De la férie

Le martyrologe de ce jour commence par saint Cléophas, celui des deux « pèlerins. D’Emmaüs » dont l’évangile donne le nom.

Ver la fin on trouve une suite de quatre évêques français :

A Lyon, en France, la mise au tombeau de saint Loup, qui d’anachorète devint évêque.

A Auxerre, saint Aunachaire, évêque et confesseur.

A Blois, en Gaule, saint Solenne, évêque de Chartres, célèbre par ses miracles.

Le même jour, saint Principe, évêque de Soissons, frère du bienheureux évêque Remi.

Avant saint Loup de Lyon il y avait eu saint Loup évêque de Troyes, mort en 478, et peu avant lui un saint Loup évêque de Soissons, qui avait participé au concile d’Orléans de 511 quand saint Loup de Lyon préside celui de 538. Saint Loup de Soissons était le successeur de saint Principe, qui était son père en même temps que le frère de saint Remi. Il y aura au siècle suivant un saint Loup de Sens et un saint Loup de Limoges.

Saint Loup de Lyon était ermite près de l’abbaye de l’Ile-Barbe dont il devint abbé. Les moines fuient l’île lors de la guerre entre Francs et Burgondes, et Loup devient évêque de Lyon, d’abord sous tutelle burgonde, puis sous tutelle franque. Il se serait ensuite retiré dans son abbaye, dont une chapelle lui sera dédiée.

Le « Slava Ukraini » de Bartholomée

Selon le le média grec Romphea, de nombreux Grecs ont réagi très négativement au fait que le patriarche de Constantinople ait brandi son bâton patriarcal et prononcé la phrase « Gloire à l’Ukraine ! » en rencontrant Zelensky à New York, car ils l’associent au passé nazi et aux crimes commis par les collaborateurs des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

Selon Romfea, cette scène « a choqué la société grecque : au lieu de soutenir les chrétiens orthodoxes persécutés et tués au Proche-Orient, ou de condamner la persécution de l’Église orthodoxe ukrainienne canonique et de son clergé, le patriarche a préféré mettre en avant les Tatars de Crimée musulmans, ennemis historiques de l’hellénisme et alliés du régime de Zelensky. ».

« Les commentateurs grecs ont souligné que le rôle du patriarche n’est pas d’agir en tant que “propagandiste” ou de reproduire des slogans qui divisent la société, mais d’assurer la direction spirituelle du monde orthodoxe. »

« Le revirement du Phanar en faveur du régime de Zelensky, son silence face aux persécutions des orthodoxes canoniques en Ukraine et son rapprochement avec des groupes hostiles à l’hellénisme creusent un fossé de plus en plus grand entre le Patriarcat et son propre troupeau. »

Volte-face ?

Les gazettes titrent toutes, ou presque, sur la « volte-face » de Trump concernant l’Ukraine. A cause de ce qu’il a publié hier soir sur son réseau social. Comme s’il n’était pas coutumier du fait d’attirer l’attention par des déclarations tonitruantes à géométrie variable.

En réalité, si l’on ne se laisse pas prendre par l’affirmation saugrenue que l’Ukraine peut non seulement reconquérir tout son territoire mais aller « au-delà », on remarque que ce texte exprime très clairement le fait que Trump tire l’échelle et le rideau et a décidé de ne plus s’occuper de l’Ukraine (du moins jusqu’à la prochaine fois…).

Car si selon lui l’Ukraine peut récupérer ses territoires, face à une Russie tout-à-coup exsangue, ce sera uniquement grâce à l’aide des Européens. Débrouillez-vous entre vous.

Il est très remarquable que dans son discours de 56 minutes à l’ONU, Trump n’a parlé que pendant 3 minutes de l’Ukraine. Il est tout aussi remarquable que dans la longue liste des « temps forts » de son allocution publiés sur le site de la Maison Blanche ne figurent ni le mot Ukraine ni le mot Russie.

Et sa porte-parole Karoline Leavitt a insisté que dans le cadre de l’America First les Etats-Unis vendent des armes aux pays de l’OTAN et qu’ils en font ce qu’ils veulent.

Il n’est pas anodin non plus que les Etats-Unis ont refusé de se joindre à la déclaration de l’Ukraine et de l’UE condamnant la Russie, et qu’il n’y avait aucun représentant des Etats-Unis lors de la présentation de cette déclaration par le ministre ukrainien des Affaires étrangères.

