1% de chance de pouvoir marcher

Il s’appelle Derick Hall. Il vient de remporter le Super Bowl avec son équipe de football américain de Seattle.

Il est né il y a 24 ans, à seulement 23 semaines de grossesse, avec un cœur qui ne battait pas. Les médecins lui donnaient une probabilité de 99% de ne jamais pouvoir marcher ou parler.

Derick Hall a créé la « Fondation 1% Â» qui soutient les bĂ©bĂ©s prĂ©maturĂ©s et leurs familles.

« Je suis lĂ  grâce au combat acharnĂ© menĂ© par ma mère pour sauver ma vie Â», dit-il.

Et sa mère : « Je suis une maman qui prie ; je crois en la prière, je crois que Dieu peut tout faire, et donc, vous savez, j’ai priĂ© et nous avons simplement essayĂ© de faire de notre mieux pour donner Ă  Derick les meilleures chances dans la vie. Â»

Saint Cyrille d’Alexandrie

Extrait de la Vie des Saints du site Foi orthodoxe.

Monastère de Râşca, Roumanie.

Pendant ce temps Nestorius, appuyé sur l’autorité impériale et par ses amis à la cour, tentait d’imposer ses idées dans la capitale par des menaces, par la corruption, des excommunications et des persécutions envers quiconque osait lui résister. La situation devint telle que le clergé orthodoxe supplia Théodose de réunir un concile œcuménique pour mettre fin au “scandale universel” de l’évêque de Constantinople. Mais par un tour habile ce fut l’hérétique qui obtint du souverain la convocation du Concile, à Éphèse pour la Pentecôte de l’année suivante (431), afin de juger saint Cyrille sur ses Anathématismes, taxés d’hérésie. Cyrille et Nestorius étant parvenus à Éphèse à la tête de suites imposantes, on attendit la venue de l’archevêque Jean d’Antioche et des évêques orientaux, que Nestorius avait acquis à sa cause, non pas sur le rejet du Théotokos, mais en leur envoyant les Anathématismes de Cyrille, qu’ils ne pouvaient lire, tirés de leur contexte, que comme une restauration de l’hérésie apollinariste. [Apollinaire de Laodicée soutenait que le Christ était Un, car le Verbe s’était, selon lui, uni à une humanité incomplète, en prenant la place de la partie intellective de l’âme (noûs).] Finalement on décida d’ouvrir sans eux la première session, le 22 juin 431. Saint Cyrille la présidait, au titre de remplaçant du Pape de Rome, dont les légats avaient eux aussi tardé. Après avoir fait lire le Symbole de Nicée, la lettre de Cyrille à Nestorius et la réponse de ce dernier, les quelques deux cents Pères présents proclamèrent la légitimité du Théotokos et déposèrent Nestorius, qui avait refusé à trois reprises de se présenter. Au sortir de l’église ils furent accueillis par les ovations d’une foule de fidèles attachés à la vénération de la Mère de Dieu, les femmes brûlant de l’encens sur leur passage. Dès leur arrivée à Éphèse, cinq jours plus tard, Jean d’Antioche et les siens, offensés de ce qu’on ne les avait pas attendus, se réunirent en concile, au nombre de quarante-trois évêques, et accusant Cyrille d’avoir renouvelé l’hérésie d’Apollinaire, ils prononcèrent sa déposition, sans autre forme de procès, ainsi que celle de Mémnon d’Éphèse.

