Le pipotron synodal

Il fonctionne à plein rendement, comme ne témoigne ce qu’a dit hier Léon XIV à l’assemblée du diocèse de Rome. Extraits selon Vatican News :

À la suite de son prédécesseur le Pape François, Léon XIV a indiqué que «c’est maintenant à nous de nous mettre au travail» pour que l’Église de Rome «devienne un laboratoire de synodalité», «capable – avec la grâce de Dieu – de réaliser des faits évangéliques».

“Une Église synodale en mission doit se doter d’un style qui valorise les dons de chacun et qui conçoive la fonction de guide comme un exercice pacificateur et harmonieux, afin que, dans la communion suscitée par l’Esprit, le dialogue et la relation nous aident à vaincre les nombreuses poussées à l’opposition ou à l’isolement défensif.”

Dans un monde de plus en plus «complexe», «nous avons besoin de réfléchir et de planifier ensemble, en sortant des limites préétablies et en expérimentant des initiatives pastorales communes», a-t-il encore ajouté, tout en exhortant par ailleurs à faire de ces «organismes de véritables espaces de vie communautaire où exercer la communion, des lieux de confrontation où mettre en œuvre le discernement communautaire et la coresponsabilité baptismale et pastorale».

Il est urgent, a-t-il recommandé, de mettre en place «une pastorale solidaire, empathique, discrète, sans jugement, qui sache accueillir tout le monde, et de proposer des parcours aussi personnalisés que possible, adaptés aux différentes situations de vie des destinataires».

«Nous vivons une urgence formative et nous ne devons pas nous bercer d’illusions en pensant qu’il suffit de poursuivre quelques activités traditionnelles pour maintenir en vie nos communautés chrétiennes»

Etc.

De la Sainte Vierge le samedi

Cum in sua æstimatióne tam húmilis esset María, nihilóminus et in promissiónis credulitáte magnánimis,ut quæ nihil áliud quam exíguam sese reputábat ancíllam, ad incomprehensíbile hoc mystérium nullátenus se dubitáret eléctam, et veram Dei et hóminis Genetrícem créderet mox futúram. Agit hoc nimírum in córdibus electórum grátiæ prærogatíva divínæ, ut eos nec humílitas pusillánimes fáciat, nec magnanímitas arrogántes: magis autem cooperéntur sibi, ut non solum nulla ex magnanimitáte subíntret elátio, sed hinc máxime provehátur humílitas: ut inveniántur eo ámplius timoráti, et largitóri múnerum non ingráti, ac vicíssim ex occasióne humilitátis pusillanímitas nulla subrépat; sed quo minus de sua quisque vel in mínimis præsúmere consuévit, eo ámplius étiam in magnis quibúsque de divína virtúte confídat.

Marie, si humble soit-elle dans sa propre estime, est néanmoins magnanime dans sa foi en la promesse, elle ne se tient pour rien d’autre qu’une petite servante, mais elle ne doute nullement qu’elle soit choisie pour ce mystère incompréhensible, et elle croit qu’elle sera bientôt la véritable mère de l’Homme-Dieu. C’est en effet ainsi qu’agit, dans les cœurs des élus, le privilège de la grâce divine : l’humilité ne les rend pas peureux, ni la grandeur arrogants. Bien plus, ces vertus travaillent de concert, non seulement pour écarter tout élèvement dans la grandeur, mais surtout pour y promouvoir l’humilité. Ainsi, par là, les élus se trouvent à la fois plus remplis de crainte et de reconnaissance envers le donateur des grâces, et, d’autre part, aucune pusillanimité ne s’insinue en eux sous prétexte d’humilité. Que l’on se confie donc d’autant plus en la force divine dans les grandes choses, que l’on a moins l’habitude de présumer de soi, même dans les petites.

Saint Bernard, sermon pour le dimanche dans l’octave de l’Assomption, leçon des matines.

