La divine liturgie était retransmise ce matin par TVSoyouz depuis la cathédrale du monastère Saint-Nicolas d’Ougrech, dans la banlieue sud de Moscou. Parce que c’est aujourd’hui la fête de saint Pimène d’Ougrech, qui releva le monastère au milieu du XIXe siècle, y construisit cinq églises et posa la première pierre de la cathédrale peu avant sa mort. L’abbé Pimène a été canonisé en 2000. C’est donc cette année le 25e anniversaire de sa canonisation, et aussi le 145e anniversaire de sa mort, et le 425e anniversaire de la fondation du monastère. Les lieux ont été dévastés pendant la période bolchevique. L’impressionnante cathédrale a été reconstruite à l’identique entre 2006 et 2009. Pimène voulait que les fidèles venant de Moscou aient l’impression d’arriver à Jérusalem. D’où le mur qu’il fit construire, sur le modèle des murs de Jérusalem tels qu’on le voit sur les icônes. Ce mur a été soigneusement restauré.
Le laïc qu’on voit à la fin, qui dit quelques mots et reçoit une prosphore bénie, est Arkadi Gostev, le directeur du Service fédéral pénitentiaire de Russie (sous sanctions occidentales pour avoir maintenu en prison Navalny). Parce que le service pénitentiaire a largement contribué à l’édification d’une église dans l’enceinte du monastère en l’honneur du saint abbé Pimène, en 2022. Et en 2024 Pimène a été nommé saint patron des employés du système pénitentiaire de Russie.
Zelensky a signé la loi « Sur les fondements de la politique d’État relative à la mémoire nationale du peuple ukrainien ». Elle définit notamment le concept de « rachisme ». Le « rachisme » est « un nouveau type d’idéologie et de pratiques totalitaires qui sous-tendent le régime formé dans l’État agresseur (la Russie) et qui s’appuient sur les traditions du chauvinisme et de l’impérialisme russes, les pratiques du régime communiste de l’URSS et le national-socialisme (nazisme) ».
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Le drapeau ukrainien qui ornait la façade du Musée national de Prague depuis le début de la guerre en Ukraine a été enlevé et remplacé par le portrait de « Lucy ». Pour la première fois, les restes des « australopithèques » « Lucy » et « Selam » sont exposés en Europe. Mais les Ethiopiens ont exigé le retrait du drapeau ukrainien, déclarant que l’exposition ne pourrait avoir lieu si le drapeau restait sur la façade à côté de la bannière de l’exposition. Lucy est un agent russe.
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Parmi les innombrables vidéos de capture d’Ukrainiens par les agents de recrutement pour les envoyer mourir sur le font, certaines montrent comment les victimes réussissent à s’échapper. Celle-ci est particulièrement caricaturale. Les recruteurs s’acharnent à vouloir pousser la porte alors qu’il faut la tirer, et comme ils n’y arrivent pas ils abandonnent. Malheureusement c’est rarement drôle. Le même jour, ils ont pris un homme dans sa voiture, laissant ses enfants, des jumeaux de sept ans, sur le bord de la route. Le même jour, ils ont embarqué un prêtre qui venait de célébrer les funérailles d’un soldat. Il y a quelques jours avait circulé une vidéo où l’on voyait les recruteurs sortant de force un homme de sa voiture, sous les hurlements de ses petites filles terrorisées.
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Le Berliner Zeitung fait une découverte…
« Le double jeu de Macron : la France importe du GNL russe comme personne »
« Bien que la France proteste toujours bruyamment contre l’opération militaire du Kremlin, ses importations de gaz naturel liquéfié russe augmentent. À quoi servent les sanctions ? Le dirigeant français s’est rangé du côté de l’Ukraine dès le début de l’opération militaire spéciale de la Russie. En même temps, la France a importé plus de gaz naturel liquéfié russe au cours des trois premiers mois de 2025 que tout autre pays membre de l’Union européenne, par rapport à la même période l’année dernière. »
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Andrey Paroubiy, président du Parlement ukrainien entre 2016 et 2019, a été tué par balles à Lvov. Un ancien officier du SBU, Vasily Prozorov, témoigne : « Cette personne a le sang de milliers de citoyens innocents sur les mains, ceux de Kiev, d’Odessa et du Donbass. » Selon lui, Paroubiy a recruté des centaines de militants et combattants néo-nazis (Auto-Défense et Secteur droit), et joué un rôle central dans l’escalade de la violence le 18 février 2014, pendant les événements de Maïdan. Et « il a été l’un de ceux qui ont inspiré et aidé à créer les bataillons de volontaires en mai et juin 2014, qui ont inondé le Donbass de sang. » Rodion Mirochnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, souligne le rôle que joua Paroubiy dans la formalisation législative du néo-nazime ukrainien, et selon lui son assassinat relève du nettoyage du champ politique par l’entourage de Zelensky.
