De la Sainte Vierge le samedi

Mosaïque de Sainte-Sophie de Constantinople.

Sit vobis tamquam in imágine descrípta virgínitas vitáque beátæ Maríæ, de qua, velut in spéculo, refúlget spécies castitátis et forma virtútis. Hinc sumátis licet exémpla vivéndi, ubi tamquam in exemplári, magistéria expréssa probitátis, quid corrígere, quid effúgere, quid tenére debeátis, osténdunt. Primus discéndi ardor nobílitas est magístri. Quid nobílius Dei Matre? Quid splendídius ea, quam splendor elégit? Quid cástius ea, quæ corpus sine córporis contagióne generávit? Nam de céteris eius virtútibus quid loquar? Virgo erat non solum córpore, sed étiam mente, quæ nullo doli ámbitu sincérum adulteráret afféctum.

Contemplez, comme une image dessinée devant vous, la virginité et la vie de la bienheureuse Marie. Comme en un miroir, y resplendit, éclatant, un exemple de chasteté, un modèle de vertu. Vous trouverez là les normes de votre conduite et, comme tracés d’avance pour vous, de clairs enseignements de vie irréprochable qui vous diront ce qu’il faut corriger, éviter, observer. Le meilleur stimulant pour apprendre, c’est l’excellence du maître. Or, qui est plus excellent que la Mère de Dieu ? Qui est plus splendide qu’elle ? La splendeur elle-même l’a choisie. Qui est plus chaste qu’elle ? Son corps a enfanté sans commerce charnel. Et que dire de ses autres vertus ? Vierge, elle l’était, non seulement dans son corps, mais aussi dans son âme, où nul fourbe calcul n’a jamais corrompu la pure vigueur de l’amour.

Saint Ambroise, Des vierges, II, 2, leçon des matines.

L’argent par les fenêtres

Le Conseil de l’UE a décidé d’allouer 3,2 milliards d’euros à l’Ukraine. « Ce financement vise principalement à renforcer la stabilité macrofinancière de l’Ukraine et à soutenir le fonctionnement de son administration publique ».

Bref ce sont les contribuables de l’UE qui paient les fonctionnaires ukrainiens.

Il s’agit du « quatrième versement régulier de l’aide au titre du dispositif de l’UE pour l’Ukraine », qui se montera à 50 milliards en tout.

Je voyais hier une vidéo de la chaine YouTube « Videos from Mariupol » (ne pas confondre avec « Mariupol Video » dont j’ai souvent parlé, intitulée « Comment l’Ukraine a-t-elle développé Marioupol ? » Cette vidéo rappelle ce que j’avais oublié : l’UE n’a pas cessé d’inonder l’Ukraine d’argent pour l’acheter. On pense toujours aux Américains, la famille Biden, Victoria Nuland, Lindsay Graham, etc. Mais l’UE y était aussi. L’auteur de la vidéo rappelle que Marioupol se souleva contre le joug ukrainien en 2014, comme tout le Donbass, mais fut reprise par l’armée ukrainienne et placée sous le joug des nazis d’Azov. Il souligne que le gouvernement de Kiev n’a jamais rien fait pour rénover la ville, qui était toute grise et délabrée, hormis cinq endroits, entièrement refaits grâce aux subventions de l’UE (la « Banque pour la reconstruction et le développement ») mêlées à des dons de l’oligarque qui tenait économiquement la ville.

Près de la place de la Liberté, où les colombes représentent toutes les régions ukrainiennes donc aussi celles du Donbass, la « cloche de la paix ». C’est écrit en ukrainien et en anglais, dans une ville entièrement russophone. De même, l’hôtel de ville, incendié en 2014, fut recouvert d’une bâche clamant que Marioupol c’est l’Ukraine, en ukrainien et en anglais… Avant que l’UE se décide à restaurer l’hôtel de ville…

La dictature australienne

En 2019, le Dr Jereth Kok, médecin généraliste à Melbourne, a vu sa licence médicale suspendue pour avoir publié 54 textes « controversés » sur les réseaux sociaux concernant l’idéologie LGBT, l’avortement, et la « pandémie ». Le tribunal civil et administratif de Victoria vient de confirmer l’interdiction d’exercer, par un jugement de… 775 paragraphes.