Le Concile Œcuménique se trouva ainsi transformé en une lutte violente et passionnée entre deux partis qui essayaient de s’attirer la protection de l’empereur. Mal informé et éloigné, Théodose, après de vaines tentatives de réconciliation, fit arrêter Cyrille et Mémnon, tout en déclarant Nestorius hérétique, et il ordonna de dissoudre l’assemblée. Le seul résultat du Concile était d’avoir proclamé le bien-fondé du terme Théotokos et d’avoir procédé à la déposition de Nestorius, qui fut renvoyé dans son monastère d’Antioche, puis exilé en Lybie (435), où il mourut lamentablement. On se trouvait néanmoins devant une nouvelle et cruelle division. Au moment où l’Empire, menacé par les barbares, avait besoin de la plus grande cohésion, on ne voyait alors, sous prétexte d’attachement à la vérité, que querelles, anathèmes mutuels et désordres, qui exposaient la sainteté de l’Église à la raillerie de ses ennemis. Pendant les laborieuses tractations qui suivirent, saint Cyrille, qui avait regagné Alexandrie où le peuple l’avait accueilli triomphalement, manifesta non seulement son orthodoxie, mais aussi son humilité et l’abondance de sa vertu. Renonçant à demander justice des mauvais traitements qu’il avait endurés à Éphèse pendant son emprisonnement, il donna aux Orientaux des explications sur les Anathématismes, qui les avaient si fort touchés, précisant qu’ils ne visaient que les dogmes hérétiques de Nestorius, et il se déclara prêt à les corriger, à condition que Jean et son parti consentent à la condamnation de Nestorius. On parvint finalement à un accord, et les Orientaux envoyèrent à Cyrille une confession de foi, que celui-ci accueillit par une lettre aux accents de jubilation. Dans un esprit de paix, mais sans abandonner sa thèse fondamentale, il faisait de justes concessions à la terminologie traditionnelle d’Antioche, et souscrivait à la distinction qui y était faite des deux natures unies, sans confusion ni mélange, dans l’unique personne de Jésus-Christ. [«…le même consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l’humanité. Car de deux natures l’union s’est accomplie, c’est pourquoi nous confessons un Christ, un Fils, un Seigneur. En raison de cette union sans confusion, nous confessons que la sainte Vierge est Mère de Dieu (Théotokos), parce que le Dieu Verbe a pris chair et s’est fait homme, et, dès l’instant de sa conception, s’est uni le temple pris d’elle » cité dans la lettre 39 (PG 77, 177).]

Cet Acte d’Union (avril 433), quoiqu’il ne soit pas une dĂ©cision du Concile, est pourtant considĂ©rĂ© comme la profession de foi du Troisième Concile Ĺ’cumĂ©nique et la règle de l’Orthodoxie. Il rĂ©futait Ă  l’avance les propositions hĂ©rĂ©tiques d’Euthychès et des monophysites, qui se rĂ©clameront des Ă©crits de saint Cyrille pour soutenir que la nature humaine du Christ a Ă©tĂ© comme “absorbĂ©e” par la divinitĂ© ; et le Concile de ChalcĂ©doine (451) ne fera qu’en reprendre et en prĂ©ciser les termes essentiels.

A Iekaterinbourg

Le 8 février en Russie c’est la fête des « nouveaux martyrs et confesseurs de l’Eglise russe ». Une très solennelle divine liturgie a été célébrée en la cathédrale « sur le sang » de Iekaterinbourg, dédiée à la famille impériale martyre. On voit le drapeau de la Russie tsariste à droite de l’entrée, à 17’16.

La divine liturgie Ă©tait cĂ©lĂ©brĂ©e par le mĂ©tropolite Cyrille de Stavropol, avec le mĂ©tropolite de Iekaterinbourg, cinq autres Ă©vĂŞques et une nuĂ©e de prĂŞtres et de diacres (et un chĹ“ur d’enfants et un chĹ“ur mixte de grande qualitĂ©, mĂŞme si la polyphonie est très occidentalisĂ©e).

Le mĂ©tropolite Cyrille, qui est aussi le prĂ©sident du ComitĂ© synodal de l’Église orthodoxe russe pour la coopĂ©ration avec les Cosaques, venait d’Orenbourg, oĂą il a prĂ©sidĂ© une rĂ©union avec les reprĂ©sentants des communautĂ©s cosaques et les atamans des divisions de l’armĂ©e cosaque d’Orenbourg ainsi que l’ataman de la SociĂ©tĂ© cosaque panrusse.

On remarque que le mĂ©tropolite de Stavropol, après avoir bĂ©ni l’assemblĂ©e pendant le Trisagion, le dit en grec (Ă  54’, l’Ă©vĂŞque suivant chante en grec « Seigneur, Seigneur, regarde du ciel ; et vois ; et visite cette vigne et restaure-la, elle que ta droite a plantĂ©e », et le chĹ“ur reprend le Trisagion en grec, comme c’est souvent le cas dans les liturgies solennelles).

Sexagésime

Du livre de saint Ambroise sur Noé et l’Arche, au deuxième nocturne du bréviaire monastique.

On nous dit que le Seigneur fut irritĂ©, car bien que Dieu eĂ»t pensĂ©, c’est-Ă -dire eĂ»t su, que l’homme, placĂ© en ce bas monde et chargĂ© du poids de la chair, ne peut ĂŞtre sans pĂ©chĂ© (car la terre est comme un lieu de tentation et la chair comme un appât de corruption), cependant les hommes ont un esprit douĂ© de raison et une force d’âme infuse Ă  leur corps, et ils avaient dĂ» Ă©carter toute rĂ©flexion, pour se prĂ©cipiter dans une dĂ©chĂ©ance d’oĂą ils ne voulaient pas revenir. Dieu ne pense point Ă  la manière des hommes, en sorte qu’un sentiment nouveau puisse succĂ©der pour lui Ă  une opinion prĂ©cĂ©dente, il ne s’irrite pas non plus comme s’il Ă©tait sujet au changement ; mais ces expressions se trouvent dans l’Écriture afin de marquer la malice de nos pĂ©chĂ©s, qui a mĂ©ritĂ© la disgrâce divine. C’est comme si l’écrivain sacrĂ© nous disait que nos fautes sont montĂ©es jusqu’à un tel excès qu’elles ont mĂŞme paru provoquer Dieu Ă  la colère, tout incapable qu’il soit, par sa nature, d’être Ă©mu de colère, de haine ou de quelque autre passion.