On a remarqué aussi que Melania a refusé une rencontre publique avec la femme de Zelensky, malgré ses demandes réitérées. Ce n’est pas une rumeur, c’est ce qu’a déclaré Marc Beckman, conseiller de la femme de Trump : « En réalité, Mme Zelenskaya a contacté Melania à plusieurs reprises afin d’organiser une rencontre, mais aucune réunion bilatérale n’est prévue. Il n’y a rien d’officiel. Notre première dame étant très polie, elle va la saluer aujourd’hui, mais aucune conversation approfondie ni aucune réunion ne sont prévues. »

Parmi les rares médias qui ne sont pas tombés dans le panneau, il y a le Telegraph britannique : « Ce qui, à première vue, peut sembler être un revirement spectaculaire pourrait en réalité être une mauvaise nouvelle pour Volodymyr Zelensky… Au lieu de promettre un nouveau soutien à l’Ukraine ou d’intensifier les actions contre la Russie, Trump semble tout confier à l’Europe et à l’OTAN .» Trump « se lave les mains » de la guerre en Ukraine. « Il n’y a aucune indication d’un soutien supplémentaire à l’Ukraine ou d’une punition supplémentaire pour Moscou. Son seul engagement est de continuer à vendre des armes aux alliés. Cela ne changera probablement pas la donne. »

La persécution en Ukraine

Une nouvelle audience avait lieu hier dans le procès contre le métropolite Longin, abbé du monastère de Banchen, titulaire de cinq décorations ukrainiennes pour son travail auprès des orphelins.

Lors d’une suspension, il a déclaré que les autorités avaient l’intention de fermer le foyer, qui accueille près de 300 enfants. Le 12 août dernier, le tribunal lui avait interdit de s’occuper des enfants tant que le procès était en cours. Mais le monastère continuait de s’en occuper. Maintenant le foyer doit être fermé. « Nous avons 122 enfants handicapés, 50 enfants épileptiques, beaucoup sont cloués au lit. Le ministre est venu et a dit : « Liquidation ! » Vous voulez jeter ces enfants à la rue ? » Le métropolite a appelé les autorités à prêter attention aux besoins des enfants et à ne pas fermer l’établissement : « Allez plutôt nourrir les enfants, achetez des médicaments pour les malades. »

Il a dit aussi à l’intention de ses persécuteurs : « Ne mettez pas Dieu en colère. Vous avez voté pour détruire mon Église, c’est un péché grave. Vous êtes les petits-enfants de Khrouchtchev, les héritiers spirituels des communistes. Ils ont fermé les monastères, tué des milliers de moines et de prêtres, et vous suivez leur voie. Nous devons tenir bon jusqu’au bout, défendre la vraie foi et ne pas la trahir, quoi qu’il arrive. L’Ukraine se couvre de honte aux yeux du monde entier lorsqu’elle enfonce les portes des églises et emprisonne les chrétiens. Le métropolite Arsène est détenu depuis deux ans sans procès ni enquête, sans avoir commis aucun crime. Est-ce là notre Ukraine ? »

Puis l’audience a repris, et elle a dû être interrompue parce que le métropolite Longin a fait un malaise.

(Rappel : le métropolite Arsène est le père abbé du grand monastère de Sviatogorsk. Il est emprisonné sans jugement pour avoir dit dans un sermon qu’il y avait un barrage militaire à tel endroit qui rendait difficile l’accès au monastère. Sermon mis en ligne après la fin du barrage.)

Polyparenté polyamoureuse

Puisqu’on reconnaît qu’un enfant peut avoir deux pères, il peut bien en avoir trois ou quatre. Une fois qu’on a détruit l’ordre naturel, il n’y a aucune raison que le délire pervers (satanique) s’arrête.

Ainsi trois mâles Québécois viennent d’être autorisés à adopter un enfant.

Ils étaient deux quand ils avaient fait la demande d’adoption. En 2018, comme le couple devient un trouple, ils signalent leur nouvelle situation « familiale ». On leur refuse alors l’adoption, au motif que « la loi actuelle au Québec permet de reconnaître au maximum deux parents ».

Leur avocate a déposé une requête, demandant la révision de la décision qui viole « les droits à l’égalité et à la dignité des demandeurs », lesquels ont été « discriminés en raison du statut de leur famille et de leur état matrimonial de type polyamoureux ».

Les trois hommes ont alors été invités à formuler une nouvelle demande, laquelle a été acceptée.

Mais leur combat n’est pas terminé. Car la loi du Québec n’a pas encore été modifiée, et le troisième mâle n’est qu’une « figure parentale », et non un père à part entière.

Or en avril dernier la Cour supérieure du Québec a considéré « inconstitutionnel » le fait de refuser la « pluriparenté ». Mais le gouvernement a fait appel.

Les tribunaux de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan ont déjà accepté de reconnaitre « plus de deux parents ».