On lui reproche d’avoir qualifié l’avortement de « massacres de bébés », les avorteurs de « bouchers », l’inversion sexuelle de « désordre », la chirurgie d’affirmation de genre de « boucherie médicale » et de « défiguration stérilisante pour les jeunes corps en bonne santé », d’avoir dénigré les gens qui obéissaient à la dictature covidienne totalitaire comparée aux nazis et aux talibans…

Il paraît que tout cela, qui est pourtant vrai, « viole les normes du Conseil des médecins ».

Lyle Shelton, directeur national de Family First, a qualifié la décision du tribunal d’injustice flagrante et d’atteinte glaçante à la liberté d’expression : « Le Dr Kok n’a porté préjudice à aucun patient. Son seul « crime » a été d’exprimer ses opinions en ligne, souvent satiriques ou chrétiennes, et pour cela, il a été condamné à la perte de sa carrière médicale. »

L’affaire doit être renvoyée devant le tribunal pour une « mention administrative » (?) en septembre. Et le Dr Kok devrait faire appel.

Cinq mois après…

Le 8 mars dernier, l’armée russe frappait un grand coup dans la région de Koursk. Quelque 600 soldats sortirent d’un gazoduc, au nord-est de Soudja, prenant à revers les troupes ukrainiennes. Ils avaient parcouru 15 km dans un gazoduc de 1,4 m de diamètre, qui avait été préparé pendant trois semaines.

Dans un premier temps, les Ukrainiens avaient nié, comme d’habitude. Mais la publication de photographies et de vidéos les obligea à changer rapidement de réaction. Ils déclarèrent alors qu’en effet des soldats russes étaient passés par un gazoduc, mais que les soldats ukrainiens les attendaient et qu’ils furent massacrés sur place.

En réalité les observateurs honnêtes notèrent une grande confusion dans les rangs ukrainiens qui étaient attaqués de deux côtés à la fois, et il est indéniable que Soudja, la seule ville prise par les Ukrainiens, en août 2024, fut libérée par l’armée russe quatre jours après l’opération gazoduc…

Naturellement les gazettes occidentales avaient repris la propagande ukrainienne, ironisant sur ces « héros » russes qui avaient été envoyés au « massacre » par des chefs inhumains.

Or voici que, cinq mois plus tard, le commandant en chef des armées ukrainiennes, Alexandre Syrsky, a reconnu à la télévision ukrainienne que l’opération avait eu lieu et avait eu de dramatiques conséquences pour les Ukrainiens :

« Nous avions des renseignements indiquant qu’ils pourraient utiliser des gazoducs. Nos forces ont reçu l’ordre de les contrôler et de surveiller les zones où les soldats ennemis pourraient remonter à la surface. Pourtant, nous avons dû rater quelque chose, ou peut-être ne nous attendions-nous pas à une telle audace. »

Et d’ajouter discrètement que cette opération a compliqué le retrait des forces ukrainiennes de la région de Koursk. Retrait qui n’était pas du tout dans les intentions ukrainiennes, et que Zelensky continue de nier…

Gagaouzie

Le parlement de Gagaouzie (Assemblée du peuple ») a voté une résolution qui dit notamment :

« Nous rejetons catégoriquement et ne reconnaissons pas le verdict du 5 août 2025 contre la chef de la Gagaouzie, Evguenia Gutsul. Nous considérons qu’il a été rendu hors du cadre de la légalité et de la justice. Nous considérons ce verdict comme politiquement motivé et anti-gagaouze, visant à destituer la chef de l’autonomie légalement élue. »

Les autorités de l’autonomie déclarent que la décision de justice a été prise « sous la pression politique » du parti au pouvoir à Chisinau. La résolution qualifie la persécution d’Evguenia Gutsul de tentative de « supprimer l’autonomie de la région et de réprimer la volonté de sa population ».

Le Parlement et le Comité exécutif réaffirment la légitimité des pouvoirs de Gutsul à la tête de l’autonomie : « Le mandat du chef de la Gagaouzie ne peut être résilié de manière anticipée que dans le strict respect du Statut gagaouze et de la loi de la République de Moldavie sur le statut juridique spécial de la Gagaouzie. Toute tentative de destitution du chef de la Gagaouzie en dehors du cadre légal, y compris par des décisions de justice fabriquées de toutes pièces, constitue une violation flagrante de la volonté du peuple gagaouze et une atteinte à son droit de former son propre gouvernement. »

Evguenia Gutsul, mère de deux jeunes enfants, a été condamnée à sept ans de prison pour irrégularités de financement de campagne, dans le cadre du grand ménage moldave-UE pour les prochaines élections.