De plus, Dieu menace d’exterminer l’homme : « J’exterminerai, dit-il, depuis l’homme jusqu’aux animaux, depuis le reptile jusqu’aux oiseaux du ciel. Â» En quoi les crĂ©atures dĂ©pourvues de raison avaient-elles offensĂ© Dieu ? Elles n’avaient point pĂ©chĂ©, mais comme elles Ă©taient faites pour l’homme, il Ă©tait logique que leur destruction suivĂ®t celle de l’homme Ă  cause de qui elles avaient Ă©tĂ© créées, du moment que celui-ci n’existerait plus pour s’en servir.

Dans un sens plus Ă©levĂ©, ce passage nous manifeste ceci, que l’homme possède une intelligence capable de raison. L’homme se dĂ©finit en effet un animal vivant, mortel et raisonnable. Quand ce qu’il y a de meilleur en l’homme vient Ă  s’éteindre en lui, le sens s’éteint aussi ; il n’y a plus rien en lui Ă  sauver, lorsque le fondement du salut, qui est la vertu, fait dĂ©faut.

C’est pour condamner les autres hommes et nous manifester la bontĂ© divine, que l’Ecriture nous dit que NoĂ© a trouvĂ© grâce devant Dieu. On voit en mĂŞme temps que l’homme juste n’est point noirci par les crimes des pĂ©cheurs, puisque NoĂ©, loin de pĂ©rir, est rĂ©servĂ© pour ĂŞtre le père de toute une race. Il est louĂ©, non pas Ă  cause de la noblesse de sa naissance, mais Ă  raison du mĂ©rite de sa justice et de sa saintetĂ©. Ce qui fait la race de l’homme de bien, c’est la noblesse de ses vertus. Les familles humaines sont ennoblies par la noblesse de leur race, celle des âmes leur vient de leurs vertus. Une famille est illustre par la splendeur de sa race ; c’est l’éclat des vertus qui, de sa grâce, illustre les âmes.

*

• La mission de Noé.

• L’introĂŻt.

• Le graduel.

• Le trait.

• L’offertoire.

• La communion.

• La protection de saint Paul.

• Le spermologos.

• Seminat seminare semen.

• Le sermon de saint Grégoire le Grand.

Au bord des fleuves de Babylone

La liturgie byzantine chante solennellement le psaume 136 aux matines des deuxième, troisième et quatrième dimanches d’avant-carême. Donc pour la première fois ce soir ou demain matin (dimanche du fils prodigue). Voici la version du monastère des Grottes de Kiev, qui vient de la mettre en ligne. On remarque que la déploration s’accompagne d’alléluias à la fin de chaque verset, ce qui est requis par les rubriques.

Au bord des fleuves de Babylone, nous nous sommes assis et avons pleurĂ©, quand nous nous sommes souvenus de Sion. Sur les saules au milieu nous avons suspendu nos instruments, car lĂ , ceux qui nous avaient capturĂ©s nous ont interrogĂ©s sur les paroles des chants et ceux qui nous avaient emmenĂ©s nous ont demandĂ© de chanter : « Chantez-nous les chants de Sion ». Comment chanterions-nous les chants du Seigneur sur une terre Ă©trangère ? Si je t’oublie, JĂ©rusalem, que ma main droite m’oublie ! Que ma langue s’attache Ă  mon palais, si je ne me souviens pas de toi, si je ne place pas JĂ©rusalem au principe de ma joie. Souviens-toi, Seigneur, des fils d’Édom au jour de JĂ©rusalem, qui disaient : « Rasez, rasez jusqu’Ă  ses fondations ». Fille de Babylone, malheureuse ! Heureux celui qui te rendra la pareille, comme tu nous as rendu la pareille ; heureux celui qui saisira et brisera tes enfants contre le roc.

(La peinture est du Français James Tissot. C’est celle qui a Ă©tĂ© choisie aussi par le site Miloserdie.ru – misĂ©ricorde – sur la page qui explique l’emploi de ce psaume.)