgique, l’Espagne et les Pays-Bas, ont versé à la Russie davantage d’argent pour le gaz naturel liquéfié (GNL) entre 2022 et 2025 que ce qu’ils ont dépensé collectivement pour aider Kiev.

Ces quatre pays ont payé 34,3 milliards d’euros (36 milliards de dollars) pour leurs approvisionnements en GNL russe. Au cours de la même période, leur aide combinée à l’Ukraine s’est élevée à 21,2 milliards d’euros (22,3 milliards de dollars).

« Le gaz acheminé par gazoduc ayant été réduit, les livraisons de GNL par méthaniers ont augmenté ces dernières années, continuant à rapporter des milliards à la Russie au détriment de l’Europe. Ce commerce est soutenu par des contrats d’approvisionnement à long terme signés par plusieurs sociétés énergétiques dont le siège social est en Europe, notamment TotalEnergies, Shell, Naturgy et SEFE, qui garantissent et prolongent les livraisons de gaz de la Russie vers l’Europe pour les années à venir. »

Le principal fournisseur russe de GNL en Europe est Yamal LNG. Greenpeace estime qu’entre 2022 et 2024, l’entreprise a tiré 40 milliards de dollars de ses ventes de carburant à l’Europe, versant environ 9,5 milliards de dollars d’impôts au budget de l’État russe. Selon les calculs du rapport, cette somme pourrait théoriquement financer la production de 9,5 millions d’obus d’artillerie de 152 mm, 271.000 drones Shahed ou 2.686 chars de combat T-90M.

La Commission européenne de la guerre

La Commission européenne a envoyé aux Etats membres, en vue de la réunion informelle du 1er octobre, un document leur demandant de donner des informations sur leurs achats d’armes et les progrès réalisés pour combler leurs lacunes en matière de capacités militaires. Cela doit permettre à la Commission de publier un « rapport annuel sur l’état de préparation de la défense », afin « d’examiner les progrès accomplis et de fournir des orientations stratégiques sur les actions prioritaires ».

La Commission omet de préciser quels sont les textes qui lui permettent de faire cela. Car il n’y en a évidemment aucun : il n’y a pas d’« Europe de la défense ».

Mais bien sûr personne ne protestera, tant il est établi que la « menace russe » oblige à se réarmer jusqu’aux dents…

Les Grecs d’Istanbul en voie de disparition

Pour la première fois, le Collège grec d’Istanbul, dans le quartier du Phanar près du patriarcat, n’a pas accueilli de nouveaux élèves. Il y a bien eu un candidat, mais les parents ont compris qu’on ne pouvait pas ouvrir une classe pour un seul élève. Il n’y a plus que 30 élèves dans l’établissement, qui en comptait 730 en 1885.

La « grande école de la nation » a été fondée en 1454 dans le cadre d’un accord entre le patriarche Gennadius Scholarius et le sultan ottoman Mehmed II. Elle a formé de nombreux hauts fonctionnaires, interprètes, patriarches et membres du clergé.

Elle subit les conséquences de l’exode des chrétiens d’Orient, qui touche aussi les derniers Grecs de Turquie.

L’immonde évêque de Charlotte

Mgr Michael Martin, évêque de Charlotte (Caroline du Nord), en application de Traditionis Custodes, avait interdit les messes traditionnelles dans son diocèse, et affecté une chapelle au milieu de nulle part comme seul lieu de culte lorsqu’elle aurait été enlevée à ses occupants protestants et aménagée pour le culte catholique.

Ce qui est fait. La première messe sera célébrée dans la chapelle « de la Petite Fleur » le 5 octobre. L’évêque souligne, à la fin de son interminable lettre où la tyrannie est enveloppée de dégoulinante hypocrisie cléricale, qu’on n’y trouvera que la messe des dimanches et fêtes, à l’exclusion de tout autre sacrement et service ecclésial. Il souligne aussi que cette chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles de la messe traditionnelle, et qu’ils doivent la considérer comme un sanctuaire qu’ils visiteront à l’occasion…

Ci-après la traduction de cette partie de la lettre :

Cette chapelle n’est pas une paroisse, ni une communauté paroissiale formée pour ceux qui souhaitent célébrer la messe latine traditionnelle. Tous ceux qui assistent actuellement à la messe latine traditionnelle dans nos quatre paroisses resteront enregistrés comme paroissiens dans leur paroisse actuelle. Je sais que vous vous sentez attachés à vos paroisses locales, et je souhaite que vous continuiez à vous y engager. Aucun autre programme ne sera proposé à la chapelle de la Petite Fleur en dehors des messes du dimanche et des fêtes, de sorte que tous les autres aspects de la vie catholique (sacramentelle et autre) doivent être pris en charge par votre paroisse locale. Le père Brandon Jones sera le célébrant habituel de ces messes les dimanches et fêtes, tout en résidant à la paroisse Sainte-Anne. Il n’y aura pas de quête à la Petite Fleur pendant la messe, je vous demande donc de continuer à soutenir votre paroisse actuelle comme vous le jugez bon dans la prière.

Cette chapelle peut accueillir environ 350 personnes et a été récemment rénovée spécialement pour la célébration de la messe latine traditionnelle. Veuillez comprendre que la chapelle n’est pas destinée à accueillir toutes les personnes qui assistent actuellement à la messe latine traditionnelle dans leurs paroisses respectives. Je vous encourage à considérer la chapelle Little Flower comme une chapelle sanctuaire que vous pourriez visiter à l’occasion pour assister à la messe tout en participant régulièrement à la vie de votre paroisse d’origine. Afin que tous ceux qui le souhaitent puissent assister à la messe latine traditionnelle à la chapelle Little Flower, je vous demande d’envisager d’y aller pour la première fois un dimanche à la fin octobre ou au début novembre, afin que la chapelle puisse accueillir au mieux tout le monde compte tenu de sa capacité d’accueil limitée. Vous trouverez plus d’informations sur www.charlottediocese.org/1LMChapel.