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Le 20 septembre dans l’Eglise orthodoxe russe c’est la fête de l’icône Arapetskaya ou Araviyskaya de la Mère de Dieu, à savoir « arabe », ou « d’Arabie », mais personne ne connaît l’origine de ce nom, ni d’ailleurs l’origine de l’icône. Habituellement on connaît la date de « l’apparition miraculeuse » de l’icône, ici ce n’est pas le cas. Les plus anciennes que nous ayons sont du XVIIe siècle. Elle est souvent nommée « Vsepetaya Mati », Mère digne de toute louange, louée par tous et partout (en grec Ὦ πανύμνητε Μῆτερ), début du 13e kondakion de l’Acathiste, qui est inscrit sur la manche de la Mère de Dieu. Et sur la bordure de son maphorion est inscrit le début de l’Acathiste : « A Toi, l’invincible Stratège, notre Souveraine, O Mère de Dieu… »

L’icône est caractérisée par le maphorion « en nuages » (mais ce n’est pas toujours le cas), et par le fait que les trois étoiles sont remplacées par des médaillons portant des visages d’anges. Il arrive assez souvent que la Mère de Dieu soit couronnée.

Verboten !

Le 12 septembre, la mission diplomatique russe en Estonie a publié sur son site qu’entre le 15 septembre et le 15 janvier prochain elle prendra les inscriptions pour un enseignement gratuit dans les universités russes pour l’année académique 2026-2027.

Le ministère des Affaires étrangères d’Estonie vient de fulminer une note à destination de l’ambassade de Russie à Tallinn, rappelant que l’Estonie « a mis en place une mesure interdisant aux jeunes Estoniens de participer à des événements organisés en Russie ou en Biélorussie et associés aux autorités de ces États », ainsi qu’une interdiction de « faciliter délibérément une telle participation ».

Les jeunes russophones de Narva (et ils sont tous russophones) ne peuvent donc pas bénéficier de cette offre, alors que les prestigieuses universités de Saint-Pétersbourg sont nettement plus proches que Tallinn…

La dictature de l’UE aussi grotesque que tatillonne

A partir du 10 janvier 2026, en application d’un règlement de l’UE, les « pêcheurs récréatifs » devront déclarer leurs prises aux autorités, s’il s’agit de certains poissons : notamment dans la Manche et l’Atlantique le bar, et un étrange poisson appelé « lieu jaune (dit aussi merlu ou colin) ». Je ne sais pas si cette absurdité vient de l’AFP, du ministère de la Transition écologique, ou carrément des bureaucrates de Bruxelles, mais le lieu jaune n’a rien à voir avec le colin. Donc on ne sait même pas de quel poisson il s’agit.

Quant au bar, tout le monde sait que la meilleure façon de le pêcher (quand on est « récréatif ») est de le faire depuis une plage. Comment va-t-on contrôler les prises de bars sur les plages ? En envoyant des gendarmes comme aux temps héroïques du covid ? Et où les pêcheurs à pied devront-ils déclarer leurs prises ? On va installer un bureau sur toutes les plages ?

Il en est de même de ceux qui pêchent depuis leur barque, et qui rentrent chez eux avec leur barque, ou qui mouillent dans de petits ports où personne ne s’inquiète de ce qu’ils ont pêché.

Il y a tout de même des moments où la dictature arrive à ses limites…

Revoilà le 19e paquet…

Le commissaire européen à l’Économie et à la Productivité, Valdis Dombrovskis, a annoncé que la Commission européenne a proposé ce jour un 19e paquet de sanctions contre la Russie.

« La proposition de la Commission pour ce 19e paquet de sanctions vise à affaiblir davantage l’économie de guerre russe, déjà fortement fragilisée », a-t-il sans rire.

Puis Ursule a détaillé les nouvelles mesures:

La Commission a proposé une interdiction totale des transactions avec les banques russes, y compris celles opérant dans des pays tiers. La proposition inclut également une interdiction des investissements dans les zones économiques spéciales russes liées à la guerre et une prohibition complète des importations de GNL russe d’ici janvier 2027.

Les sanctions énergétiques comprendraient la levée des exemptions sur Rosneft et Gazprom Neft, élargissant ainsi la portée des restrictions.

En outre, l’UE prévoit d’étendre les sanctions à la flotte fantôme russe et propose des sanctions contre les individus impliqués dans l’enlèvement et l’endoctrinement d’enfants ukrainiens.