Routine européenne

La Commission européenne a annoncé hier l’ouverture d’une procédure d’infraction à l’encontre de la Slovaquie, en réaction à la réforme constitutionnelle adoptée fin septembre.

Le texte slovaque ne reconnaît que deux genres, interdit la maternité de substitution, prohibe le mariage entre personnes du même sexe et introduit une clause affirmant la supériorité du droit national sur les règles européennes dans les domaines « fondés sur des valeurs ».

La réforme a été adoptée de façon parfaitement démocratique par une majorité des deux tiers. Elle concerne exclusivement des sujets qui relèvent des Etats membres et non de la Commission. La procédure d’infraction est clairement un abus de pouvoir. Mais ça n’étonnera personne.

Police transphobe

Un policier de Düsseldorf est poursuivi en justice par sa hiérarchie pour « tentative de fraude » : il s’identifie comme femme pour avoir une promotion…

Fin mai, Peter Kleine est devenu Maria Kleine : depuis novembre 2024 la loi allemande permet de changer de genre sur simple déclaration.

En devenant Maria, Peter est automatiquement monté de 43 places dans la liste des promotions, étant donné qu’à qualification égale la police donne le poste à une femme.

La police fait valoir que Peter est devenu Maria uniquement pour avoir cet avantage, et qu’il s’en est vanté à maintes reprises devant ses collègues.

Peter devenu Maria crie à la discrimination transgenre. Son avocat souligne que puisqu’on peut changer de genre sans aucune justification il ne peut pas y avoir de « fraude ».

D’ailleurs Peter devenu Maria va se marier avec une femme, et il est officiellement lesbienne…

(Il s’ajoute ainsi à une liste qui ne cesse de s’allonger. Un Canadien était devenu femme pour économiser sur son assurance automobile, un Suisse avait été le premier à bénéficier de la loi pour partir à la retraite un an plus tôt, un soldat espagnol barbu était devenu femme pour bénéficier de divers avantages dont une solde plus importante de 15%…)

Le veto du prince Albert

Le 15 mai dernier, le Conseil national de Monaco avait voté par 19 voix contre 2 une proposition de loi visant à légaliser l’avortement jusqu’à la 12e semaine de grossesse.

Le 18 novembre, le prince Albert a déclaré qu’il ne donnerait pas suite à cette proposition de loi. Il dit comprendre « la sensibilité de ce sujet, l’émotion qu’il peut soulever et le souvenir douloureux qu’il peut évoquer pour certaines personnes », mais considère que « le cadre actuel respecte ce que nous sommes au regard de la place qu’occupe la religion catholique dans notre pays, tout en garantissant un accompagnement sûr et plus humain ».

L’avortement reste donc interdit à Monaco sauf en cas de viol, de maladie ou de malformation fœtale irréversible, et de danger pour la vie de la mère.

Le naufrage de l’« Enseignement catholique »

C’est tellement surréaliste que j’ai cru à un gag. D’autant qu’il s’agit d’un texte du 7 novembre dont personne n’a parlé. Mais ce communiqué découvert par Maximilien Bernard est bien réel. Le « Secrétariat général de l’Enseignement catholique » dénonce ceux qui ont osé critiquer la présence de petites filles voilées dans les tribunes de l’Assemblée nationale et défend l’extrémisme islamiste (car pour l’islam même rigoriste les filles prépubères n’ont pas à être voilées) au nom de la loi anticatholique de 1905 ! On suppose que dans cette école catholique les cours commencent par une heure d’apprentissage du Coran. Au nom du respect de l’autre…

Une polémique s’est installée quant à la présence avant hier de jeunes filles voilées dans les tribunes de l’Assemblée nationale. Certaines personnes concernées sont scolarisées au lycée catholique de la Providence à Blois (Loir-et-Cher).

Leur visite relevait d’initiatives personnelles, et non d’une activité éducative organisée par l’établissement dont elles étaient absentes ce jour-là.

Pour autant, il est pour le moins choquant que des jeunes femmes soient ainsi livrées à l’opprobre publique, à une vindicte qui relève d’intérêts politiciens, tout à fait étrangers aux principes fondateurs de la laïcité française, soucieuse des libertés publiques et de la fraternité. De surcroît quand il s’agit de se former à la citoyenneté.

L’Enseignement catholique exprime ses vives préoccupations du peu de considération que certains acteurs publics manifestent à l’égard des libertés garanties aux citoyens par la Constitution dans le cadre du principe de laïcité. En d’autres temps, le Chanoine Kir, figure de la Résistance, pouvait présider une séance de l’Assemblée nationale en soutane et le regretté Claude Goasguen arborait une kippa en soutien à un enseignant agressé à Marseille.

Par ailleurs, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique rappelle que ses élèves ne sont pas concernés par la loi de 2004 prohibant le port de signes religieux dans les enceintes scolaires. Ces dispositions sont régies par un règlement intérieur édicté en fonction du contexte local et du projet éducatif de l’établissement.

Cette polémique est une bien regrettable manière de commémorer le 120e anniversaire de la loi de 1905.

Sainte Cécile

L’antienne de Magnificat des premières vêpres (avant 1960), par le groupe Schola Antiqua de Juan Carlos Asensio au monastère Santa Maria del Parral à Ségovie en novembre 2000, avec le début du cantique. Le chant est celui de l’antiphonaire monastique de Solesmes de 1934, et non celui du Liber usualis.

Est secrétum, Valeriáne quod tibi volo dícere : ángelum Dei hábeo amatórem, qui nímio zelo custódit corpus meum.

C’est un secret, Valérien, que je veux te dire : j’ai pour amant un ange de Dieu, qui avec une extrême jalousie garde mon corps.