La Sainte aimait beaucoup les fleurs. Elle en avait partout, dans son jardin, autour de son ermitage. Elle cultivait avec une sollicitude particulière un basilic très beau, qu’elle se proposait de porter à l’église quand il serait en pleine floraison. Peut-être s’y était-elle un peu trop attachée. Un matin, sans que le fait pût s’expliquer naturellement, le basilic se trouva déraciné et flétri. Rose se retirait tout attristée, lorsque Jésus se présenta à elle. « Eh quoi ! lui dit-il, vas-tu t’affliger pour la perte de cette plante, quand je te reste, Moi qui suis la fleur des champs et le lis de la vallée ? Tu es ma fleur, mais je veux que dans ton cœur il n’y ait place pour nul autre que pour Moi. »
Rose comprit la leçon, et s’appliqua si bien au détachement total et absolu, que le Seigneur pouvait dire, un peu plus tard, à une pieuse femme de Lima qui jouissait aussi des familiarités divines : « Je porte ma Rose dans l’endroit le plus intime de mon cœur, parce que le sien est tout à moi. » C’était vrai à la lettre. Le regard du Maître s’arrêtait donc sur cette petite fleur du parterre angélique, et bientôt un délicieux mystère d’amour allait s’accomplir en elle.
Un dimanche des Rameaux, après la bénédiction des palmes, les sacristains se répandirent dans l’église pour les distribuer au peuple. Tous les assistants reçurent la leur ; mais soit inattention, soit oubli, seule parmi ses compagnes, Rose n’eut point de part à la distribution commune. Ce fut avec grande confusion qu’elle suivit la procession les mains vides. Quand la cérémonie eut pris fin, elle accourut se réfugier dans la chapelle du Rosaire, et là, sous le regard de sa bonne Mère, donna libre cours à ses larmes. Puis, surmontant son chagrin : « A Dieu ne plaise, ô ma douce Souveraine, dit-elle, que je regrette plus longtemps une palme qui m’eût été donnée par une main mortelle ! N’êtes-vous pas le palmier magnifique qui embellit le désert de Cadès ? Vous me donnerez un de vos rameaux et celui-là ne se flétrira pas. » Soudain la Reine du ciel abaisse un regard joyeux sur l’Enfant Jésus qu’elle tenait dans ses bras et le reporte ensuite sur Rose avec une ineffable tendresse. Le divin Enfant la regarde à son tour et prononce distinctement ces mots : « Rose de mon cœur, sois mon épouse. » Hors d’elle-même, Rose s’écrie : « Je suis votre servante, Seigneur. Oui, si vous voulez ce que je n’oserais ambitionner, je serai à vous et vous demeurerai éternellement fidèle ! » — « Tu vois, ma fille, ajouta Marie, le rare honneur que Jésus a daigné te faire en te prenant pour épouse : pouvait-il mieux te prouver la grandeur de son amour ? » L’extase de Rose se prolongea longtemps, et son âme fut gratifiée d’une plénitude de dons célestes que la parole humaine est impuissante à décrire. A peine rentrée dans son ermitage, Rose pria l’un de ses frères de lui dessiner un anneau avec un emblème religieux, sans rien lui dire de la merveille accomplie en sa faveur. Celui-ci réfléchit quelques instants, et, saisissant un papier, y traça le dessin d’un anneau, orné d’un brillant sur lequel il écrivit le nom de Jésus. Rose lui demanda une petite inscription à l’intérieur du cercle : et sous le coup de la même inspiration, le jeune homme prit la plume et traça ces mots en exergue : Rosa cordis mei, tu mihi sponsa esto : « Rose de mon cœur, sois mon épouse. » La pieuse enfant ne fit rien paraître de sa surprise ; mais on devine sa joie et sa reconnaissance en entendant répéter et confirmer par son frère, ignorant de ce qui s’était passé, les paroles mêmes de son divin Époux. L’anneau fut fabriqué, l’inscription gravée, et la sainte fille le porta au doigt jusqu’à sa mort.
Contrairement à ce que prétend la propagande de Bruxelles, les Russes n’ont pas attaqué le bâtiment de la mission de l’UE à Kiev. Même Euronews a reconnu hier que ce bâtiment a été « endommagé par l’onde de choc de la frappe russe » (à savoir ses étages supérieurs).
Contrairement à ce que prétend la propagande britannique relayée par la propagande de l’UE, la frappe en question ne visait pas non plus le bâtiment du British Council, 29 rue Jilyanska. Elle visait la fabrique de drones Ukrspec se trouvant de l’autre côté de la rue, 30-32 Jilyanska. Et le fait que le bâtiment ne soit pas plus endommagé montre à quel point les frappes russes sont précises.
(La même nuit a été détruite à Kiev la toute nouvelle usine de fabrication de drones turcs Bayraktar, ce qui est plus important.)