Pologne : entretenir la psychose

Juste après avoir rouvert la frontière avec la Biélorussie, fermée depuis le 12, Varsovie « recommande » aux Polonais de « s’abstenir de toute visite en République de Biélorussie » et « appelle les citoyens polonais qui se trouvent actuellement en République de Biélorussie à quitter immédiatement son territoire ».

Parce que selon le gouvernement polonais la situation est tendue à la frontière, et à cause « d’arrestations arbitraires de citoyens polonais ».

Si la situation était tendue à la frontière on ne voit pas pourquoi elle a été rouverte, et pourquoi on incite les citoyens à la franchir dans le sens Biéorussie-Pologne…

Quant aux « arrestations arbitraires », c’est un fantasme de plus. Il y a eu UN Polonais arrêté en Biélorussie, le 4 septembre (donc avant l’épisode de fermeture et de réouverture de la frontière) : un jeune carme de Cracovie (en civil) trouvé en possession d’un document tamponné « Secret » sur les manœuvres russo-biélorusses qui allaient avoir lieu, et en compagnie d’un citoyen biélorusse auquel il aurait fait miroiter un salaire s’il livrait des informations selon les médias biélorusses.

Donald Tusk avait aussitôt dénoncé une « provocation » et déclaré : « Je ne suis pas certain encore de la nature de la visite de notre jésuite (sic) mais selon mes informations il y est allé voir un ami ou une connaissance. »

Quoi qu’il en soit s’il y avait eu d’autres arrestations « arbitraires » le gouvernement polonais nous l’aurait fait savoir.

(En revanche, les Polonais ont arrêté DEUX Biélorusses, accusés d’avoir fait voler un drone au-dessus du palais présidentiel.)

Grossi à Moscou

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, est à Moscou pour participer à la Semaine atomique mondiale, ouverte hier par Vladmir Poutine qui a notamment annoncé :

« Dès 2030, nous prévoyons de lancer le premier système d’énergie nucléaire au monde avec un cycle de combustible fermé en Russie, dans la région de Tomsk. Qu’est-ce que cela signifie ? Il s’agit d’une avancée véritablement révolutionnaire réalisée par des scientifiques et des ingénieurs russes. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que la quasi-totalité du volume (95 %) du combustible usé sera réutilisé plusieurs fois dans des réacteurs. Un tel mécanisme permettra à terme de résoudre presque entièrement le problème de l’accumulation des déchets radioactifs. Et, ce qui est également crucial, il éliminera pour l’essentiel la question de l’approvisionnement en uranium. »

Grossi a invité la Russie à la conférence sur l’énergie nucléaire qui se tiendra à Vienne en décembre.

Poutine et Loukachenko ont dit soutenir la candidature de Grossi au poste de secrétaire général de l’ONU.

Puis Poutine a reçu Grossi au Kremlin.

Vendredi des Quatre Temps de septembre

Elle vint avec un vase d’albâtre, répandit le parfum, se tint en arrière aux pieds du Seigneur, inonda ses pieds de ses larmes, les essuya avec ses cheveux, et elle ne cessa de baiser ces mêmes pieds qu’elle inondait et essuyait. C’est donc nous que cette femme représente, si, après nos péchés, nous retournons au Seigneur de tout cœur, si nous imitons les pleurs de sa pénitence. Que veut en effet dire ce parfum, si ce n’est la bonne odeur de notre réputation ? C’est pourquoi saint Paul dit : « Nous sommes en tout lieu pour Dieu la bonne odeur du Christ. » Si donc nous faisons des œuvres bonnes, qui répandent dans l’Église l’odeur d’une bonne réputation, que faisons-nous en ce qui concerne le corps du Seigneur, sinon de l’inonder de parfum ?

Mais la femme se tint aux pieds de Jésus : nous nous mettons devant les pieds du Seigneur quand nous nous opposons à ses voies par nos péchés ; mais si nous nous convertissons après nos fautes et embrassons une pénitence sincère, alors nous nous tenons en arrière, à ses pieds, car nous voulons suivre ses pas au lieu de les arrêter. La femme arrose ses pieds de ses larmes : ce que nous faisons aussi vraiment si, par un sentiment de compassion, nous nous inclinons vers le moindre des membres du Seigneur, si nous prenons part à la souffrance de ses saints dans la tribulation ; si, leur tristesse, nous la considérons comme notre tristesse.

Nous essuyons donc de nos cheveux les pieds du Seigneur, lorsque nous montrons notre pitié pour ses saints, auxquels nous compatissons par charité, même au moyen de notre superflu : de telle façon que notre esprit souffre dans sa compassion, au point qu’une main généreuse montre le sentiment vif de la douleur. Celui-là en effet mouille de ses larmes les pieds du Rédempteur, mais ne les essuie pas de ses cheveux, qui compatit, il est vrai, à la douleur de son prochain, mais ne lui vient pas en aide de son superflu. Il pleure, mais il n’essuie pas, celui qui lui présente les paroles de la douleur, mais qui, ne lui présentant pas ce qui lui manque, n’enlève pas du tout la force de la douleur.

La femme baise les pieds qu’elle essuie ; ce que nous aussi nous faisons véritablement, si nous aimons ardemment ceux que nous soutenons de notre libéralité, de façon que le besoin du prochain ne nous soit pas à charge ; que son indigence, que nous soulageons, ne nous soit pas un fardeau et que, alors que la main présente le nécessaire, notre esprit ne soit pas engourdi loin de l’affection.

Saint Grégoire le Grand, homélie 33 sur les évangiles, leçon des matines.

« C est lystoire. Coment sainte Marie Magdalene lava deses lermes les pies a notre seigneur Ihesu Crist, & les essua de ses cheveus. Ensi que saint Luc le dist enson evangile, u septime capitle. » Bible moralisée de Naples, commandée par Robert d’Anjou, roi de Naples et comte de Provence de 1309 à 1343. (En fait saint Luc ne parle pas de Marie-Madeleine, mais c’est l’opinion de la tradition occidentale depuis saint Augustin et surtout saint Grégoire le Grand, notamment dans cette homélie. Mais curieusement, alors qu’il y a insisté dans la première partie, ensuite il dit seulement « la femme », comme l’évangile.)

Une conséquence inattendue de la persécution en Ukraine

Le service juridique du diocèse d’Oujgorod de l’Église orthodoxe ukrainienne fait remarquer que l’interdiction effective de cette Église rétablirait de jure l’Église des Ruthènes de la Rus’ subcarpatique, ou Église orthodoxe carpato-ruthène.

Cette Église existait sur le territoire de l’actuelle Transcarpatie entre 1921 et 1946, pendant la période de la République tchécoslovaque, lorsque la Rus’ subcarpatique avait un statut constitutionnel d’autonomie.

Après 1946, le régime stalinien a liquidé cette Église et l’a rattachée de force à l’exarchat ukrainien de l’Église orthodoxe russe.

Si les orthodoxes de Transcarpatie sont privés de la possibilité d’appartenir légalement à l’Église orthodoxe ukrainienne, le statut historique de l’Église ruthène est automatiquement rétabli. Et cela grâce à la loi ukrainienne de décommunisation, qui annule les décisions du régime communiste.

il y a actuellement sept évêques orthodoxes en Transcarpatie, ce qui crée une base organisationnelle pour la structure ecclésiastique.

« La Transcarpatie reste en paix avec le Christ Seigneur au sein de l’Église ruthène de Cyrille et Méthode des Carpates, qui est actuellement en cours de restauration de jure par les décisions des tribunaux ukrainiens… »

Ils ne reculent devant rien

La télévision ukrainienne a fait savoir que la salle de l’ONU était archi-pleine pendant le discours de Zelensky. En montrant une brève séquence vidéo qui paraît le prouver. Mais chacun sait qu’il n’en est rien et qu’au contraire la salle était particulièrement vide…

Les images prouvent seulement que les propagandistes du pouvoir ukrainien savent se servir de l’IA.